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   ACTUS     

ou 

Des Pavés dans la Mare  

1* 2* 3 * 4 *5 * 6* 7 * 8

 

1. Sacco et Vanzetti         . 2. Hey Manu ? 3.  Le Clan des 70
5. Notre Drame 6 . Quand la Poste...

6 Quand la Poste innove... 




5 Notre Drame 

 Un petit poème de Gauvain Sers

qui sera une future chanson ?

 Le titre n'est pas de Gauvain

 



4 Un an de grève des postiers du 92 

       « C’est une des grèves les plus longues

                    de notre histoire sociale »

 Je relaie cet article et cet appel à la SOLIDARITE parce je sais, j'imagine ce que celà représente comme sacrifices, comme doutes , comme angoisses , comme espoirs ... ayant, lorsque j'étais actif, mené une lutte de 3 mois pour la défence de notre Centre de Tri  promis à la fermeture

Un an de lutte et en guise de cadeau d’anniversaire : des mises en examen. Quatre syndicalistes sont convoqués, et déjà deux d’entre eux mis en examen, par une juge à qui le parquet a demandé d’instruire une plainte de La Poste, restée jusque-là sans suite judiciaire. Elle date d’un précédent conflit du travail en 2014. Au-delà de ce dernier épisode, nous publions ici la tribune des postiers des Hauts-de-Seine à laquelle nous nous sommes associés et qui est paru  dans Libération  du 2 avril 2019.

Ils et elles sont 150. Elles et ils sont factrices et facteurs dans le 92, à Gennevilliers, Asnières, Boulogne, Neuilly, Levallois. Nous pourrions les connaître, comme nous connaissons très souvent celui ou celle qui passe six jours sur sept déposer le courrier dans notre boîte aux lettres. Nous pourrions avoir envie de discuter avec l’un ou l’une d’entre eux quelques minutes, pour leur parler de la pluie ou du beau temps, du match à la télé hier soir ou bien parfois d’un sujet plus grave comme nous le faisons avec « notre » factrice ou « notre » facteur. Leur métier nous est familier, car il est « ordinaire » et pourtant tellement essentiel à notre vie sociale, comme l’est celui de millions d’autres travailleuses et travailleurs, qui chaque jour font « tourner la boutique » malgré leur salaire de misère, leurs conditions de travail indignes et des horaires qui rendent malades. Nous ne faisons peut-être pas attention si notre facteur vient à manquer un jour ou deux, mais imaginons qu’il vienne à manquer pendant 365 jours… et que 20 % de ses collègues du département dans lequel nous habitons manquent également à l’appel depuis 365 jours ! On s’inquiéterait, on prendrait des nouvelles, non ?

Alors voilà des nouvelles des 150 facteurs et factrices des Hauts-de-Seine que vous ne pouvez pas avoir vu faire leur métier depuis 365 jours : elles et ils sont en grève ! Oui, en grève, depuis un an jour pour jour. Depuis le 26 mars 2018, ils et elles sont en grève pour faire respecter leurs droits de salarié.e.s, contre la dégradation de leurs conditions de travail et pour la défense du service public postal. Une grève dont le point de départ a été le licenciement de Gaël Quirante, secrétaire départemental du syndicat majoritaire dans le département, Sud Poste 92, parce que ses camarades postier.e.s ont jugé que l’autorisation donnée par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à la direction de la Poste de licencier un militant syndicaliste n’était pas une attaque contre un seul, mais une attaque contre eux et elles toutes, et finalement contre l’ensemble des salarié.e.s.

C’est une lutte contre une logique patronale qui veut casser leur métier en faisant d’elles et d’eux des distributeurs de tout et n’importe quoi, en déshumanisant complètement leur boulot, en voulant leur augmenter à chaque fois la charge de travail. À l’opposé, c’est une conception du service public basée principalement sur le lien social qu’ils et elles défendent. Depuis un an, la Poste a fait marcher contre ces 150 grévistes, ses vigiles, ses cadres violents, ses commissions disciplinaires, l’État a fait marcher ses flics, ses juges… et pourtant ils sont toujours là ! C’est une lutte du pot de terre contre le pot de fer peut-être, mais c’est une lutte qu’on aimerait tous et toutes pouvoir mener et gagner, contre la logique de l’argent qui emporte tout sur son passage, qui flingue les vies et les rapports sociaux, qui flingue la nature et les êtres humains. Ils et elles sont 150 et ils se battent comme s’ils et elles étaient des millions.

