rge - gras

 

   ACTUS     

ou 

Des Pavés dans la Mare  

1* 2* 3 * 4 *5 * 6* 7 * 8

 

1. Sacco et Vanzetti         2. Hey Manu ? 3.  Le Clan des 70
5. Notre Drame 6. Quand la Poste...
7. Les  nationales 8. L'Appel de C. Tillon 9. Une nuit aux Urgences 
10. We want to be  Free 11. J'ai ... Non , RIEN ! 12.  359 "oubliées"
13. Honte et la haine 14. Lenine réveille-toi ...  



 14. Lénine réveille-toi, ils sont devenus fous ! 

Le Parlement européen a l'intention d'interdire les symboles communistes. Dans une résolution votée le 19 septembre dernier, l'institution condamne "toute démonstration et toute propagation d'idéologies totalitaires", peut-on lire  dans La Dernière Heure.

Dans le texte abordant la question de "l'importance de la mémoire européenne pour l'avenir de l'Europe" le Parlement européen rappelle "que les régimes communistes et nazi sont responsables de massacres, de génocide, de déportations, de pertes en vies humaines et de privations de liberté d'une ampleur sans précédent dans l'histoire de l'humanité, qui auront à jamais marqué le XXe siècle". Les parlementaires  Européens condamnent "sans réserve les actes d'agression, les crimes contre l'humanité et les atteintes aux droits de l’homme à grande échelle perpétrés par les régimes totalitaires nazi, communistes et autres."

Toujours dans la même résolution, le Parlement européen "condamne toute démonstration et toute propagation d'idéologies totalitaires, telles que le nazisme et le stalinisme, dans l'Union européenne" et se dit “préoccupé par le fait que des symboles de régimes totalitaires continuent à être utilisés dans les espaces publics et à des fins commerciales, tout en rappelant qu'un certain nombre de pays européens ont interdit l'utilisation de symboles nazis et communistes."

Jean-Marie Chauvier, journaliste belge spécialiste de l'ex-URSS et de la Russie, témoigne de ses réserves auprès du quotidien : "Cette résolution est très radicale, elle constitue une rupture avec une façon de voir l'histoire qui était établie depuis l'après-guerre qui considère que l'Allemagne est l'agresseur (...) Le régime de Staline était brutal et violent mais n'avait pas le projet d'exterminer des Juifs, des Tsiganes et des malades mentaux", poursuit le spécialiste.

Si cette résolution a un effet avant tout symbolique, elle pourrait, selon le journaliste, créer un climat qui pourrait conduire à une série d'interdictions.

... Pas de doute,  ils voudraient imposer une révolution  dans nos esprits et... nos placards !

(FvE - Source : La Dernière Heure -


 13. Honte sur un plateau 

                    Texte: Mouloud AKKOUCHE de Médiapart
                                    Illustrations + NB 2:  SVPat

 

                La honte et la haine en plein réfectoire. Double H sur mon plateau. Les autres de la cantine me matent. Ils voient bien mon assiette. Sûr que tous les  regards se sont posés dessus. Mes parents me mettent vraiment dans la merde. Encore. Cette fois c'est la pire car je peux pas me planquer. Mais je sais bien qu'ils le font pas exprès. Tous les deux essayent plein de trucs pour que ça aille moins mal. Toujours à courir pour qu'on plonge pas complètement. Chaque fois qu'y a un truc qu'est réparé c'est un autre truc qui déconne. Les emmerdes font la queue comme à la CAF. Jamais de répit pour souffler. Comme si on était dans un TGV à emmerdes qui peut plus s'arrêter. Je le sais bien mais je peux pas m'empêcher de leur en vouloir. Pourquoi y m'ont fait venir dans ce putain de monde s'ils pouvaient pas s'occuper de moi ? J'ai rien demandé. La planète pouvait se passer de moi.

        Que du pain et de l'eau sur mon plateau. En plus un jour où y a des frites au collège. Qui a décidé ça ? Le principal ? Le maire ? Un ministre? Le président de la République ? Tous ensembles ? J'ai l'impression que tous les yeux du pays me regardent. Les miens sont au fond de mon assiette. Je la mate tellement que je vois plus rien. Plus que mon histoire et celle de mes parents dedans. Trop la honte. Surtout pas croiser le regard de mes potes. Et encore plus de Sophie assis à une table de l'autre côté du réfectoire. Je mange d'habitude avec elle et les potes. Toujours à la même table. Ce midi, je me suis mis avec des élèves que je connais pas. Le plus loin de Sophie. J'espère qu'elle croit pas que je lui fais la gueule. « Chiale pas mon p'tit fils. Surtout quand t'es dans la merde. Lève la tête et souris. Les larmes c'est un trésor qu'il faut pas dépenser n'importe comment. Et pas avec n'importe qui. » Facile à dire Papy. Toi t'es mort et personne te voit bouffé de honte comme moi. J'ai toujours été fort. Jamais chialé devant les autres. Mais là j'en peux plus. Trop mal, trop honte, trop les boules... Que du trop sur le cœur.

