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Des Pavés dans la Mare  

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 La flasmob qui choqua la Suisse... et me fila les chochottes ! Paul le Poulpe accuse formellement..  CRS= SS ou  CRS=Solidarité ?

   Les Post'Hier  N°1.2.3.4 

  Journal des retraités CGT La Poste13

            N° 5 en PDF

  6 mai 2007-6 mai 2010: Sarko ou les contrevérités du bilan de l'Élysée. Il court, il court le Facteur des PTT LA crise !!! C'est LA crise !!! C'est LA crise !!! Un pays sans Tsiganes est un pays sans liberté.
   L 'apartheid connaîtra bientôt son Trafalgar       Dieu ! Par Saint Fric! Que le Crise est belle    L'Argent de la vieille, le film ! Services hospitaliers, Décrets-couperets
Du Vieux-Port à Clichy , de janvier 1943 à janvier 2010 !  La valse des conquis (perdus)...   Logements de Fonction: Ils nous prennent pour des C... La  Honteuse équipe de France
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Blog Retraités CGT13 . La Page Juridique  +Pétition Halte au suicide .Brisons le tabou.( Papier Pétition en ligne. )

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 On les connaît, c'est sûr   Canicule : le cri d'alarme de la doyenne    "Glaneur" c'est pas un métier  Bonne Retraire !
Éric : The King pas Kon Le A cerclé dans le O (Histoire du sigle anarchiste) No Comment   Il pleut sous nos képis
Lannion, ville de Bobos ?           C'est plus un train de vie.... c'est le gouffre de nos privations ! Quand la mémoire collective fout le camp... Mandela, le long combat contre l'apartheid
 Harcèlement moral: du neuf !  Les pauvres  se ruinent pour fumer, les riches arrêtent...    Services publics :Où est le problème ?  Le vaccin contre la Misère       
  Occuper une usine ? C'est légal.... Secret Story: Mickael et Martine même combat ?  La Der's de L'Affiche Rouge  Renaud  victime de sa garantie Apple !
 Mumia Abu-Jamal : un journaliste en enfer   Poursuivi pour avoir crié "Sarkozy Je te vois ! " Toute ma vie j'ai rêvé... travail gratuit !  Pour le plaisir, pour MON plaisir !      
La pipe à Tati et la cendre à Coco  Il était Postier, il était Gréviste, il était des miens ...  Hadopi: Christine Youp la boum ! Au Pays des Droits de...Rien
H a d o p i : Pas tous des enfoirés ! + Qui a voté quoi ?   Les Trucs de Grand-Mère  Le Président Besancenot est mort…  La Sécu ? Un sacré numéro et ....  
 
 Parce que Marseille c'est aussi çà  Nos enfants sont...étonnants ! Crise !? Un simple calcul...édifiant ! Le bon plan pour la retraite..
Logiciel du bonheur Jean-François a dit , Jean-François a fait ! Les Morts de Bush Pour garder le "Comme une lettre à La Poste '"
  Le Conte de Noël ; Reportage Petit Menteur  Ma Conseillère Municipale elle est chouette          Ne laissez pas faire le Facteur Sarko ! Rien n'a changé ?  
     Première Gueux Pride à Marseille  Gagnants/Perdants (Noir Désir) Les Paroles  L' arnaque de la Commission Ailleret  La Poste  Quizz  chansons Renaud ....et si vous an avez marre de chercher Quizz Solution !
 La Dîme Royale        Cadeau tendance pour Papy's et Mamies A gerber !  2 CV Bling Bling
Touchez pas à ma Poste: Demain sur le Lune Ta gueule Mémé   Au Pays des Droits de L'Homme
La Poste Belge aujourd'hui  Le virus du Sida La Démocratie , sauce Tsar Kozi     La réforme des Retraites BOF!
La lutte paie ! La Carte scolaire Les Syndicats de La Poste Aux guichets

Quand Toulon perd contre Avignon...

Toulon: Une quarantaine de personnes  à "l'apéro républicain"

Hier (Sam 04/09/10), comme prévu, un "apéro républicain" organisé par un groupe d'extrême-droite a eu lieu en fin d'après-midi à Toulon, sur la place de la Liberté. Selon  Var Matin Var-Matin, ils étaient une quarantaine à avoir répondu à l'appel et ont chanté la Marseillaise avant d'entonner des slogans anti-islam. Placé sous surveillance policière, le rassemblement n'a pas provoqué d'incident majeur.

Avignon: Le pique-nique solidaire  en train de gagner son pari

        CRS=SS

 

          Ou

 

 

 CRS=Solidarité ?

 


Ils nous prennent pour des C... 

Logements de fonction : les chiffres des ministres étaient faux

En pleine affaire du double appartement de fonction du ministre de l'industrie, Christian Estrosi, Rue 89 avait contacté tous les cabinets des ministres pour connaître en détail leurs conditions de logement. La plupart des cabinets s'était prêté au jeu en donnant la superficie de ces appartements. Sauf que ces chiffres n'étaient pas les bons, révèle Le Canard enchaîné ce mercredi 25 août 2010. En plein cœur de l'été, Matignon a publié la liste des logements de fonction dans le Journal Officiel, suite à une question posée par le député apparenté PS, René Dosière. Et qu'apprend-on ? Que plusieurs ministres, dont Alliot-Marie, Hortefeux et Devedjian, disposent de logements de fonction... deux fois plus vastes que ce qu'ils disaient

Dans l'enquête de Rue89, le cabinet du ministre de l'Intérieur avait précisé que "le ministre a un logement de fonction place Beauvau, au-dessus de son bureau. C'est pratique lorsqu'il doit partir quelque part en urgence. Cet appartement fait 117 m2, il l'occupe avec son épouse et leurs trois enfants". Un an plus tôt, Alliot-Marie, alors ministre de l'Intérieur avait également affirmé disposer d'un logement de fonction de 117m². Or, selon la liste publiée par Matignon, le logement "à usage privatif" de la Place Beauvau a une superficie de... 224 m², soit le double de ce qui était annoncé.*

 

*A propos du logement de fonction actuel d'Alliot-Marie, le cabinet de la ministre de la Justice avait affirmé qu'elle habitait dans un appartement d'environ "60 à 70 m2, avec une chambre, un bureau et une salle de bains". Commentaire du Canard après la lecture du JO : "Madame fait des cachotteries : les services du Premier ministre ont en effet comptabilisé quatre pièces, trois salles de bain et un WC pour 138 m². La surface réelle a encore été divisée par deux

 

            Dernier ministre à avoir réduit son appartement de fonction pour Rue89 : Patrick Devedjian. Selon son cabinet, "M. Devedjian occupe un appartement de fonction domanial de 80 m2 avec sa femme, rue de Bourgogne, appartenant au domaine de Matignon". En réalité, il fait... 153 m².

SOURCE (Le Canard)
 25/08/2010


 

A mes camarades des Bouches-du-Rhône et d’ailleurs.

Un pays sans Tsiganes est un pays sans liberté.

par Jean-Paul Kopp, mardi 17 août 2010,

Tout ce qui est Humain est Mien !
Militant communiste, je fais mien ce texte, avec toute la honte que m'inspire les mesures prises par le Petit Tsar Kozi .(SVPat/Maah)

 

En chute libre dans les sondages, empêtré dans l'affaire Woerth, Nicolas Sarkozy s'est saisie d'une affaire de vandalisme qui aurait du être traitée comme telle par la justice pour tenter de réunir sous sa bannière en lambeaux ce qui lui reste d'électeurs.

Livrant à la vindicte populaire les communautés de Roms et de « gens du voyage ». Brandissant les clichés les plus éculés. Jouant avec des préjugés moyenâgeux pour réveiller les vieilles peurs ancestrales.

Montrant du doigt le bouc émissaire idéal : marginalisé par notre société, pratiquement sans droit de vote, docile et coupable de tous les maux.

Mélangeant volontairement toutes ces populations dans un anti-tsiganisme des plus primaires, il a fait de leur stigmatisation son nouveau cheval de bataille de sa lutte contre la délinquance tentant de masquer une fois de plus ses propres échecs.

Mais qui sont donc ces « délinquants en puissance » qu'un parlementaire UMP a pu qualifier à la tribune du Sénat et sans être inquiété de « gens asociaux, aprivatifs (sic), qui n'ont aucune référence et pour lesquels les mots que nous employons n'ont aucune signification. » ?

 

Les Roms sont des citoyens européens, issus pour la plupart de Roumanie et de Bulgarie, chassés par la misère et les discriminations dont ils sont victimes dans leurs pays. Ils sont venus en France, traversant une Europe libérée de ses murs, dans l'espoir d'une vie meilleure comme bien d'autres immigrés avant eux. Dans les rues de nos villes, ces hommes, ces femmes et ces enfants venus d'ailleurs nous intriguent ou nous apitoient en raison des conditions sanitaires et d'insécurité dans lesquelles ils survivent. Il arrive parfois qu'ils nous scandalisent par leur comportement ou par leur misère étalée au grand jour.

Rappelons que contrairement à la plupart des pays d'Europe, notre gouvernement à instaurer une « période transitoire » durant laquelle les ressortissants roumains et bulgares sont soumis à des obligations rendant impossible leur accès à l'emploi, les contraignant ainsi à vivre de ce qu'ils trouvent dans nos poubelles, de mendicité, de travail illégal et dans des lieux d'habitats sordides dont ils sont régulièrement expulsés.

Ils seraient entre 1500 et 2000 dans notre département. Un chiffre stable depuis des années. On est bien loin de cette « invasion » et de ces « phénomènes d'appel d'air » dont certains nous parle et qui sont censés nous faire peur. Dans notre région riche de tant de diversités qui s'est construite avec l'apport successif de communautés qui ont appris à vivre ensemble, ne serions nous pas en mesure de leur accorder une place ? Serions-nous incapables de proposer d'autres alternatives à cette ignoble politique qu'on veut nous imposer ?

Cette population n'est pas nomade et dans leur grande majorité, les familles ne demandent qu'à travailler, avoir un toit, pouvoir envoyer leurs enfants à l'école de la République. Vivre comme tout le monde. Certains d'entre eux ont trouvé les voies d'une intégration locale, signe de réussite, même si on en parle peu.