Alors ils « tiennent » depuis 365 jours ? Avec des paies à zéro euro depuis le mois d’avril 2018 ? Oui ils et elles « tiennent » ! Ils et elles tiennent parce que des milliers d’autres personnes ont versé à leur caisse de grève mise en place depuis le premier jour de la grève. Et ils et elles font plus que « tenir », elles manifestent, ils occupent, elles bloquent, ils prennent la parole dans des bureaux de poste et dans des assemblées générales, ils interpellent des ministres… Elles et ils débordent d’une énergie dans la lutte créée par la conviction que le monde qu’ils et elles défendent est celui dont nous avons vraiment besoin. Aujourd’hui, il est temps que cette grève soit connue du plus grand nombre : c’est une des grèves les plus longues de notre histoire sociale. Elle nous force à sortir de l’ordinaire comme elles et eux le font depuis un an. Elle nous oblige à une solidarité exemplaire car de cet exemple peut jaillir l’envie de recommencer plus forts et plus nombreux, toutes et tous ensemble bientôt, très bientôt, pour ne plus voir nos vies grignotées par la logique du profit.

Versons généreusement à la caisse de grève   et écrivons chacun.e une lettre à la direction de la Poste -  44 Bd Vaugirard- 75015 Paris-  pour lui dire que nous sommes toutes et tous des Postier.e.s du 92 et que nous allons gagner !



3 Le Clan des 70



  • Âgée de 73 ans, Geneviève Legay, membre d'ATTAC, adhérente à la CGT, manifestait et avait bien exprimé ses intentions, peu de temps avant la charge policière : «Moi je me bats pour mes petits-enfants. Contre les paradis fiscaux, et tout l’argent que les banques blanchissent, dans l’énergie fossile par exemple». Cheveux blancs, elle tenait un drapeau arc-en-ciel à la main, comme symbole de Paix et a été filmée ainsi  l''interview de Geneviève L. avant qu'elle ne soit blessée . Charge de la police et on la voit, sur des images, par terre et un policier l’enjambe sans lui porter secours.

    Discours affligeants des autorités niant une quelconque responsabilité de la police. Si c'est le cas pourquoi le policier qui fait du «saute mouton» sur le corps de Geneviève ne s'est pas arrêté pour preter secours à 'une dame âgée par terre, risquant d'être blessée?

     

    Et tout en minimisant l'affaire «cette dame n’a pas été en contact avec les forces de l’ordre», le président de la République ose, avec l'arrogance à laquelle il nous a habitué, lui souhaiter «un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse». Et en forme de remontrance de père sévère, le Monsieur «souhaite d’abord qu’elle se rétablisse au plus vite et sorte rapidement de l’hôpital, et je souhaite la quiétude à sa famille. Mais pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable».

     

    Je pense que notre indignation ne suffit pas pour souligner tant de mépris et d'irresponsabilité. Depuis 19 samedis consécutifs, l'expression d'un malaise social qui s'exprime et pacifiquement et souvent violemment, alors que ce président et son gouvernement n'ont pas été en capacité d'y apporter une réponse politique ni de rétablir la sécurité publique.

    «Avec Geneviève, la sagesse bat le pavé».

    Considérant que ce mouvement était le fait d'une minorité, décroissante chaque fois, comment un État disposant d'un dispositif policier, de gendarmerie et de renseignements aussi important, n'a pas réussi, trois mois plus tard, en venir à bout? Comme si, en quelque sorte il s'agissait du bon  "usage" du chaos !

    On peut être critique -et on doit l'être sur ce qui se passe sur la place publique- sur ce mouvent, son essence, ses objectifs aussi disparates que le sont ses probables membres, mais on ne peut pas dénigrer, détourner, sous-estimer un élan critique dont une partie des citoyens s'en est approprié et l'exprime dans la rue.

    Une réponse à tant de superbe et de fanfarronerie macronienne et de violences policières, serait de créer des «commandos de septuagénaires» qui armés de leur rhumatisme, de leur canne, de leur déambulateur, de leur pancarte, de leur fanion défileraient derrière une banderole «avec Geneviève la sagesse bat le pavé».

     

     A sa façon, le Canard du jour, c'est mercredi 27/3/2019, salut la tirade du président en marche:  «Macron conseille à une manifestante blessée de faire preuve de "sagesse"... quel sacré panseur!»

     

    "Par certains côtés j’imagine
    Que j’fais aussi partie du lot"





  • 2  Hey Manu ?

     

    Rappel : Macron se rend à la préfecture du Loiret pour y prononcer un discours…

    Extrait : « La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des femmes et des hommes dans les rues. Dans les bois ou perdus. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité...

     La réalité : Selon la Mairie de Paris : Le nombre de sans-abri dormant dans la rue a augmenté de 23 % par rapport à l’année dernière

    Le 7 février dernier, lors de la nuit de la Solidarité, des centaines de volontaires arpentaient les rues, parcs et parkings de la capitale afin de recenser le nombre de personnes dormant à la rue. Selon la Mairie qui a divulgué le bilan ce lundi 18/03/2019, ils sont 3.641 SDF, soit 689 de plus qu’en 2018.

    12 % des SDF sont des femmes


    1 Sacco et Vanzetti