      Sûr que c'est le chef cuistot. Il a voulu m'humilier devant tout le collège. Lui y sait que mes parents payent pas la cantine. C'est le chef en cuisine. Ceux qui bossent au réfectoire sont obligés de lui obéir. Le principal et les gens des bureaux ? Je crois pas. Eux sont de genre sympas avec nous. «Madame, on a décidé de ne pas transmettre votre dossier au contentieux. Mais il faut essayer de trouver une solution. Nous ne pourrons pas toujours vous couvrir. Mais on sait que vous n'êtes pas de mauvaise foi. Nous avons de plus en plus de cas comme vous.». J'étais dans le couloir et j'ai tout entendu. Maman est sortie du bureau. Elle m'a souri. « C'est arrangé mon fils. Plus aucun souci à te faire. Passe une bonne journée mon chéri.». Elle m'a regardé comme si elle était la reine du monde. Trump, Macron, Poutine, et tous les grands de la planète lui obéissaient. Une vraie reine toujours souriante. J'ai rien dit. Pourquoi lui rajouter de la peine ? Si heureuse de me dire qu'elle avait réglé le problème.

    Deux jours après, j'ai vu le chef cuistot. De temps en temps, il vient voir le service. Il avait rigolé avec le pote qui était juste devant moi. Son visage a changé en me voyant. Un sale regard quand j'ai posé mon assiette sur le plateau. On était face à face. J'ai pas baissé les yeux. Il a fait semblant de pas me voir et il est allé parler avec le gars qui était derrière moi. Pour se marrer aussi avec lui. Sûr que c'est cet enculé qui a demandé qu'on me donne que du pain et de l'eau. Une des femmes de la cantine m'a tendu un plateau tout préparé. J'ai bien vu qu'elle était pas contente de le faire. Elle aussi elle avait honte. Pas la même que la mienne. Mais j'ai senti qu'elle détestait ce qu'elle faisait. Son fils est aussi au collège. On se connaît depuis l'école primaire. Nous sommes du même quartier. Elle osait pas me regarder et me dire bon appétit comme elle dit tous les jours à tout le monde. Mais ça aurait fait bizarre avec ce qu'elle venait de me donner à manger. Pas de sa faute.

    Comme c'est pas la faute de mes darons. Je sais bien tout ça. Mais de le savoir change rien. Que de l'eau et du pain sur ce plateau de merde. Ils auraient pu au moins me faire manger à l'écart. Ou avant ou après les autres. Ils savent bien que tout le monde va le mater mon plateau. Je vais le balancer à la gueule du chef cuistot et me casser de ce collège. Plus jamais y refoutre les pieds. Sophie se souviendra au moins de mon geste. « Quand tu as mal dedans, là où tu ne sais pas tout ce qui se passe, et que tu es très en colère, va d'abord te planquer pour écouter ton cerveau. Peut-être la minute qui évitera la connerie qu'on regrette toute une vie. ». Papy le savait bien. Il avait passé un an en prison pour avoir cassé la gueule à à un chef de service qui avait mis la main au cul de Mamie. Papy, si tu me vois de la haut, t"inquiète pas, je vais pas la faire la connerie. Pas en plus faire ce cadeau à l'autre enculé de chef cuistot. Mais je voudrais te demander quelque chose. À qui c'est la faute alors ?

     Je me lève et cours aux chiottes. La tête baissée pour que personne voit mes yeux. Avec plein de larmes en consigne dans mes paupières. Je pensais pas que je pouvais en avoir autant. Mes yeux se vident d'un coup dès que je ferme la porte. Qu'est-ce que ça fait du bien. Comme si la honte et tout le reste coulaient sur mes joues. Mais sûr qu'il en reste dedans. Pas des trucs qui partent comme ça. Peut-être que ça part jamais. La honte comme un tatouage à vie sous sa peau. Rester aux chiottes jusqu'à la fin du repas ? Je crois que vais le faire. Assis sur la cuvette pendant qu'ils bouffent. De toutes façons le pain, l'eau, les frites, et tout ce qu'y a dans les assiettes finira ici. Ou dans d'autres chiottes. « Y peuvent faire ce qu'ils veulent mais jamais me faire un deuxième trou du cul. ». Maman a engueulé Papy quand il a dit ça à table. Elle aime pas les gros mots. Sa honte à elle de son papa? Pourtant il a pas tort. On est tous pareils. Sauf moi aujourd'hui.