Laisser se construire une représentation d'une population comme source de tension et comme problème sans solution est toujours dangereux. Les exemples historiques sont trop nombreux pour que nous ne prenions pas garde à la constitution de boucs émissaires. Mais il est aussi de notre responsabilité d'apporter une réponse aux incompréhensions légitimes de nos concitoyens.

Des expériences réussies entreprises dans d'autres métropoles européennes pourraient être une source d'inspiration et une alternative aux retours forcés et systématiques dans les pays d'origine annoncés par un gouvernement dépassé et qui de toute façon seront voués à l'échec compte tenu de la liberté de circulation en Europe.

Évacuer un problème ne servira qu'à le déplacer dans l'espace ou dans le temps.

Soyons novateurs car la diversité oblige le politique à être créatif.

Les « gens du voyage » ont en France un tout autre statut.

Ils sont Manouches, Gitans, Yéniches comme d'autres sont Bretons, Poitevins ou Auvergnats.

Rappelons quand même qu'il s'agit de citoyens français déjà soumis à une législation d'exception, unique en Europe, qui les oblige dès l'âge de 16 ans de détenir un carnet de circulation à faire viser tous les trois mois dans une gendarmerie (sous peine de prison) et qui ne leur permet pas d'exercer leur droit de vote comme n'importe quel autre citoyen de notre pays.

Quant aux lois Besson de 1990 et de 2000 sur la création des aires d'accueil, plus de la moitié des communes ne les respectent pas, en toute impunité. Et pour celles qui existent, elles sont aménagées la plupart du temps en limite communale, prés de la décharge ou la déchetterie ajoutant ainsi le mépris à l'indifférence.

Jusqu'à ce jour, le gouvernement n'a tenu aucun compte des recommandations de la HALDE, des condamnations du Conseil de l'Europe et plus récemment de celles de l'ONU vis à avis de ces textes et des situations qu'ils engendrent, préférant la stigmatisation de ces populations au respect du principe d'égalité et des droits les plus élémentaires.

Quel autre citoyen accepterait d'être traité ainsi ?

Quels parents, français parfois depuis plusieurs générations, accepteraient que leurs enfants ne puissent pas voter à leur majorité à cause de leur origine ou de leur mode de vie ?

Et un Président censé être celui de tous les français voudrait que ces personnes aient un comportement exemplaire alors que tout est fait pour entretenir ces injustices permanentes et générer des discriminations au sein du peuple français propices à transformer les plus fragiles en délinquants ?

L'honneur de notre République n'est pas d'engager une nouvelle chasse aux Manouches.

L'honneur de la République est de mettre un terme aux lois et aux décrets qui en font des sous-citoyens, l'honneur de ses élus et de ses fonctionnaires est de les considérer comme des citoyens à part entière et non entièrement à part.

Ces familles françaises exercent des activités de forains, de commerçants itinérants, d'artisans, de spectacles ou de cirque.

Leurs véhicules et leurs caravanes sur lesquelles on jette des regards suspicieux ont été la plupart du temps achetés à crédit et constituent leurs seuls biens, leurs seules richesses.

A l'heure où des retraités, des travailleurs pauvres, de jeunes étudiants adoptent ce mode de vie par choix ou par nécessité économique faute de logements adaptés et disponibles, il serait bon de s'en souvenir.

Gardons enfin en mémoire que dans un passé où notre Europe s'entredéchirait encore, toutes ces populations confondues ont été exterminées dans des camps de la mort, victimes de la barbarie nazie et de doctrines abjectes qu'on espérait ne plus voir ressurgir.

Nous, militants, affirmons à nos concitoyens la fermeté qu'ils sont en droit d'attendre de notre parti quant au respect par ces familles des bonnes règles de voisinage et des lois de la République qui s'imposent à tous les citoyens, sans exception.

Mais rappelons aussi quelques vérités essentielles, notamment que tout être humain a le droit à une place digne dans une société comme la nôtre et que les réflexes de rejet, d'exclusion vis-à-vis de ces populations ne sont pas acceptables.

Tous les habitants d'un pays ont droit à la même considération, au même respect, à la même dignité quels que soient leur culture, leur communauté et leur habitat.


On les connait


PAUL LE POULPE ACCUSE FORMELLEMENT ÉRIC WOERTH

Paul, le célèbre poulpe pronostiqueur de l'aquarium allemand d'Oberhausen, accuse à son tour formellement Éric Woerth des pires turpitudes. Branle-bas de combat à l'UMP et au Gouvernement.

Par Peachy Carnehan du "The NordenStar"  (L'actualité satirique par la Face Nord )


Paul, le célèbre poulpe pronostiqueur de l'aquarium allemand d'Oberhausen, incollable lors des matches de la Coupe du Monde football, accuse à son tour formellement Eric Woerth. Selon le céphalopode le ministre du travail serait coupable de l'ensemble des faits qui lui sont reprochés depuis quelques semaines par la presse française.
 

En direct sur les chaînes d'information, Paul a louvoyé durant quelques minutes entre les deux boîtes ornées des photos d'Éric Woerth, avant d'opter pour celle qui portait la mention «coupable». Une démonstration accablante selon le directeur du Zoo d'Oberhausen.


DES REACTIONS INDIGNEES

        En France, du coté de l'UMP et du Gouvernement, les réactions ne se sont pas fait attendre après cette nouvelle accusation fracassante. Pour Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP : «Les sympathies de gauche de Monsieur Le Poulpe ne sont un secret pour personne». «Je vois bien ce qu'il y a derrière tout ça. (...) Une espèce de collusion mêlant des officines parisiennes, la presse trotskiste et le zoo d'Oberhausen pour essayer de jeter l'honneur d'Éric Woerth en pâture».

        Avec la finesse qui la caractérise Nadine Morano, secrétaire d'État à la famille, a, elle, qualifié le céphalopode de nuisible. "Avant il était inutile, maintenant il devient nuisible. Quand on utilise ces méthodes de chasse à l'homme on n'est pas digne d'être une pieuvre mondialement connue", a-t-elle ajouté visiblement très remontée.

        De son coté Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, émet des doutes sur la sincérité de Paul le poulpe et cible une fois de plus internet : «Je n'accorde aucun crédit à un monsieur qui possède huit bras recouverts de ventouses. J'ajoute que ce n'est peut-être pas un hasard si le concept de pieuvre est employé pour qualifier les organisations mafieuses. (...) D'ailleurs toute cette histoire fleure bon le coup monté par internet, ce repère de pirates pédophiles».

        En week-end au Fort de Brégançon le Chef de l'État a évoqué à mots couverts les accusations lancées par Paul le poulpe contre son ministre du Travail. Il a dénoncé la «calomnie qui n'a qu'un seul but, salir sans aucune espèce de réalité». Nicolas Sarkozy a également regretté «une époque où on s'intéresse plus à une pieuvre qui crée le scandale dans un aquarium qu'à la personne qui met en place des réformes néolibérales de recul social».

Ce matin le directeur du zoo d'Oberhausen a annoncé que Paul le poulpe serait bientôt interrogé pour savoir si oui ou non Nicolas Sarkozy a bien reçu des enveloppes d'argent liquide de la part du clan Bettencourt.


 L'Argent de la vieille

 (L'affaire Woerth - Bettencourt, le film )

Oui, Monsieur,  à Marianne2, ils ont aussi des enregistrements sur l’affaire Woerth - Bettencourt. Des enregistrements vidéos même ! Et ces images sont accablantes. On y voit comment «la vieille» se fait plumer par ses visiteurs.

Cliquer pour voir l'affiche en grand (photomontage: Louison)

 

Trêve de plaisanterie : il s’agit du film L’Argent de la vieille (Lo Scopone scientifico en version originale) réalisé par Luigi Comencini en 1972 avec Bette Davis. Tiré d’un fait-divers, il conte l’histoire d’une richissime milliardaire américaine qui prend un malin plaisir à détrousser les pauvres habitants d'un bidonville italien au cours de parties de scopa, un jeu de cartes. Jusqu'à ce que l'inverse se produise. Toute ressemblance avec une affaire d'État n'est que pure coïncidence...  quoique !!!

Source  Gérald Andrieu - Marianne2.fr Mercredi 7 Juillet 2010

 


Il y avait: "Selon que vous soyez puissants ou misérables..."

 Il y aura: " Selon que vous habitiez une grande ou une des 54 petites villes de France ....!"

L'Association des petites villes de France (APVF) a demandé mardi à la ministre de la Santé Roseline Bachelot de ne pas signer les décrets d'application qui conduiraient à la fermeture des services hospitaliers de 54 villes.

Le ministère de la Santé prépare un décret prévoyant la fermeture des services hospitaliers de chirurgie qui auront effectué moins de 1.500 actes par an entre 2007 et 2009, a précisé le président de l'APVF Martin Malvy (PS) à l'issue d'une réunion avec des maires concernés. Cela concernerait 54 villes, réparties un peu partout en France, a-t-il précisé, ajoutant que les Petites villes ont demandé à être reçue par la ministre.

"Nous demandons à Mme Bachelot de ne pas signer ces décrets-couperets", a déclaré M. Malvy. "Comment peut-on accepter qu'avec 1.510 actes un hôpital marche, et qu'avec 1.490 il ne marche plus? Il n'y a aucune logique et ce seuil n'est pas acceptable", a-t-il dit.

Il a aussi contesté la nomenclature des actes qui réduit le nombre effectif d'actes réalisés. Le député-maire d'Altkirch (Haut-Rhin), Jean-Luc Reitzer (UMP), a donné l'exemple des césariennes ou des coloscopies qui ne sont pas prises en compte par l'administration. Le seuil des 1.500 actes "ne correspond pas à la vraie activité d'un bloc opératoire", a-t-il estimé.

M. Malvy a aussi demandé à Mme Bachelot de donner comme instruction aux directeurs des Agences de santé de rechercher, "systématiquement et partout, la concertation avec les élus et les professionnels de la santé" en prenant en compte les territoires et non les délimitations administratives.

 

Il court, il court le Facteur des PTT

 

 Dieu ! Par Saint Fric ! Que le Crise est belle !

 La fortune totale des 500 plus gros patrimoines professionnels français a augmenté en un an de 25%, passant de 194 à 241 milliards d'euros.

Pour les très riches, pas de doute, c'est la sortie de crise.