    Mes potes le savent-ils ? Et Sophie ? Je pourrais plus la regarder dans les yeux si elle l'apprend. Je préfère arrêter direct notre histoire. Hors de question qu'elle me mate comme on fait avec les cloches dans la rue. Plutôt crever que de croiser un regard de pitié de Sophie. Je lui parle jamais de nos emmerdes à mes parents et moi. Ces trucs ça reste à la maison. Quand j'arrive au collège, je change de visage et planque tout. Deux masques par jour. Pas envie de faire comme certains qu'y arrêtent pas de pleurnicher. Se lamentant pour n'importe quoi. Chacun fait comme il peut. Moi je sais que j'ai deux vies. Au collège et à la maison. Maman doit faire ça aussi au boulot. Elle est pas du genre à étaler ses merdes pour de vrai ou sur une page FB. Papa peut-être plus. Il est moins fort que Maman. Lui est pas le roi du monde. Contrairement à Maman qui a peur de personne. Alors que Papa baisse souvent les yeux.

    Pourquoi avoir honte après tout ? J'y suis pour rien. Pas moi qui ai décidé de naître pauvre. Je vais pas rester enfermé comme un naze dans ces chiottes. Faut que je retourne à ma place. La tête haute. Le premier qui me regarde mal ou lance une vanne, direct mon poing dans la gueule. Tant pis si je me fais virer. Incroyable. J'arrive pas à lever ma tête. Comme si un poids invisible m'obligeait à regarder le lino. Lève-la tête mec ! Impossible. Première fois que ça m'arrive ce truc. Comme si quelqu'un avait piraté mon cerveau pour m'obliger à baisser la tête. Je marche vite. Mon T-Shirt est trempé de sueur. On doit voir les taches dessus. En plus de la honte, une putain d'odeur. Pourquoi ça tombe sur moi toute cette merde ? Je m'assois à ma place. Sans regarder les autres à table.

    Incroyable. Sûrement une hallu'! Y a des frites et du poulet dans mon assiette. Je ferme les yeux et les rouvre. Même assiette. Qui a bien pu la remplir ? Je lève la tête. L'un de mes voisins ? Mes potes ? Sophie ? Les femmes et hommes de service de la cantine ? Un prof ? Qui a fait ça ? Tous sont au courant qu'on peut pas payer la cantine. Une montée de boules. Rien à foutre de leur pitié. Je pousse l'assiette. Jamais de la vie j'y toucherai. «Faut jamais refuser un beau geste. Mais pas à n'importe quel prix. Ne jamais oublier de rendre un jour la monnaie de la pièce à quelqu'un qui est dans la merde. » Papy me disait ça souvent. Avec lui c'était long quand on traversait la ville. Il parlait à tout le monde. «Tu crois qu'on roule sur l'or nous peut-être.». Mamie l’engueulait parce qu'il donnait toujours de l'argent aux mecs dans la rue. Un jour, je ferai comme Papy. Rendre la monnaie d’une pièce. Parce qu’on doit tous quelques chose à quelqu’un. Moi je crois que c’est Sophie. Elle me donne tous les jours. Mais moi aussi je lui donne à Sophie. On est bien ensemble.

    Gâche pas la nourriture, me répète Maman. Une des rares choses avec la propreté où son sourire peut se transformer en des yeux noirs. Pareil quand elle voit une injustice à la télé ou dans la rue. Reine et révoltée. Maman et Sophie se ressemblent. Elles ont jamais honte ni peur. Qu'est-ce que j'aimerais être comme toutes les deux. Debout même quand ton cœur est KO. Y en a qui se lèvent de table. Bientôt la fin du service. J'ai plongé ma main dans les frites. Les meilleures de ma vie. Elles ont lavé toute la honte de mon corps. Pareil pour le poulet qui a calmé ma colère. J'ai mangé et je suis allé rejoindre mes potes et Sophie. Elle m'a pris la main. Et on a traversé tous les deux le réfectoire.

 Le chef cuistot me fait un clin d’œil.

NB:  Une fiction inspirée d'une réalité très récente dans un village de FrancePas que des cantines à 200 euros le menu dans ce pays.  Avec ou sans notes de frais. Pas tous les mêmes plateaux dans les cantines de la République.

17 septembre 2019.

NB  2  de SVPat: Moi j'ai honte pour ce maire LR qui ose de plus se justifier en déclarant: " Je les ai fait manger ( l'eau et le pain) dans une salle à part..." et d'ajouter: " les lois sont faites pour protéger ceux qui ne payent pas" (Pensait-il aux homards et au champage de l'Ex-Ministre François de Rugy ? )

 

12. 359 ... oubliées !


      359 écoles rurales ont définitivement fermé leurs
 portes à la rentrée 2019.

         Des fermetures perçues comme un drame pour certains maires. car l’école rurale, c'est d'abord un vecteur de lien social dans les villages..