BERNARD Arnault, le patron et actionnaire de LVMH*, avec 22,7 milliards d'euros de fortune professionnelle, retrouve la première marche du podium qu'il avait laissée en 2008 à Gérard Mulliez et sa famille. Les actionnaires du groupe Auchan décrochent cette année la deuxième place avec 19 milliards. En numéro trois, avec 17 milliards, est placée une certaine Liliane Bettencourt, actionnaire de L'Oréal.

Quant au "Fmic", la Fortune minimale d'insertion au classement de Challenges*, il est cette année de 53 millions d'euros, alors que l'an dernier à pareille époque le 500e du classement avait une fortune professionnelle de tout juste 40 millions.

* LVMH : La firme est numéro un mondial du luxe grâce à son portefeuille de plus de soixante marques de prestige dont certaines sont plusieurs fois centenaires, comme Château d'Yquem (1593), Moët & Chandon (1743), Hennessy (1765), Louis Vuitton (1854), Krug (1843).  *Challenges est un magazine hebdomadaire économique français


Canicule : le cri d'alarme de la "doyenne de l'Internet"
By Mireille Caunesil
 

Je vous écris depuis ma maison de retraite, à 98 ans, sous une canicule de 37°C et sans climatisation. J'implore votre aide pour relayer ce message de révolte quant à la façon dont les personnes âgées sont traitées dans les maisons de retraite.

Je me considère être la doyenne de l'Internet. J'ai en effet trois sites Internet (dont Sept continents et Cap Horn ) et écris encore des e-mails, je surfe avec mon Mac depuis ma petite chambre à l'EHPAD, maison de retraite de Grenoble-Vigny-Musset (Isère).

Ceci m'amène à être beaucoup plus ouverte sur le monde que les autres pensionnaires, qui en sont littéralement coupés.

Je suis scandalisée par la façon dont l'Etat français traite les personnes âgées dans les maisons de retraite : comment peut-on nous laisser dans nos chambres sous cette canicule ?

Je vous avoue comprendre que nous, personnes âgées, ne soyons plus utiles à la société et coûtons de l'argent à l'Etat alors qu'il pourrait être utilisé à autre chose. Cependant, nous sommes dans une société civilisée, la France. Comment en est-on arrivé là ?

Je suis d'autant plus révoltée que :

* Cet établissement a ouvert en 2009, il est le plus moderne de toute l'Isère et c'est pour cela que j'y suis allée.
Etant ingénieur ECP de profession -première diplômée femme de l'Ecole centrale en 1937 ! -, je ne comprends pas que nous puissions encore construire des établissements comme celui-là, à Grenoble, sans climatisation. N'avons-nous pas tiré les leçons de la canicule de 2003 ?
* Dans la salle de restaurant, ils nous ont installé samedi un -oui, je dis bien un- ventilateur pour trente personnes.
* Dans nos chambres, c'est le plein cagnard. Ce chauffage au sol est bien évidemment innovant, mais où est la climatisation ?
* Nous avons apparemment une pièce climatisée dans l'établissement, pour 65 pensionnaires. Imaginez le frigo avec 65 personnes croulantes sous la chaleur et la vieillesse ?
* La société française cotise un jour par an [le lundi de la Pentecôte, ndlr] pour payer l'amélioration des conditions de traitement des personnes âgées. Où va l'argent ?
* On nous dit, aujourd'hui, qu'ils ont pensé à mettre un système ingénieux de rabaissement de la température de 5°C. Seulement la première fois qu'ils l'ont mis en marche, il est tombé en panne.
 

Je vous passe mes problèmes pour avoir un médecin, un kiné, etc. J'ai heureusement la chance d'avoir deux personnes, des amis, qui m'aident à gérer tout cela et qui m'ont apporté un ventilateur. Imaginez ces autres personnes âgées, au nom desquelles je parle, sans famille, sans aide ? Comment font-elles ?
J'ai également écrit au préfet de l'Isère, sans réponse

J'ai également écrit au préfet de l'Isère, mais aucune réponse. En attendant, la canicule continue et cela libèrera sûrement des lits dans l'établissement.

Peut-être que 2010 sera ma dernière année, avant mes 100 ans.

Je tenais à vous relater ces problèmes avant que ça n'arrive, en espérant que vous ferez remonter ces informations.

►Publié on Rue89 (http://www.rue89.com) Mis à jour le 04/07 à 15h49. Nous avons contacté Mireille Caunesil, qui nous a précisé que cette lettre avait été rédigée avec l'aide d'un jeune homme, Julien. Il l'a initiée à Internet et elle l'aide en retour à financer ses études. C'est lui qui nous a adressé cet appel par e-mail.
La maison de retraite compte 65 pensionnaires selon Mireille et non 80. Elle précise aussi que le système de refroidissement par le sol a été utilisé la semaine dernière pour la première fois.
Illustration : dessin de Chimulus [3].


Raymond  Domenech

 

    L a Honteuse équipe de France

 


  Glaneur:   c'est pas un métier !

Jeunes ou vieux, hommes ou femmes, avec ou sans enfants, ils récupèrent des déchets alimentaires. À la fin des marchés, dans les poubelles des commerçants.

Quartier de Belleville, à Paris. 14 h. Le marché tire à sa fin. Les "glaneurs" entrent en scène, discrets, farfouillant dans les cageots. Ils sont une cinquantaine à chercher leur pitance dans les fruits et légumes abandonnés. Beaucoup d'habitués, de femmes, une majorité de retraités. Mais il n'y a pas de profil type, constate le sociologue Adrien Riffaut. Étudiant fauché, travailleuse précaire, retraitée sans le sou, chômeur, sans papiers... « Le plus jeune des "glaneurs"  rencontrés a 16 ans. La plus âgée, 83 ans. »

Le phénomène est en hausse constante dans toutes les grandes villes. Cette étude, réalisée en 2008 et 2009, l'a été à la demande de Martin Hirsch, alors Haut-commissaire aux Solidarités actives. Confiée au Centre d'étude et de recherche sur la philanthropie, elle constate que, contrairement à une idée reçue, les « Glaneurs dans les villes »  ne sont pas majoritairement des SDF. Pour tirer profit des déchets des autres, il faut, au contraire, avoir un toit et savoir cuisiner. Comme le dit Karine, 25 ans, étudiante : « C'est moins cher et meilleur que les plats préparés. »


Mais c'est une pratique « coûteuse en temps, en énergie et en image de soi », souligne le sociologue. Les glaneurs fuient les questions. Sentiment de honte. « On peut glaner longtemps, mais c'est physiquement et psychologiquement usant. »

Certains commerçants, humains, mettent à disposition leurs invendus. D'autres, au contraire, les détruisent, découragent les intrus. Toutefois, avec la crise qui s'aggrave, « la tolérance sociale autour des glaneurs tend à augmenter », juge le sociologue.

Trois pratiques sont analysées dans cette étude. Le glanage de substitution : la personne n'a pas les moyens d'acheter; l'essentiel de son alimentation est glané. Le glanage de complément : il pallie les manques. Le glanage d'appoint : au gré des circonstances. Exemple, Marco, 30 ans, plasticien : « Je n'avais plus rien dans mon frigo. J'ai pris mon camion et je suis allé au marché d'à côté. »

Chacune de ces pratiques correspond à une situation sociale particulière, qui peut être passagère ou permanente. Le temps disponible importe beaucoup. Et la forme physique. Jamilla, une Algérienne de 52 ans, quatre enfants, sans emploi, le dit : « Pour l'instant, je peux encore me baisser, ramasser. Mais plus tard on ne sait pas... »

Une vieille dame qui peine à traîner son cabas confie : « J'ai honte. Mais je ne vole rien. » Glaner lui permet de payer son loyer. « De conserver mon petit chez moi. »

Bernard LE SOLLEU.


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NO COMMENT

BP


La flasmob qui choqua la Suisse... et me fila les chochottes !

 

Wissen sie in velcher zone sie leben? = Ils savent dans quelle zone ils vivent?

Greenpeace a organisé une étonnante flashmob, dans le cadre de sa campagne de sensibilisation aux risques du nucléaire.

A Zurich le 25 mai 2010 , à midi, dans différents points de la ville, des militants se sont effondrés en pleine rue, simulant une catastrophe nucléaire.

Ils se sont ensuite relevés pour distribuer des tracts aux passants visiblement très impressionnés par la scène.

 

Trois ans de Sarkozy : les contrevérités du bilan de l'Élysée

« Trois ans d'action : 6 mai 2007-6 mai 2010 ». Dans ce livret de 56 pages disponible sur le site Elysee.fr,, la présidence de la République fait la communication des mesures prises par Nicolas Sarkozy depuis son élection. trois ans
Nous avons voulu vérifier l'honnêteté de ce bilan, ce que les confrères anglo-saxons appellent un « fact checking », une vérification des informations livrées. Certaines de ces actions sont réelles (comme la mise en place du RSA, la revalorisation du minimum vieillesse, ou la réforme des régimes spéciaux). Mais force est de constater que de nombreuses mesures sont présentées sous un jour biaisé, quand elles ne sont pas mensongères.

En se basant sur les faits et en suivant le même ordre de présentation, Rue89 a fait le tour d'horizon de toutes ces « actions » et corrigé celles qui étaient le plus inexactes.

    Con quis


Sortir la France de la crise ?

« En 2009, malgré la crise, le pouvoir d'achat des Français a ainsi progressé de 2,1%. »

Pourquoi ne retenir que l'année 2009 ? Le document se garde de citer la quasi-stagnation de 2008 (+0,7% selon les chiffres de l'Insee) et la prévision noire pour 2010 : +0,1% au premier semestre, +0,3% au second.

Dans la restauration, « la baisse de la TVA a permis de sauver plusieurs milliers d'établissements en difficultés et a contribué à la création de 5 300 emplois au deuxième semestre 2009. »

On est très loin de l'engagement pris par les restaurateurs en échange de la TVA à 5,5% : créer 40 000 emplois en deux ans.
Au sein même de la majorité, la mesure est contestée : moins d'embauches que prévu, peu de bénéfices pour les consommateurs, mais un trou important dans le budget de l'État. Des sénateurs de droite ont même réclamé le retour au taux initial de 19,6%.