Les oubliés

Paroles : Gauvain Thibaut Sers




Devant le portail vert de son école primaire
On l'reconnaît tout d'suite
Toujours la même dégaine avec son pull en laine
On sait qu'il est instit
Il pleure la fermeture à la rentrée future
De ses deux dernières classes
Il paraît qu'le motif c'est le manque d'effectif
Mais on sait bien c'qui s'passe

On est les oubliés
La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet d'leurs soucis

À vouloir regrouper les cantons d'à côté en 30 élèves par salle
Cette même philosophie qui transforme le pays en un centre commercial
Ça leur a pas suffit qu'on ait plus d'épicerie
Que les médecins se fassent la malle
Y a plus personne en ville, y a que les banques qui brillent dans la rue principale


On est les oubliés

La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet d'leurs soucis

Qu'il est triste le patelin avec tous ces ronds-points

Qui font tourner les têtes
Qu'il est triste le préau sans les cris des marmots
Les ballons dans les fenêtres
Même la p'tite boulangère se demande c'qu'elle va faire
De ses bon-becs qui collent
Même la voisine d'en face elle a peur, ça l'angoisse
Ce silence dans l'école

On est les oubliés
La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet d'leurs soucis

Quand dans les plus hautes sphères couloirs du ministère
Les élèves sont des chiffres
Y a des gens sur l'terrain, de la craie plein les mains
Qu'on prend pour des sous-fifres
Ceux qui ferment les écoles, les cravatés du col
Sont bien souvent de ceux
Ceux qui n'verront jamais ni de loin ni de près
Un enfant dans les yeux

On est les oubliés
La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet de leur soucis

On est troisième couteau

Dernière part du gâteau
La campagne, les paumés
On est les oubliés

Devant le portail vert de son école primaire
Y a l'instit du village
Toute sa vie, des gamins
Leur construire un lendemain
Il doit tourner la page

On est les oubliés



11. J'ai ... Non, rien !

Deux, trois infos, cet été, qui résument un peu où l’on en est.

A la mi-juillet, une étude menée par l’IFOP pour l’Unat (Union nationale des associations de tourisme) et la Fondation Jean Jaurès indique que 65 % des Français avouent avoir renoncé à prendre des vacances pour des raisons financières et 4 sur 10 de manière répétée. Pour 61 % des « gilets jaunes », ce renoncement est même devenu la norme. Le tourisme populaire semble se réduire comme peau de chagrin, adieu les campings pas chers. L’étude s’interroge sur « la fin des vacances pour tous ».

L’autre info, tombée début août, parle de la nouvelle suite, intitulée Belle Etoile, qui vient de s’ouvrir au Meurice, palace parisien de la rue de Rivoli. 620 m², quatre chambres, terrasse avec vue à 360°, salon cinéma et lits king size. Le prix de la nuit ? 25 000 euros. On répète : ni 250, ni 2 500 mais 25 000 euros. Remarquez, on peut faire encore mieux : toujours pour une nuit, ce sera 29 000 euros au Plazza Athénée et 32 000 (avec un petit dîner privé, il est vrai) au Mandarin oriental.

 Enfin dans la vie des Riens: des yeux écarquillés face à l’océan, des bouilles émerveillées, des cris de joie et une bonne dose de solidarité. Ce matin, 21 août 2019, 4 000 petits Franciliens monteront dans le bus, sac à dos sur les épaules et casquette vissée sur la tête,...direction la plage de Deauville. Créée il y a quarante ans, la Journée des oubliés des vacances organisée par le Secours populaire est devenue une véritable institution.

Des infos emblématiques de ces temps macroniens.



10. We want to be free

« One, two, three, viva l'Algérie ! »


Ce slogan a une longue histoire :

 

Une histoire qui date de la Guerre d'Algérie : en 1958, le FLN crée une proto-équipe nationale en demandant aux joueurs algériens de l'équipe de France de ne plus jouer pour les Bleus mais pour une équipe siglée FLN .

Pour les accompagner autour du monde, on demande aux supporters de crier en anglais : « We want to be free, viva l'Algérie », c'est-à-dire « Nous voulons être libres, vive l'Algérie ». Sauf que, le niveau d'Anglais des fans algériens aidant, ce slogan est vite devenu « want to free, Viva l'Algérie »; puis celui qu'on connait, « One, two, three, viva l'Algérie ».

En Algérie, d'autres observateurs font remonter l'origine du chant à plus tard.

Plus précisément au 3 mai 1974. Ce jour là, l'Algérie affronte en match ami- cal le mythique club anglais de Sheffield United. Une confrontation disputée au Stade Bouakeul d'Oran au cours de laquelle les Fennecs parviennent à l'emporter sur le fil 3 à 1. Dans le stade, les supporters repren- nent alors en chœur le chant "One, Two, Three", comme un écho aux trois buts algériens signés Elkedrouci, Lalmas et Belbahri. Mais ce n'est peut- être pas la seule raison. Le public algérien aurait également souhaité répondre de cette façon au "Un, deux, trois, vive le Roi", scandé à l'époque par les Marocains lors de la crise du Sahara occidentale.


9. Une nuit aux Urgences

« J'ai vécu la réalité... » : pourquoi le député Alain Bruneel a passé six heures incognito sur un brancard aux urgences

 Crédit Photo : AFP 

 

Alain Bruneel, député (PCF) du Nord, s'est infiltré incognito une partie de la nuit aux urgences du centre hospitalier de Douai afin de se rendre compte de la réalité vécue par les patients et les professionnels de santé. « Une grande découverte », confie-t-il au « Quotidien ». 