« Grâce aux conditions posées par l'État [aux banques], un resserrement général du crédit a pu être évité : malgré la crise, les encours de crédit ont augmenté de 2,7% en 2009. »

Ce glorieux « malgré la crise » est curieux : en échange du soutien financier de l'État, les banques s'étaient engagées à augmenter le montant de leurs prêts aux particuliers et aux entreprises, dans une fourchette comprise entre 3% et 4%.
Résultat en 2009 : une augmentation de 2,7% seulement (dans le détail, une hausse de 4,5% pour les prêts aux ménages, mais une baisse de 1,1% pour les crédits aux entreprises). Selon le gouvernement, c'est une belle performance compte tenu de la crise.

« La France est désormais l'un des lieux au monde les plus favorables à l'innovation. […] L'installation récente du siège européen de Microsoft à Issy-les-Moulineaux illustre la pertinence de cette orientation. »

Un exemple trop beau pour être vraiment exact. Le déménagement du groupe américain a été annoncé en mars 2007, deux mois avant l'élection de Nicolas Sarkozy ! Et surtout, le siège social européen de Microsoft se trouvait déjà en France, simplement quelques kilomètres plus loin, à La Défense.

« Encadrement des bonus des traders, une taxe sur les bonus étant instituée en France et au Royaume-Uni en 2009. »

Une des mesures symbolisant la volonté d'« imposer une régulation plus ambitieuse du capitalisme », selon le document de l'Élysée. Mais cette taxe de 50% sur les bonus des traders ne pourra pas « réguler » la finance de manière durable : cette taxe, provisoire, ne porte que sur les bonus accordés en 2009.

Vouloir une France plus forte ?

« Instauration de peines plancher contre les récidivistes par la loi du 10 août 2007 : désormais les crimes et délits sont punis d'une peine qui ne peut être inférieure à un seuil fixé par la loi. »

Ce que ne précise pas le document, c'est que la loi n'est pas suivie par les magistrats. Selon les chiffres que nous a donnés le ministère de la Justice, au 31 décembre 2009, pour 42 000 décisions de justice qui portaient sur des délits commis en état de récidive, seulement 50% de peines plancher ont été prononcées.
Dans un rapport remis en 2007, deux députés UMP et PS font un bilan mitigé :
« Les peines plancher ne paraissent pas adaptées à la plupart des situations auxquelles sont confrontés les magistrats. Soit ils peuvent déroger à la peine qu'ils jugent excessive, soit ils ne peuvent pas et ils appliquent le plus souvent la peine plancher assortie d'un sursis avec mise à l'épreuve pour atténuer la peine. »

« Création d'un délit d'appartenance à des bandes violentes en février 2010. »

Dès l'annonce de cette loi, des doutes sur son application ont été émis. Le dimanche 28 mars, 110 personnes ont été interpellées lors d'une manifestation anti-carcérale aux abords de la prison de la Santé, à Paris, non pas pour avoir commis des violences mais pour avoir été soupçonnées d'en préparer. Résultat : 110 interpellations, 57 gardes à vue, aucune poursuite.

« La France connaît sa septième année consécutive d'amélioration dans la lutte contre la délinquance. »

La France connaît surtout une manipulation des chiffres de la délinquance.
Dans une tribune publiée sur Rue89, Laurent Mucchielli, sociologue, analyse les données de Brice Hortefeux pour démontrer que la délinquance ne baisse pas : les chiffres ne sont pas ceux de la baisse de la délinquance, mais ceux de l'activité policière sur la délinquance.
Le taux d'élucidation, dont le gouvernement affirme qu'il a progressé de 50%, doit ses bons scores à la focalisation des policiers sur des délits qui sont élucidés en même temps qu'ils sont constatés (racolage, consommation de cannabis…).
A noter que dans ce bilan, l'Élysée fait aveu d'inaction dans les quartiers sensibles : à aucun moment ne sont évoquées les banlieues, pas même le plan banlieue de Fadela Amara, le « plan Marshall des banlieues » pourtant annoncé à grand bruit en 2008.

« Adoption en 2008, sous la présidence française de l'UE, d'un pacte européen interdisant désormais les régularisations massives de sans-papiers. »

Le pacte, adopté en 2008, n'évoque pas de « régularisations massives ». Le mot « interdiction » n'y figure pas non plus. Si le pacte précise que « le Conseil européen convient de se limiter à des régularisations au cas par cas et non générales », il rappelle qu'il « revient à chaque État membre de décider des conditions d'admission sur son territoire des migrants légaux et de fixer, le cas échéant, leur nombre. »

« La crédibilité de la France dans la lutte contre l'immigration illégale a été restaurée. »

A la fin du mois de novembre 2008, un rapport du commissaire européen aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg, alertait l'opinion sur les conséquences de la politique du chiffre du gouvernement en ce qui concerne les reconductions aux frontières.
En 2010, le même commissaire s'en est pris à la criminalisation des personnes qui viennent en aide aux sans-papiers. Enfin, les « excellents » chiffres, successivement brandis par Hortefeux et Besson, comprennent les expulsions de Bulgares et Roumains (dans l'UE) mais aussi celles d'étrangers expulsés alors qu'ils rentraient chez eux.

« La présidence française de l'UE de 2008 a été une occasion de donner à l'Europe un rôle leader pour créer l'Union pour la Méditerranée »

Lancée à grands frais en 2008, l'UPM n'a jamais décollé. Une conférence sur l'eau prévue en avril a été avortée en raison du conflit au Proche-Orient.
A peine deux ans après son lancement, des élus s'inquiètent. Michel Vauzelle, vice-président de l'Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (Arlem) et président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (France), attend que le prochain sommet du mois de juin « débouche sur quelque chose de solide, c'est-à-dire qu'il y ait des moyens et non pas simplement des déclarations d'intentions ».

Construire une France moderne ?

« La possibilité d'introduire un référendum d'initiative populaire est désormais ouverte. »

La révision constitutionnelle adoptée par le Congrès le 21 juillet 2008 a effectivement prévu dans l'article 11 de la Constitution la possibilité pour les citoyens de pétitionner pour convoquer un référendum, mais les conditions sont très restrictives et surtout, aucune loi organique n'a encore été adoptée pour le permettre.
Alors même que des lois organiques concernant les ministres ou France Télévisions ont, elles, été prises.

« Permettre à chacun de réussir, en donnant plus à ceux qui ont moins. (…) Après la réforme du lycée professionnel, entrée en vigueur à la rentrée 2009, ce sera au lycée d'enseignement général et technologique d'être réformé en 2010. »

Dans la batterie de mesures qui suivent ces promesses, l'Élysée a « omis » un détail… qui ne va vraiment pas dans ce sens. Le nombre de postes supprimés dans l'Éducation nationale : 16 000 en 2010, 13 500 en 2009 et 11 200 en 2008.

« L'objectif est clair : que les revenus et le milieu d'origine d'un étudiant ne soient plus jamais des limites à son ambition dans la poursuite de ses études. »

En étendant le RSA aux moins de 25 ans, le gouvernement a fait un effort louable envers les 160 000 jeunes qui en bénéficieront, mais la mesure est très timorée : pour le toucher, il faut avoir travaillé au moins deux ans et il ne concerne que 2% des 8,18 millions de 16-25 ans en France. Les Jeunes Verts dénoncent : « Rien n'est prévu pour les 1,2 million d'étudiants. Rien pour les 350 000 jeunes en IUT ou en STS… »

Sur le service minimum : « Pendant les douze jours de la grève d'avril 2010 à la SNCF, les engagements en matière de service minimum ont été systématiquement respectés, permettant aux usagers d'être transportés sans trop de difficultés »

Ce n'est pas ce qu'ont constaté les usagers : « Le service minimum est respecté mais gens sont transportés avec difficulté », résume le président de la Fédération des usagers des transports d'Aquitaine, Christian Broucaret.
Il précise :
« Les usagers étaient prévenus des trains supprimés, mais avec le remplacement par bus, les retards étaient importants, donc les gens ont pris leur voiture. Surtout, effet pervers du service minimum, il est devenu beaucoup plus difficile de se faire dédommager. »

« Jamais le dialogue social n'a été aussi dense et efficace que depuis mai 2007. »

Une affirmation que la rotation rapide des ministres du Travail (Éric Woerth a remplacé Xavier Darcos, qui a lui-même pris la suite de Xavier Bertrand) ne tend pas à confirmer.
Par exemple, pour la réforme des retraites, les consultations menées au pas de charge sont critiquées par les syndicats, pas persuadés d'être entendus lorsque le gouvernement annoncera ses décisions le 20 juin. Ainsi, le ministre n'envisage pas toutes les possibilités, il a déjà exclu toute hausse des prélèvements.

« La suppression de la publicité sur les chaînes de la télévision publique a ainsi permis de sortir le service public de la contrainte d'audience, en lui offrant la possibilité d'une programmation ambitieuse et visant exclusivement la qualité. »

D'abord, la publicité n'a disparu des écrans des chaînes publiques qu'après 20 heures. Ensuite, c'est par le budget de la nation que le manque à gagner à été compensé. Enfin, la suppression totale de la publicité, pourtant déjà inscrite dans la loi, est aujourd'hui remise en cause jusqu'au sein même de la majorité.

« La taxe carbone sera mise en œuvre quand il y aura « un engagement européen ».

Or, cet engagement nécessitera l'unanimité des pays membres et est donc très hypothétique. L'abandon de la taxe sous cette mandature là, principal engagement du Grenelle de l'environnement, continue d'être nié.

« La rénovation thermique des logements est lancée »

Certes l'éco-prêt à taux zéro est un « succès » mais cette aide fiscale n'est assortie d'aucune contrainte de performance thermique des logements anciens. De plus, le document de l'Élysée avance des chiffres d'économies que réaliseront les ménages (« 4 000 euros par logement en habitat collectif et 15 000 euros en maison individuelle, sur vingt ans »), qui sont jugés farfelus par les spécialistes : sans connaître le prix de l'énergie dans vingt ans, un tel calcul est impossible.

« Notre pays s'est doté, avec le Haut conseil des biotechnologies, de moyens nationaux d'évaluation environnementale des OGM »

L'absence d'indépendance de ce « haut conseil » a été pointée dès sa création. Il a récemment jugé « acceptable » la culture du maïs transgénique Bt11, au grand dam des associations de défense de l'environnement. Sa légitimité est aujourd'hui très faible.