LE QUOTIDIEN : « Comment vous êtes-vous présenté aux urgences ?

Alain BRUNEEL : Il y a trois semaines, je suis allé saluer les grévistes des urgences de Douai, en grève après l'agression d'une infirmière et par rapport au manque d'effectifs. J'avais prévu de revenir incognito comme patient à une date inconnue...

Et je suis venu le vendredi 28 juin ! Je suis arrivé 21h30. J'ai été reçu par l'agent administratif, à qui j'ai dit que j'avais des maux de ventre. Il a créé un dossier et la porte des urgences s'est ouverte. Je me suis retrouvé dans une salle d'attente. Dix minutes après, une infirmière a pris ma tension, ma température, mon pouls, m'a demandé où et à quel point j'avais mal. On m'a installé dans un brancard en me disant qu'il y aurait trois heures vingt d'attente pour voir le médecin.

À 22h58, on m'a déplacé dans le secteur « semi-lourd », un très long couloir dans lequel les patients attendent sur les brancards les uns à côté des autres, huit au départ et 14 à la fin. Au bout, il y a les médecins urgentistes et les box d'examen. Là commence l'attente : quand les box sont pleins, les médecins ne peuvent pas examiner les patients.

On se rend compte que ce n'est pas évident de rester allongé sur un brancard et que le personnel soignant n'a pas le temps de jouer son rôle. À 3h30, j'ai rencontré un médecin. Je lui ai expliqué qui j'étais et pourquoi j'étais là. Il m'a parlé de son attachement à son travail, aux urgences, mais aussi des limites qu'il rencontre. Je ne suis bien sûr pas resté pour faire d'autres examens et je suis sorti six heures après mon arrivée. On m'a dit que j'avais eu de la chance car cela aurait pu être plus long encore !

Comment les professionnels vous ont-ils paru travailler ?

Je précise que je n'ai vu les professionnels que depuis là où j'étais. Quand on est sur le brancard « de queue », on ne voit les médecins qu'après avoir attendu. Ce soir-là, il y avait deux médecins urgentistes intérimaires, un urgentiste intérimaire avec le SMUR et deux internes, soit cinq médecins en tout.

Les infirmières et les aides-soignantes sont toujours en mouvement. Je ne les ai jamais vues se reposer ni s'asseoir ! Certains professionnels n'ont pas eu le temps manger. Après 22h, l'agent d'accueil administratif n'est plus là. Les deux infirmières doivent s'occuper de l'accueil des patients qui arrivent par leurs propres moyens ou avec le SMUR, les ambulances ou les pompiers tout en répondant aux appels des familles. Ce jour-là, entre 21h30 et minuit, 201 personnes ont été admises et d'autres sont encore arrivées ensuite. 

Que retenez-vous de cette expérience ?

Ça a été une grande découverte. J'ai vécu la réalité des patients qui restent inquiets et la réalité de ce que vit tous les jours le personnel qui ne peut pas faire face, son impuissance.

Quand on parle de souffrance chez les personnels, elle existe aussi chez les patients. Ce qui est compliqué pour le patient l'est aussi pour le soignant. Je n'ai pas vu de « bobologie », comme on dit. J'ai vu des personnes, des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, mélangés. Certains étaient dans l'impatience mais j'ai vu aussi une solidarité entre patients et avec le mouvement des soignants.

J'ai été un témoin parmi les témoins, les patients et les familles, de cette situation. Mon objectif était de me rendre compte de la réalité pour les patients et les professionnels, de partager leur cri de révolte et de demander des moyens. 

Quelles mesures jugez-vous prioritaires ?

La nécessité d'embaucher des personnels supplémentaires me paraît une évidence. Tout le monde le réclame. Sur les 20 dernières années, 100 000 lits d'hospitalisation ont été supprimés alors qu'on est passé de cinq millions de passages aux urgences en 2000 à 23 millions en 2018 avec le même nombre de personnels.

J'ai déjà souligné à la ministre de la Santé que la suppression de la taxe sur les salaires dans la fonction publique hospitalière, qui représente environ 7 % des dépenses des établissements, représenterait quatre milliards d'euros. La Cour des comptes évoque régulièrement les 20 à 25 milliards d'euros d'évasion sur les cotisations sociales. L'égalité des salaires hommes/femmes ferait aussi rentrer 23 milliards de cotisations en plus à la Sécu.

En réalité, il faudrait une volonté politique pour renforcer le personnel des urgences mais il n'y en a pas. J'ai déposé début mai, au nom de mon groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, une proposition de loi pour obtenir un moratoire sur les fermetures lits, de maternités et de services d'urgences et l'ouverture de discussions par bassin de vie. Le président de la République envisage de faire examiner un projet qui aurait recueilli plus d'un million de signataires. C'est pourquoi nous avons mis en ligne une pétition pour dire stop à ces fermetures de lits, de maternités et de services d'urgences. Il faut que les citoyens s'en emparent car l'hôpital public appartient aux citoyens !