« Jamais la France n'a engagé des moyens aussi importants en faveur des transports durables »

Une phrase à l'emporte-pièce qui ne colle pas ni avec la priorité donnée au réseau routier dans le plan de relance, ni avec l'autorisation de faire rouler des camions de plus de 44 tonnes, ni encore avec le report de la taxe poids lourds à 2012 ; ce qui fait de la France, selon le mot de Sandrine Bélier, députée européenne Europe Écologie « l'aspirateur à camions de l'Europe. »

Bâtir une France plus juste ?

« Permettre à ceux qui le souhaitent de travailler plus et de gagner plus : grâce à la loi Tepa d'août 2007, les heures supplémentaires sont désormais exonérées de charges et d'impôts. En 2008, déjà près d'un salarié sur quatre (5,5 millions) a bénéficié de ce dispositif, soit une redistribution de pouvoir d'achat de l'ordre de 150 € par mois. »

Comme Rue89 l'avait déjà démontré en 2008, les chiffres sont trompeurs : nombre d'heures supplémentaires n'étaient pas déclarées avant la promulgation de la loi Tepa, donc leur augmentation alléguée n'est pas significative. Surtout, par rapport à leur coût (environ 8 milliards par an), leurs effets bénéfiques se font attendre quant à la richesse créée : le PIB est en recul et le pouvoir d'achat des ménages est en berne.

« Mieux accompagner la recherche d'un emploi grâce à un service public de l'emploi performant. La fusion entre l'organisme d'accompagnement des demandeurs (ANPE) et celui qui indemnise le chômage (Assedic) offre désormais un guichet unique : Pôle emploi. Malgré un contexte très difficile en 2009, cette fusion a été menée en un an. »

Grèves à répétition des personnels de Pôle emploi, aveux d'échec des directeurs d'agence, bugs informatiques, primes qui ne sont pas versées, hausse du chômage impossible à gérer… Eco89 liste depuis un an tous les petits et grands dysfonctionnements de la nouvelle administration, qui empêchent un fonctionnement normal.

« Quant au bouclier fiscal plafonnant les impôts à payer à 50% des revenus de l'année, il concerne aussi de nombreux contribuables modestes : plus d'un bénéficiaire sur deux n'est pas soumis à l'ISF. »

Le vocabulaire permet aussi d'arranger la vérité. L'Élysée considère ici que tous ceux qui ne sont pas soumis à l'ISF (avec un F comme fortune) sont des « contribuables modestes ».

« La réforme de l'hôpital vise, grâce à une meilleure organisation, à améliorer la qualité des soins offerts aux Français sur l'ensemble du territoire. »

La réforme des hôpitaux est davantage une réforme organisationnelle visant à sauvegarder les finances des hôpitaux qu'à améliorer la qualité des soins. Et elle a fait l'unanimité contre elle : le gouvernement a réussi à mettre dans la rue tant les directeurs d'hôpitaux que les grands professeurs de médecine.

« Le déficit du régime de retraite, cette année, est celui que le Conseil d'orientation pour les retraites n'attendait initialement que pour l'année 2030. »

C'est simplement faux. Pour faire passer sa future réforme des retraites, l'Élysée est volontairement alarmiste. En réalité, les projections effectuées en 1995 pour 2010 correspondent exactement à la situation actuelle.

 
Article de Zineb Dryef, François Krug, Julien Martin et Sophie Verney-Caillat dans  Rue89.com/


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Ami Geek, prépare toi pour le No Sarkozy Day de demain

 
Demain (27/03/2010 NdA) c'est le No Sarkozy Day, fébrilement préparé depuis des mois sur Internet. Mais attention les geeks, on ne descend pas comme ça dans la rue..

Et oui, demain sera un grand jour, à défaut d'un grand soir. Et pour nos amis les Geeks, un grand moment. Ils vont aller au dehors, et ça, c'est une expérience; Voici quelques conseils pour qu'elle ne soit pas trop traumatisante.

Déjà le dehors ne s'appelle pas l'IRL, mais la vraie vie.

Quand on rencontre quelqu'un on lui dit "bonjour", pas "lu" ou alors, il risque de te donner un sablé nantais.

Si l'hilarité te prends, ne dis pas "mdr", 'lol' ou "ptdr". Non il faut ouvrir la bouche en grand en lançant "ah ah ah". Oui, au début, ça surprend.

Les créatures en mini-jupe avec des protubérances plus ou moins marquées sur le torse sont des filles. Si, si, ta mère avait raison, tu vois, elles existent.

Les animaux que promènent certaines personnes sont leurs chiens, par leurs "pets".

Tu as faim ? Ne sors pas ton I-Phone pour commander une pizza. Là tu peux aller dans un restaurant. Mais attention, tous ne servent pas des pizzas.

Dans le restaurant, curieusement il n'y a pas d'écran derrière ton assiette mais un autre convive. Tu peux lui parler de vive voix sans passer par Skype ou MSN. Essayes.

Tu es fatigué, c'est normal. Tu es juste allé jusqu'au coin de ta rue. De savoir que tes jambes ne servent pas seulement à aller de ton lit à ton pc devrait te réjouir, non ?

Si les gens te considèrent avec un air pincé, ne le prends pas mal. IRL, d'ordinaire, les personnes ne sortent pas en pantalon de pyjama et se lavent tous les jours. Certains même se coiffent. C'est une curiosité.

Quand tu seras sur les lieux des rassemblements, dis toi que ceux qui sont  là ne sont pas tous venus pour parler overcloking, non il y en a aussi deux ou trois qui discutent politique.

Si tu entends "lol", c'est juste parce que le mec en face de toi est plié de rire à la lecture de tes tweets.

Tu n'y retrouveras pas tes copains de guilde grâce à leur nom en vert au dessus de leur tête.

Si tu vois venir quelqu'un vers toi qui te demandes pourquoi tu participes au No Sarkozy Day, il ne fait pas une quête consistant à parler à 50 personnes en moins d'une heure. C'est un journaliste. Tu lui réponds que tu es là pour dire "Non" à Sarkozy. S'il te demande davantage d'explications parles de la loi Hadopi. De toutes façons, tu ne connais pas d'autres sujets.

Quand les CRS vont charger ne pars pas dans leur direction en hurlant "pour la Horde !".

A la différence de Counter Strike, quand on se réveille après la charge des CRS on n'est pas de nouveau prêt à repartir au combat, mais à l'hôpital.

Voilà dimanche tu pourras raconter à tes amis sur Facebook tes innombrables découvertes.

Par Tittine   26/03/2010 Sur le post


 

Parce qu'il le vaut bien.....
Mandela, le long combat contre l'apartheid

 

Le 11 février 1990, Nelson Mandela, le leader du Congrès national africain (ANC), symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc, était enfin libre au terme de 27 années de prison.
 

Le 15 octobre 1989, sept compagnons de Nelson Mandela emprisonnés avec lui dans le sinistre bagne de Robben Islands, au large de la ville du Cap, sont libérés par le pouvoir de l’apartheid. « Je savais que je n’aurai plus longtemps à attendre », écrit Mandela dans son autobiographie, Un long chemin vers la liberté. De fait, le 11 février 2010, il y a vingt ans jour pour jour, le leader du Congrès national africain (ANC), symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc, sort de sa prison. Une libération fêtée dans le monde entier par tous ceux qui se sont mobilisés depuis des années parce que c’est la première grande victoire contre ce régime honni, soutenu presque jusqu’au bout par les « démocraties occidentales ».

Lui dont on ne connaissait que quelques photos réalisées dans les années cinquante, alors qu’il n’avait que la quarantaine, stupéfait le monde entier, ému, avec sa chevelure grisonnante. Mais avec le recul, ce qui a sans doute le plus surpris lorsqu’on l’a vu avec, à ses côtés, celle qui était encore son épouse, Winnie, c’est la dignité de cet homme que le pouvoir blanc ne voulait pas seulement faire plier : il voulait le briser. Il n’y parviendra pas. En avril 1964, déjà emprisonné (il a été arrêté le 5 août 1962), devant ses juges qui le condamneront à la perpétuité, Mandela déclare : « J’ai combattu la domination blanche, j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idée d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et atteindre. Mais s’il en était besoin, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

« J’ai chéri l’idée d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie ». Nelson Mandela.

Mandela va rejoindre sa cellule dans le bagne de Robben Island, une île au large de la ville du Cap. Il devient le prisonnier matricule 466-64. Il ne recouvrira la liberté que vingt-sept ans plus tard. « La prison ne vous vole pas seulement votre liberté, elle essaie aussi de vous déposséder de votre identité », écrit-il. « C’est par définition un État purement autoritaire qui ne tolère ni indépendance ni individualité. » Au combat politique s’ajoutait donc celui pour la dignité du prisonnier. « Toute demande de livre qui contenait le mot “rouge”, même s’il s’agissait du Petit Chaperon rouge, était rejetée par les censeurs », se souvient-il.

Lors de son premier discours, prononcé depuis le balcon de l’hôtel de ville du Cap, il dit : « Je suis là devant vous non pas comme un prophète mais comme un humble serviteur du peuple. Ce sont vos inlassables et héroïques sacrifices qui m’ont permis d’être là aujourd’hui. Je remets entre vos mains les dernières années qui me restent à vivre. » Surtout, au grand dam des dirigeants de l’apartheid et de ceux des pays occidentaux (notamment Margaret Thatcher, alors premier ministre britannique), il exprime sa profonde gratitude à l’ANC, au Parti communiste sud-africain et aux combattants de l’Umkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC, plus connue sous le nom de MK. Bien que libre, à ce moment-là, Mandela, comme tous les Noirs d’Afrique du Sud, ne possède toujours pas le droit de vote et l’apartheid est toujours en place. « Je suis un membre loyal et discipliné de l’ANC, en accord total avec sa stratégie et sa lutte sur tous les fronts, lance-t-il devant une foule émue. Nous n’avons pas d’autres choix que de continuer la lutte armée. » Il demande également le maintien des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud.

« Nos sentiments de respect et de solidarité, de notre engagement à apporter à votre combat et à celui de votre peuple ». Georges Marchais

Politiquement, les années qui suivent sa libération sont éprouvantes. Les négociations, commencées le 2 mai 1990, traînent en longueur. Il apparaît que le président blanc Frederik De Klerk, soutenu par les Occidentaux, cherche avant tout à conserver le pouvoir et à diviser l’ANC et le Parti communiste. Pendant qu’il discute, sa police poursuit d’ailleurs sa répression. Certains tentent, aujourd’hui d’oublier les manœuvres de De Klerk, voyant en lui un visionnaire et un homme de paix. C’est oublier que la lutte de l’ANC et de ses alliés et le soutien des progressistes et des démocrates dans le monde entier ont contraint ce régime à desserrer l’étau.
En France, les grands médias mettront de nombreuses années avant d’évoquer le sort de celui qui était alors le plus vieux prisonnier politique du monde et n’ouvriront guère leurs colonnes ou leurs antennes à ceux qui, ici, soutenaient ce combat : les Rencontres nationales contre l’apartheid, le Mouvement anti-apartheid, et encore moins au Parti communiste français (PCF), seul parti à s’être résolument et totalement engagé dans cette lutte. Notre journal prendra toute sa place dans cet engagement.

Le combat des communistes en faveur de la libération de Nelson Mandela, de ses compagnons et pour la fin de l’apartheid est un combat du premier jour. Dès le procès de Rivonia (1963-1964), qui devait envoyer au bagne le leader de l’ANC, c’est à la tribune de l’Assemblée nationale qu’intervient la député communiste, Marie-Claude Vaillant-Couturier en faveur des inculpés. Les manifestations vont se succéder, que ce soit à l’occasion de la terrible répression du mouvement noir, particulièrement des massacres de Soweto, ou pour dénoncer la complicité des autorités françaises qui arment l’apartheid et lui fournissent des centrales nucléaires. Des actions seront menées pour empêcher l’importation de marchandises en provenance d’Afrique du Sud, tel le charbon.
Le combat n’a jamais cessé de prendre de l’ampleur. La Fête de
l’Humanité 1985 en porte la marque. Un immense concert, réunissant Max Roach, Eddy Louis, Salif Keita, Bernard Lubat et Manu Dibango, est donné. Une délégation élue par les centaines de milliers de participants, conduite par le directeur du journal, Roland Leroy, est chargée de se rendre à Matignon pour exiger que la France boycotte à 100 % le régime de l’apartheid.

En juillet 1988, Mandela fête ses soixante-dix ans en prison. Georges Marchais, alors secrétaire général du PCF, lui adresse un message l’assurant, de la part des communistes français, de « nos sentiments de respect et de solidarité, de notre engagement à apporter à votre combat et à celui de votre peuple la contribution croissante qu’ils appellent ». Il ajoute : « Nous combattons et combattrons toutes les complicités, d’où qu’elles viennent, à l’égard d’un pouvoir qui a montré à l’opinion française jusqu’où il pouvait aller en faisant assassiner sur notre sol notre camarade Dulcie September (assassiné à Paris par l’apartheid en 1988 — ndlr). » Le successeur de Dulcie, Solly Smith, se verra remettre, le 20 juillet, dans les locaux de l’Humanité, plus de 3 000 messages de soutien adressés par les lecteurs. « Le Nobel pour Mandela » : la proposition faite par Georges Marchais est approuvée par les participants au meeting de la Fête de l’Humanité 1988. Cette campagne va crescendo. Le 9 décembre, sous un chapiteau dressé au Champ-de-Mars, 20 000 personnes participent à une soirée ou se succèdent musique et témoignages. Joëlle Kauffmann, Valérie Kaprisky, Roger Hanin s’associent à cette campagne. Le 31 janvier, le Comité de défense des libertés et des droits de l’homme en France et dans le monde, que préside Georges Marchais, se rend à Oslo. Il rencontre le directeur du comité Nobel, Jacob Sverdrup. Á La Courneuve, la Fête de l’Humanité se met aux couleurs de l’ANC. Le portrait de Nelson Mandela est partout, popularisant encore plus le combat contre l’apartheid et pour la libération du dirigeant de l’ANC.

Lorsque Nelson Mandela vote pour la première fois de sa vie, il a soixante-quinze ans. C’est en avril 1994.

Le 11 février 1990, Nelson Mandela est libéré. Quelques semaines plus tard il se rend à Paris. Au sortir des rendez-vous officiels, il rencontre, au siège du PCF, place du Colonel-Fabien, Georges Marchais qu’il appelle « mon camarade » dans une interview à l’Humanité. En 1993, il reçoit le prix Nobel de la paix, consécration de son combat et de celui de ces millions de personnes qui ont manifesté pendant des années alors que les gouvernements d’Europe de l’Ouest et des États-Unis soutenaient le régime d’apartheid.
Les artistes se mobilisent également contre l’apartheid et pour la libération de Nelson Mandela. En 1974, humainement et politiquement ému par cette situation, le plasticien d’origine niçoise Ernest Pignon-Ernest recouvre les murs de Nice (que la mairie de droite a jumelé avec celle du Cap malgré la ségrégation) de ces terribles sérigraphies ou l’on voit une famille africaine derrière des grillages. Un engagement qui se poursuivra avec les artistes contre l’apartheid que Pignon-Ernest animera avec le peintre Antonio Saura. Un musée itinérant comprenant des dizaines d’œuvres des plus grands artistes sillonne la planète avec une promesse : l’ensemble sera remis au premier gouvernement démocratique. En 1996, deux ans après l’élection de Nelson Mandela comme président de la République sud-africaine, Ernest Pignon-Ernest lui remettra personnellement les « clés » de ce musée pas comme les autres, dans les locaux du Parlement, au Cap.

Lorsque Nelson Mandela vote pour la première fois de sa vie, il a soixante-quinze ans. C’est en avril 1994, à l’issue d’une campagne électorale si épuisante qu’on se demande comment un homme de son âge a pu la supporter ! Certainement grâce à cet enthousiasme qu’il avait chevillé au corps et qui lui faisait dire pendant les meetings électoraux : «  Je voudrais tous vous mettre dans ma poche. J’ai soixante-quinze ans et avec vous j’ai l’impression d’en avoir seize. Vous êtes ceux qui m’inspirez à chaque jour de ma vie. » Élu président, il se met tout entier au service de cette cause : bâtir une nouvelle nation, une nation débarrassée de l’apartheid ou le mot « race » n’a plus aucune signification. En ce sens, la création de la Commission vérité et réconciliation (TRC) a permis d’ouvrir un chemin original, « entre amnistie et amnésie », parce que, comme le répétait Mandela, « nous pouvons pardonner mais nous ne pouvons pas oublier ».

Pierre Barbancey - L'Huma. du 11 février 2010

RENAUD écrivait dans l'HUMA du 5 avril 1985

Salut Nelson !

Je t'écris énervé. La télé ici nous abreuve régulièrement d'images, de manifestations anti-apartheid, anti-misère, anti-injustice en Afrique du Sud, manifestations réprimées par les gardes-chiourmes du pouvoir blanc avec une violence qui me révolte et indigne bon nombre de mes compatriotes.
Et rien ne change !
Notre gouvernement de "gauche" continue d'entretenir des relations diplomatiques avec ton pays, et personne n'a démenti qu'il vendait des armes à Prétoria par Israël interposé, pendant que toi et des centaines de camarades croupissez dans les prisons(...)
Nous sommes ici quelques-uns (sûrement plusieurs millions) à soutenir ton combat et celui de tes frères. (...)

Courage Nelson, l'apartheid connaîtra bientôt son Trafalgar."

 

Quand la mémoire collective fout le camp...
c'est tout l'Avenir qui est remis en cause !

Paris, février 1962. La perspective d’une fin de la guerre d’Algérie semble s’être éloignée depuis la suspension des pourparlers de paix, le 28 juillet 1961, entre le GPRA. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) et le gouvernement français. Cependant, dans les arcanes du pouvoir, tout le monde s’accorde à dire que la seule issue possible est l’indépendance de l’Algérie. S’accrochant désespérément à leur rêve d’une Algérie française, les fascistes de l’OAS. (Organisation Armée Secrète), multiplient les attentats en Algérie et en Métropole. Cette stratégie de la terreur vise à mettre la pression sur le gouvernement français, qui se dit de plus en plus favorable à de nouvelles négociations avec le GPRA.

Face à ce “péril brun”, les milieux de gauche se mobilisent autour du Comité Audin (Comité d’intellectuels luttant pour faire la lumière sur la disparition de Maurice Audin, militant du Parti Communiste Algérien), du PCF, de l’UNEF, et du PSU. Dans les universités, des journées de grève sont organisées avec succès, ce qui pousse de Gaulle à déclarer : “Le peuple n’a pas à se préoccuper du problème de l’OAS ; c’est aux forces de l’ordre d’agir”. Cependant, les forces de l’ordre ne sont pas aussi zélées dans leur lutte contre le terrorisme de l’OAS que dans la répression des sympathisants de la cause algérienne. Le 7 février 1962, dix attentats sont commis, à Paris, par l’OAS. Les cibles sont des universitaires, des élus du PCF, des officiers, des journalistes ainsi que le Ministre de la Culture, André Malraux. La bombe qui visait ce dernier blesse grièvement une enfant de quatre ans, Delphine Renard, qui perdra un œil et sera défigurée.

Cette vague d’attentats pousse la gauche à organiser un rassemblement, le 8 février 1962, place de la Bastille à Paris. Or, suite à l’état d’urgence décrété le 21 avril 1961, un arrêté préfectoral interdit toute manifestation sur la voie publique. Cependant, selon certains historiens (dont le Professeur Brunet), le préfet de Paris de l’époque, Maurice Papon, avait envisagé de tolérer la manifestation du 8 février. C’est le Général de Gaulle lui même qui se serait opposé à ce que le rassemblement ait lieu, après l’avoir qualifié de “communiste”, ce qui, dans sa bouche, signifiait clairement “subversif”, voire “dangereux”. De plus, l’interdiction de cette manifestation flattait l’aile droite de ses partisans, en montrant que de Gaulle ne jouait pas le jeu des communistes dans la solution du conflit algérien.

Le jour de la manifestation, les consignes sont claires : il ne faut tolérer aucun rassemblement et “faire preuve d’énergie” dans la dispersion des manifestants. Cette “énergie”, les policiers dépêchés sur place vont la fournir de façon dramatique. Le quadrillage de la manifestation est parfait ; c’est en direction d’une véritable toile d’araignée policière que se dirigent les manifestants, à partir de 18h00. 2845 CRS, gendarmes mobiles et policiers sont organisés en cinq divisions entourant le quartier de la Bastille, de la gare de Lyon aux métros Filles du Calvaire et Saint Ambroise, et de la rue Saint Antoine au boulevard Voltaire.