By Géraldine Langlois - 03/07/2019  : Source : Lequotidiendumedecin.fr


8. Dés 1e 17 juin 1940, l'appel de Charles Tillon

 

Charles Tillon, membre du Comité Central depuis 1932 et organisateur de la résistance des communistes à travers les FTP, lance un appel à la résistance depuis  le parc du Moulineau à 33-Gradignan (1), le 17 juin 1940.

 

 

Cet appel est intéressant pour de multiples raisons.

Cet appel a été lancé depuis le territoire national et invite à la résistance sur le sol français tous ceux qui refusent le « fascisme hitlérien », dans le droit fil de la stratégie du Front populaire pour laquelle le PCF s'était battu. Il se distingue des deux autres appels connus à ce jour. Il se différencie de l'appel de Thorez et Duclos daté du 10 juillet 1940, qui est conforme à la ligne de la IIIème Internationale. Celui-ci réduisait la guerre en cours à un affrontement inter-impérialiste et ne permettait pas de cerner la spécificité du phénomène fasciste. Il est également différent de celui du général de Gaulle, qui lance son appel depuis Londres et qui demande aux Français présents en Angleterre de se rassembler autour de lui, et aux autres de le rejoindre. 

Il faut rappeler que cet appel a fait l'objet d'une triple négation. 

D'abord, de l'Etat français, qui préfère privilégier l'appel de De Gaulle, du 18 juin 1940. Du PCF lui-même, car si cet appel était reconnu, il « annulerait » celui de Duclos et Thorez. 

Et enfin de tous les anticommunistes qui affirment que les communistes ne sont entrés en résistance qu'en juin 1941, lorsque le pacte germano-soviétique est rompu. Mais derrière ce genre d'accusations, c'est le rapport même des communistes au peuple français de l'époque qui est questionné et de leur engagement contre la montée du fascisme dans les années 30 et pour l'Espagne républicaine. 

L'appel de Charles Tillon permet de lever toute ambiguïté. Il prouve que l'engagement des communistes s'est fait indépendamment des directives de la IIIème Internationale. Il faut souligner que cet appel a rencontré un certain écho. Les kiosquiers de Bordeaux l'insèrent clandestinement dans les journaux locaux et parvient même jusqu'aux Chantiers navals de Saint-Nazaire. De plus, Tillon donna des idées à deux autres communistes : Auguste Havez qui l’imita le 22 juin à Nantes et Georges Guingouin qui lança son appel

Le combat pour cette reconnaissance est crucial dans un contexte où la droite la plus réactionnaire reprend le flambeau de la virulente campagne anticommuniste d'après-guerre dans le but de briser tout espoir de transformation sociale. Nous devons faire en sorte que cet appel soit connu et reconnu par tous, dans l'intérêt de l'histoire de notre parti et de celle de notre pays. Nous devons faire en sorte qu'une plaque soit posée sur ce bâtiment pour qu'elle rappelle à tous que cet appel a existé.

 


1-  Parc municipal du Moulineau  -
53, rue du Moulineau à Gradignan


Charles Tillon était alors le représentant pour le Sud-Ouest du Parti communiste français (interdit à l'époque), puis il organisa la résistance armée, assura le commandement national des Francs-Tireurs Partisans et devint ministre de l'Air à la Libération, notamment. Il rédigea son appel alors qu'il était hébergé clandestinement à Gradignan par les époux Souque qui, deux ans plus tard, furent victimes de la traque exercée contre les résistants par l'occupant nazi et le régime de Vichy : Jeanne Souque fut arrêtée à son domicile le 25 août 1942 et déportée à Auschwitz où elle succomba. Son mari, Henri, fut pris quelque temps après, puis déporté à Ravensbruck; il en réchappa et est revenu.
  « Je me trouvais à Bordeaux depuis le début de novembre 1939 parce que Benoît Frachon m’y avait envoyé, de la même façon qu’il avait expédié Gaston Monmousseau à Marseille. Comme membre du Comité central, je devais essayer de réorganiser le Parti communiste dans les départements compris entre La Rochelle et la frontière espagnole. Je me trouvais donc à Bordeaux depuis ce temps-là et on avait, tant bien que mal, réussi à redresser, à ramasser des militants, enfin à reconstituer une organisation clandestine qui, tout de même, de La Rochelle jusqu’à Bayonne et aussi en allant sur le Lot-et-Garonne, fonctionnait, avait ses ramifications, distribuait ses tracts… L’essentiel, pour nous, c’étaient les problèmes que posait l’approche des Allemands… Que fallait-il faire ? Eh bien, d’abord, lancer un premier tract, qui serait à la fois un cri de protestation et de révolte, un cri qui contiendrait en même temps une certaine espérance… » expliquera le fondateur des Francs-tireurs et partisans et ministre communiste dans le premier et deuxième gouvernement dirigé par Charles de Gaulle, aux côtés de François Billoux, Ambroise Croizat, Marcel Paul et Maurice Thorez.