Côté manifestants, on souhaite un rassemblement pacifique ; un communiqué radio précise, le 8 février, que “les manifestants sont invités à observer le plus grand calme”. En outre, les organisateurs prennent la décision de ne pas défiler, estimant que la police ne chargerait pas un rassemblement statique.

A l’heure du rassemblement, les manifestants se heurtent aux forces de l’ordre. Certains sont reflués sur la rive gauche, alors que, sur la rive droite, la tension monte peu à peu. En effet, quelques affrontements se déclenchent boulevard Beaumarchais. La réponse policière est terrible. On matraque des manifestants, des passants, les hommes, les femmes et personnes âgées, jusque dans les cafés et les stations de métro. L’acharnement est tellement aveugle que même des policiers en civil seront blessés.

Mais c’est boulevard Voltaire et rue de Charonne que la répression est la plus violente. Alors que les organisateurs donnent le signal de dispersion, les forces de l’ordre, commandées par le Commissaire Yser, chargent le cortège. En effet, sur ordre de la salle de commandement, c’est-à-dire du Préfet Papon, il faut “disperser énergiquement” les manifestants. Les policiers chargent avec une telle brutalité et de façon si soudaine, qu’un mouvement de panique s’empare des manifestants, qui tentent de fuir vers la station de métro la plus proche.

Les premières cibles des forces de l’ordre sont des élus communistes, qu’ils frappent à la tête. Puis, c’est au tour des manifestants qui, portés par la foule, trébuchent dans les escaliers du métro et s’entassent les uns sur les autres. Au lieu d’aider les gens qui suffoquent, les policiers les frappent, les insultent, et n’hésitent pas à jeter sur eux les grilles d’acier qu’ils trouvent au pied des arbres, ou encore des grilles d’aération. Le bilan de cette agression fut de huit morts, dont un manifestant de quinze ans. Sept d’entre eux sont morts par étouffement, un des suites de blessures à la tête. Tous étaient communistes.

Au lendemain du drame, la presse, de façon unanime, stigmatise la responsabilité des forces de l’ordre. Le Ministre de l’Intérieur, Roger Frey, rejette quant à lui toute la responsabilité sur le Parti Communiste, qu’il accuse d’avoir tenu la manifestation malgré l’interdiction officielle. Au passage, le ministre assimile les manifestants aux fascistes de l’OAS, car ce sont là, explique-t-il, “deux ennemis de l’intérieur”. De son côté, la population française est largement choquée par ce déchaînement de répression : entre 500 000 et un million de parisiens assistèrent aux funérailles des victimes.


     <discours du PCF lors de la Commémoration 2010

13 février 1962, le cortège funèbre accompagnant les victimes de Charonne au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, rassemble plus d'un million de personnes.


 

Le Groupe du No Sarkozy Day supprimé de Facebook

Le groupe Facebook du No Sarkozy Day a été supprimé. Il semblerait que nous commencions à devenir gênants.  Facebook aurait-il subit des pressions?

Voici le nouveau en attendant pensez à vous y inscrire et à en diffuser l’adresse

http://www.facebook.com/groups.php?id=672773856#/group.php?gid=280340015994  <- - - - Désactivé !

Dénoncez la censure écrivez tous un email à cet adresse et surtout mettez ce petit message sur votre blog.   disabled@facebook.com

Nous avons déjà écrit un message à facebook avec une réponse automatique pour le moment :

« Bonjour,   Nous avons reçu votre demande et devrions pouvoir vous répondre bientôt. Dans l’entre-temps, nous vous recommandons de consulter nos pages d’aide (http://www.facebook.com/help.php). Vous y trouverez les réponses aux questions les plus fréquentes. Nous vous remercions d’avoir contacté Facebook. -L’équipe Facebook »

 

                  NOUS VOUS DEVIONS CETTE EXPLICATION
                    La censure est venue de l'intérieur

       Vendredi 29 janvier peu après 20h40, le Groupe Facebook « No Sarkozy Day 27 mars 2010 » disparaissait subitement de nos écrans, et les publications de ce Groupe sur nos fils d’information avec.
       Devant l’instantanéité de la chose, nous avons très vite pensé à une indisponibilité technique de notre groupe.
Puis les minutes et les heures passant, nous fûmes convaincus d’un acte de censure sur ce Groupe, forcément dû à une action externe.
       Notre premier instinct fut de crier notre révolte de voir disparaître ainsi l’outil de Rassemblement et de Cohésion de ce formidable élan citoyen et démocratique qu’est le No Sarkozy Day… 365 000 membres réduits au silence, effacés, instantanément… ça fait froid dans le dos !
       Toute la nuit d’hier, et toute la journée de samedi, nous avons oeuvré à inviter nos contacts, activer nos réseaux, pour remonter un nouveau groupe.
       Vous avez été nombreux à vous mobiliser avec nous, pour relayer l’information de la disparition du Groupe Facebook des plus populaires du moment !
       Nous vous remercions chaleureusement de votre implication sans réserve, et de vos nombreux témoignages de soutien !
       Le Groupe No Sarkozy Day 27 mars 2010 n’avait pas pu être effacé d’un instant sur l’autre. C’était une certitude…La disparition du Groupe No Sarkozy Day sur Facebook n’était pas due à un problême technique du Réseau Facebook, ou autre intervention externe…
       Et nous devons faire notre mea-culpa de l’avoir pensé trop fort, trop vite…  Après 24 heures de travail sans repos, nous avons du nous rendre à cette évidence :
                     
 Le ver était dans le fruit.
       Un des administrateurs du groupe a trahi la confiance que nous lui avions accordée, pour user d’une astuce très simple consistant à rendre le groupe inaccessible.
« Rien ne nous protège contre l’orgueil de certains. Et c’est essentiellement pour cela que la lutte est difficile. » (parole d’indien).
        Nous remercions, du fond du cœur, encore une fois, toutes celles et tous ceux qui nous ont soutenus pendant ces dernières 24H00.
        Nous tenons à nous excuser auprès de vous tous, de cet incident qui nous a tous profondément choqués.
 

L’aventure continue....  Le Groupe Facebook « No Sarkozy Day 27 mars 2010 – Objectif 1 million » est à nouveau accessible !L’équipe du No Sarkozy Day  06 01 99 20 10

Rejoignez le Groupe Facebbook "No Sakorzy Day - 27 mars 2010"

Sine

1>>>> Là

http://www.sinehebdo.eu/   

 

Signez l'Appel  

HD



358 SDF sont mort en France en 2009

    Le vaccin contre la grippe A a coûté 871 millions d'euros avec la nécessité et l'efficacité que l'on sait .

    Il y a eu (chiffre au 14 décembre 2009) 145 décès de la grippe A (dont des décès de personnes déjà plus ou moins sérieusement malades pour lesquelles la grippe A a été un facteur aggravant).

    Et il y a eu 358 personnes sans abri qui sont décédées du fait de conditions de vie inhumaines. La liste des décès en 2009 va s'allonger dans les jours et les mois à venir, car ils sont souvent appris «avec retard».                                    vaccin

    Quel budget a été consacré par le gouvernement pour sauver ces personnes en danger de mort?

    On ne le sait pas vraiment mais c'est très loin des 871 millions d'euros.

    D'un côté 358 décès et de l'autre 145 et 871 millions d'€.

C'est pour quand

le vaccin contre la misère ?

 

Rappel:
Le 18 décembre 2006, à Charleville-Mézières, le candidat Nicolas Sarkozy promet qu'en 2008, plus personne ne mourrait de froid dans la rue:
                « Je veux, si je suis élu président de la République que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a plus un toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société".


L'histoire véridique d'un symbole anarchiste

 

le A cerclé

Grâce à un petit livre très illustré paru il y a quelques semaines, on connaît enfin l'origine de ce symbole, sceau de l'insoumission, de la rébellion, de l'anarchisme : le A cerclé, ou A dans l'O.

A force de le voir graffité sur des murs à la craie, à la bombe (de peinture), sur des T-shirts et des drapeaux, on pensait qu'il était là depuis toujours.

Mais selon les auteurs de l'ouvrage « A cerclé, histoire véridique d'un symbole » (1), tout cela n'est que légendes ...

En fait, ce signe est une création iconographique plus récente. Études et preuves à l'appui -certifiées par le Centre d'études libertaires Pinelli de Milan et le Centre international de recherches sur l'anarchisme de Lausanne-, on sait désormais que le premier A cerclé remonterait à 1964.

En avril précisément, il apparaît dans le Bulletin des Jeunes Libertaires comme projet de signe de ralliement proposé « à l'ensemble du mouvement anarchiste ». D'après le texte accompagnant cette idée, il s'agissait  « De trouver un moyen plus pratique et rapide de réduire au minimum le temps et la longueur de signature sous les textes et slogans. »

Un symbole manipulable

On se perd en conjectures sur les sources d'inspirations (le symbole antinucléaire déjà connu ? ) mais on connaît les noms des concepteurs : Tomas Ibanez et René Darras. On ne peut pas dire que ce premier A dans l'O soit porté par les foules. Assez confidentiel par son annonce, on imagine sans peine qu'il est aussi plombé par les débats à pas d'heure des groupes anars sur son fond et sa forme.

Mais voilà qu'en 1966, en Italie, un économiste de formation, spécialiste des questions agricoles, Amedeo Bertolo, reprend ce sigle pour la signalétique de la Gioventù libertaria de Milan, proche des libertaires parisiens. Et ce même si des esprits contrariants (mais néanmoins lucides) sont contre ce dessin trop simple, falsifiable, au service de n'importe qui pour n'importe quoi. Pourtant -et peut-être même pour toutes ces raisons-, le A dans l'O commence à fleurir un peu partout.

En 1968, il reste encore discret. En 1969, il est manipulé par l'extrême droite italienne qui signe ses attentats meurtriers du A dans l'O. Redessiné élégamment (A avec empattement, en négatif sur fond circulaire noir) en 1971 par le frère d'Amedeo Bertolo, Gianni, pour être le titre d'un officiel mensuel anarchiste, il retrouve sa place dans son camp. Il est repris par les Autonomes allemands, les Provos hollandais, les pacifistes, tous les insoumis, la « punkitude »… et par la mode.