 

1-  Parc municipal du Moulineau  -53, rue du Moulineau à Gradignan

 


7. Après les autoroutes...

     LES NATIONALES : après les autoroutes, avant les aéroports !



          Raison supplémentaire pour exiger le REFERENDU   contre la PRIVATISATION des aéroports parisiens.


 
https://www.referendum.interieur.gouv.fr  Se munir d'une pièce d'identitée ( CNI, permis conduire)




6 Quand la Poste innove... 




5 Notre Drame 

 Un petit poème de Gauvain Sers

qui sera une future chanson ?

 Le titre n'est pas de Gauvain

 



4 Un an de grève des postiers du 92 

       « C’est une des grèves les plus longues

                    de notre histoire sociale »

 Je relaie cet article et cet appel à la SOLIDARITE parce je sais, j'imagine ce que celà représente comme sacrifices, comme doutes , comme angoisses , comme espoirs ... ayant, lorsque j'étais actif, mené une lutte de 3 mois pour la défence de notre Centre de Tri  promis à la fermeture

Un an de lutte et en guise de cadeau d’anniversaire : des mises en examen. Quatre syndicalistes sont convoqués, et déjà deux d’entre eux mis en examen, par une juge à qui le parquet a demandé d’instruire une plainte de La Poste, restée jusque-là sans suite judiciaire. Elle date d’un précédent conflit du travail en 2014. Au-delà de ce dernier épisode, nous publions ici la tribune des postiers des Hauts-de-Seine à laquelle nous nous sommes associés et qui est paru  dans Libération  du 2 avril 2019.

Ils et elles sont 150. Elles et ils sont factrices et facteurs dans le 92, à Gennevilliers, Asnières, Boulogne, Neuilly, Levallois. Nous pourrions les connaître, comme nous connaissons très souvent celui ou celle qui passe six jours sur sept déposer le courrier dans notre boîte aux lettres. Nous pourrions avoir envie de discuter avec l’un ou l’une d’entre eux quelques minutes, pour leur parler de la pluie ou du beau temps, du match à la télé hier soir ou bien parfois d’un sujet plus grave comme nous le faisons avec « notre » factrice ou « notre » facteur. Leur métier nous est familier, car il est « ordinaire » et pourtant tellement essentiel à notre vie sociale, comme l’est celui de millions d’autres travailleuses et travailleurs, qui chaque jour font « tourner la boutique » malgré leur salaire de misère, leurs conditions de travail indignes et des horaires qui rendent malades. Nous ne faisons peut-être pas attention si notre facteur vient à manquer un jour ou deux, mais imaginons qu’il vienne à manquer pendant 365 jours… et que 20 % de ses collègues du département dans lequel nous habitons manquent également à l’appel depuis 365 jours ! On s’inquiéterait, on prendrait des nouvelles, non ?

Alors voilà des nouvelles des 150 facteurs et factrices des Hauts-de-Seine que vous ne pouvez pas avoir vu faire leur métier depuis 365 jours : elles et ils sont en grève ! Oui, en grève, depuis un an jour pour jour. Depuis le 26 mars 2018, ils et elles sont en grève pour faire respecter leurs droits de salarié.e.s, contre la dégradation de leurs conditions de travail et pour la défense du service public postal. Une grève dont le point de départ a été le licenciement de Gaël Quirante, secrétaire départemental du syndicat majoritaire dans le département, Sud Poste 92, parce que ses camarades postier.e.s ont jugé que l’autorisation donnée par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à la direction de la Poste de licencier un militant syndicaliste n’était pas une attaque contre un seul, mais une attaque contre eux et elles toutes, et finalement contre l’ensemble des salarié.e.s.

C’est une lutte contre une logique patronale qui veut casser leur métier en faisant d’elles et d’eux des distributeurs de tout et n’importe quoi, en déshumanisant complètement leur boulot, en voulant leur augmenter à chaque fois la charge de travail. À l’opposé, c’est une conception du service public basée principalement sur le lien social qu’ils et elles défendent. Depuis un an, la Poste a fait marcher contre ces 150 grévistes, ses vigiles, ses cadres violents, ses commissions disciplinaires, l’État a fait marcher ses flics, ses juges… et pourtant ils sont toujours là ! C’est une lutte du pot de terre contre le pot de fer peut-être, mais c’est une lutte qu’on aimerait tous et toutes pouvoir mener et gagner, contre la logique de l’argent qui emporte tout sur son passage, qui flingue les vies et les rapports sociaux, qui flingue la nature et les êtres humains. Ils et elles sont 150 et ils se battent comme s’ils et elles étaient des millions.

Alors ils « tiennent » depuis 365 jours ? Avec des paies à zéro euro depuis le mois d’avril 2018 ? Oui ils et elles « tiennent » ! Ils et elles tiennent parce que des milliers d’autres personnes ont versé à leur caisse de grève mise en place depuis le premier jour de la grève. Et ils et elles font plus que « tenir », elles manifestent, ils occupent, elles bloquent, ils prennent la parole dans des bureaux de poste et dans des assemblées générales, ils interpellent des ministres… Elles et ils débordent d’une énergie dans la lutte créée par la conviction que le monde qu’ils et elles défendent est celui dont nous avons vraiment besoin. Aujourd’hui, il est temps que cette grève soit connue du plus grand nombre : c’est une des grèves les plus longues de notre histoire sociale. Elle nous force à sortir de l’ordinaire comme elles et eux le font depuis un an. Elle nous oblige à une solidarité exemplaire car de cet exemple peut jaillir l’envie de recommencer plus forts et plus nombreux, toutes et tous ensemble bientôt, très bientôt, pour ne plus voir nos vies grignotées par la logique du profit.

Versons généreusement à la caisse de grève   et écrivons chacun.e une lettre à la direction de la Poste -  44 Bd Vaugirard- 75015 Paris-  pour lui dire que nous sommes toutes et tous des Postier.e.s du 92 et que nous allons gagner !



3 Le Clan des 70



  • Âgée de 73 ans, Geneviève Legay, membre d'ATTAC, adhérente à la CGT, manifestait et avait bien exprimé ses intentions, peu de temps avant la charge policière : «Moi je me bats pour mes petits-enfants. Contre les paradis fiscaux, et tout l’argent que les banques blanchissent, dans l’énergie fossile par exemple». Cheveux blancs, elle tenait un drapeau arc-en-ciel à la main, comme symbole de Paix et a été filmée ainsi  l''interview de Geneviève L. avant qu'elle ne soit blessée . Charge de la police et on la voit, sur des images, par terre et un policier l’enjambe sans lui porter secours.

    Discours affligeants des autorités niant une quelconque responsabilité de la police. Si c'est le cas pourquoi le policier qui fait du «saute mouton» sur le corps de Geneviève ne s'est pas arrêté pour preter secours à 'une dame âgée par terre, risquant d'être blessée?

     

    Et tout en minimisant l'affaire «cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre», le président de la République ose, avec l'arrogance à laquelle il nous a habitué, lui souhaiter «un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse». Et en forme de remontrance de père sévère, le Monsieur «souhaite d’abord qu’elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l’hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable».

     

    Je pense que notre indignation ne suffit pas pour souligner tant de mépris et d'irresponsabilité. Depuis 19 samedis consécutifs, l'expression d'un malaise social qui s'exprime et pacifiquement et souvent violemment, alors que ce président et son gouvernement n'ont pas été en capacité d'y apporter une réponse politique ni de rétablir la sécurité publique.

    «Avec Geneviève, la sagesse bat le pavé».

    Considérant que ce mouvement était le fait d'une minorité, décroissante chaque fois, comment un État disposant d'un dispositif policier, de gendarmerie et de renseignements aussi important, n'a pas réussi, trois mois plus tard, en venir à bout? Comme si, en quelque sorte il s'agissait du bon  "usage" du chaos !

    On peut être critique -et on doit l'être sur ce qui se passe sur la place publique- sur ce mouvent, son essence, ses objectifs aussi disparates que le sont ses probables membres, mais on ne peut pas dénigrer, détourner, sous-estimer un élan critique dont une partie des citoyens s'en est approprié et l'exprime dans la rue.

    Une réponse à tant de superbe et de fanfarronerie macronienne et de violences policières, serait de créer des «commandos de septuagénaires» qui armés de leur rhumatisme, de leur canne, de leur déambulateur, de leur pancarte, de leur fanion défileraient derrière une banderole «avec Geneviève la sagesse bat le pavé».

     

     A sa façon, le Canard du jour, c'est mercredi 27/3/2019, salut la tirade du président en marche:  «Macron conseille à une manifestante blessée de faire preuve de "sagesse"... quel sacré panseur!»

     

    "Par certains côtés j’imagine
    Que j’fais aussi partie du lot"





  • 2  Hey Manu ?

     

    Rappel : Macron se rend à la préfecture du Loiret pour y prononcer un discours…

    Extrait : « La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des femmes et des hommes dans les rues. Dans les bois ou perdus. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité...

     La réalité : Selon la Mairie de Paris : Le nombre de sans-abri dormant dans la rue a augmenté de 23 % par rapport à l’année dernière

    Le 7 février dernier, lors de la nuit de la Solidarité, des centaines de volontaires arpentaient les rues, parcs et parkings de la capitale afin de recenser le nombre de personnes dormant à la rue. Selon la Mairie qui a divulgué le bilan ce lundi 18/03/2019, ils sont 3.641 SDF, soit 689 de plus qu’en 2018.

    12 % des SDF sont des femmes


    1 Sacco et Vanzetti