Pour Amedeo Bertolo, le « père adoptif » du A cerclé, à qui on demande si après 40 ans, le A dans l'O a bien vieilli, sa réponse est claire : « Il me semble encore très efficace, tant comme symbole de révolte anti-autoritaire que comme “ signature ” des multiples anarchismes contemporains. »

Ni Dieu ! Ni Maître !    Mais pas no logo

Lire l'article dans sa forme originelle   

 *A cerclé, histoire véridique d'un symbole  - Éditions alternatives, 128 pages en quadri 19x19 cm, 22 euros -


 

    Lannion, ville de bobos.

    S'agit-il d'une caricature ou de la réalité, c'est ce que nous avons voulu savoir.

    Aisés financièrement, militants, ouverts d'esprit, les Trégorrois  (et autres Lannionnais) ont le profil des bobos de province.

    Cliché ou réalité ?
 


Côté bourgeois

Le premier BO de bobo ne désigne pas des bourgeois à l'ancienne, mais plutôt les classes moyennes supérieures. Le chanteur Renaud, dans sa chanson Les bobos, leur attribue des boulots dans « l'informatique et les médias ». Les sociologues les ont très vite rangés dans les métiers du tertiaire.
Selon l'Insee, en 2008, Lannion générait 11 825 emplois dans le tertiaire, contre 5 207 à Guingamp et 10 094 à Morlaix. Toujours selon l'Institut de la statistique et des études économiques, la part des services aux entreprises dans l'emploi salarié est de 16,8 % à Lannion, soit supérieure à la moyenne (12,3 % en Bretagne, 8,5 % à Guingamp, 8,2 % à Morlaix et 10,4 % à Saint-Brieuc). « Attention, met en garde un observateur. Lannion a une particularité : France Télécom et Alcatel sous-traitent énormément auprès des sociétés de services en ingénierie et informatique. Il s'agit de services à l'industrie et non à la personne. » Il n'empêche, ces emplois sont bien rémunérés.
Les données des services fiscaux le prouvent : le revenu moyen des Lannionnais et des Trégorrois en général est supérieur à la moyenne (lire ci-contre la rubrique « Le chiffre »). Deux bémols, tout de même : le taux de chômage assez élevé (8 %), notamment chez les jeunes et les destructions d'emplois dans les télécoms. Lannion pourrait perdre de sa superbe dans les années à venir.

Côté bohème

 

Les bobos seraient un peu intellos. « Ils aiment le cinéma coréen », dit encore d'eux Renaud, « et votent toujours écolos ».
Sur le premier point, les Baladins confirment « que le cinéma d'art et essai connaît plus de succès à Lannion et à Perros qu'à Guingamp ». Le top 5 des entrées est sensiblement le même à Lannion qu'ailleurs (L'âge de glace, Harry Potter, Le petit Nicolas, Là-haut et 2012) mais à Perros, Gran torino, le film intimiste de Clint Eastwood, s'insère en troisième position. Avec ses retraités dégagés de soucis financiers, la côte de Granit a, elle aussi, son côté bobo.
En politique, le Trégor intérieur est un fief socialiste. Et commence à tirer vers le vert.
Aux dernières élections européennes, Europe écologie a glané la préférence des électeurs dans huit des dix-sept bureaux de vote. La liste a fait ses meilleurs scores dans les quartiers excentrés de Loguivy-lès-Lannion, Servel et Beg-Léguer. Ce serait donc là que vivent nos bobos...
Lannion se distingue aussi par son militantisme. Les syndicats de tout poil y sont largement représentés, les associations foisonnent : elles sont plus de 200 et représentent près de 8 000 adhérents pour 20 000 habitants.
Il est rare de passer un mois sans une manifestation. « Quand je suis arrivé en 2008, j'étais surpris de voir une telle mobilisation en faveur des sans-papiers », se souvient un nouvel arrivant.

 

Ouest-France / Bretagne / Lannion / Archives du samedi 02-01-2010 David DÉSILLE.
 


Services publics :Où est le problème ?

 

Que n'a-t-on entendu, au cours de cette année 2009 sur cet horrible, cet affreux Service public, ce dévoreur de milliards inutiles, cet abîme sans fond, pourvoyeur d'emplois quasiment fictifs si on doit en croire le verbe officiel.

Mais que n'a-t-on entendu aussi les citoyens se plaignant de la détérioration du même Service public dans les situations aussi fournies que l'inventaire de Prévert !


            SNCF tout d'abord.

Ah là, là ! Tous ces trains qui ne sont pas fichus d'arriver à l'heure pour les vacances de Noël ! Encore une heure de retard aujourd'hui. Pas moyen de leur faire confiance ! Et je ne vous parle pas que je m'y suis repris à quatre fois pour avoir mon billet sur la borne automatique. Suppression d'emplois : 2000 rien qu'en 2009 , sans parler des années précédentes. Rien à voir, évidemment.

            Côté Santé, la loi HSPT pour vous sauver la mise.

Comptons d'abord. Soignons ensuite. Passons le pouvoir aux administratifs des ARS (Agences Régionales de Santé) et des CHU et tout va aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pas sûr qu'on ait entre temps rapproché le service de l'usager. Mais il les fera bien, comme dans la Creuse, les 170 km pour bénéficier de ses séances de radiothérapie. Rentables, on vous a dit, les hôpitaux ! C'est l'objectif annoncé. D'ailleurs, on a étrenné l'affaire avec la campagne de vaccination nationale. Ef-fi-ca-ci-té assurée partout. Rien à redire.

            A l'Éducation nationale, au moins tout va mieux.

On passe à 16 000 suppressions de postes en 2009. En progrès à côté des 13 500 de 2008. On va quand même pouvoir souffler un peu. C'est vrai quoi, il ne faudrait quand même pas que ces enseignants ou autre personnels (dont on réduit au passage la formation pédagogique à sa plus simple expression) aient trop de temps à perdre auprès des chères têtes blondes et brunes. Rentable, l'Education nationale, on vous a dit, c'est l'objectif. Si toutefois les instit's faisaient aussi bien que les curés, on pourrait peut-être voir.

            Et ces Régions, Départements, Communes, Collectivités territoriales qui pompent l'impôt des Français avec leur Taxe professionnelle ?

Comment ça, Taxe professionnelle ? Allez, privés de Taxe professionnelle ! On trouvera bien après une formule magique pour faire rentrer le beurre (sans l'argent du beurre, faudrait pas rêver, quand même !). Elles trouveront bien une solution, les collectivités territoriales, pour l'argent du beurre, quand elles n'auront pas le choix.

            Pour la Sécu, pas d'inquiétude.

On vient de remonter à l'air libre un nouveau filon inexploité : tous ces maladroits qu'on indemnise sur leurs accidents de travail. Ce n'est pas une maladie, un accident de travail, enfin ! Z ‘avaient qu'à faire un peu attention, après tout, et ils pourraient encore travailler, tous ces éclopés du boulot ! D'accord, ça ne va pas boucher grand chose, à la Sécu, mais pas question de sortir la grosse armada et le bouclier pour colmater la brèche. Le bouclier ? Vous n'avez pas encore compris. On-n'y-touche-pas ! Sacré, le bouclier, autant que celui d'Abraracourcix.

            La Poste, ce grand service de proximité ?

Qui a parlé de la privatiser ? On n'en jamais parlé. Jamais, et on n'en parlera jamais. Pas plus qu'on en avait parlé pour son vieux cousin germain France Télécom. D'accord, notre vieil opérateur a bien connu depuis 1993 des suppressions d'emplois dont on taira les chiffres par pudeur, et quelques drames dans son personnel, dont se sont emparés les media. Mais pas de ça, à La Poste ! Non. Jamais. Promis, juré, craché ! Bon, d'accord, prévoir quand même de faire bientôt quelques kilomètres de plus pour voir la casquette d'un vrai postier avant d'oublier comment elle était faite.

            Vous craignez d'avoir affaire à la Justice ?

Alors là pas de panique : raccourcissement des circuits pour résultat express. Exit bientôt le Juge d'instruction, et fermeture entre autres de 178 tribunaux d'instance sur 473 au 31/12/09. Les voyages formant la jeunesse, chacun devrait pouvoir y trouver son compte.
 


Alors le Service public d'Etat ?
Pas de problème, il va aller mieux. Enfin, ses comptes...
Pour le reste, ne pas demander l'impossible, s'il vous plaît. Il va rester public, ça on vous le promet et ce n'est quand même un bon début !
Pour ce qui est du Service, faudra faire avec ce qu'il en reste... tant qu'il en reste !

Les jours de cafard ou de doute, il vous restera toujours la possibilité de « travailler plus ». Comme disait le discours officiel « vous gagnerez plus », forcément !

Allez, meilleurs vœux pour 2010

01 Janvier 2010 Par Polovergna


La notion de harcèlement moral élargie par la Cour de cassation

La Cour de cassation a élargi la notion de harcèlement moral dans les entreprises en France en déclarant que pouvait désormais être poursuivie à ce titre une méthode de gestion dégradant les conditions de travail.

Les salariés pourront se plaindre de "méthodes de gestion mises en oeuvre par un supérieur hiérarchique, dès lors qu'elles se manifestent pour un salarié déterminé par des agissements répétés", dit un arrêt rendu le 10 novembre, évoqué par le journal Le Monde de samedi et que Reuters a consulté vendredi.

Les agissements pourront être mis en cause s'ils ont pour effet "de dégrader des conditions de travail susceptibles de porter atteinte aux droits et à la dignité (du salarié, NDLR), d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel".

La Cour de cassation a introduit cette définition en rejetant le pourvoi d'un employeur condamné en 2007 à Grenoble (Isère) pour harcèlement moral sur un employé et contraint à le réintégrer. L'employeur contestait qu'une méthode de gestion puisse être considérée en elle-même comme un harcèlement. *(1)

La notion de harcèlement moral n'existe dans le droit français que depuis 2002. Jusqu'ici, les cas retenus par la justice, rares, concernaient plutôt des relations problématiques entre un employé et un supérieur hiérarchique.

Cette nouvelle jurisprudence pourrait entraîner des actions judiciaires sur diverses formes modernes de gestion des entreprises, telles que des mutations forcées ou des objectifs de performance impossibles à atteindre.

*(1)  :en lien, l'Arrêt de la Cour de Cassation
 


Les derniers instants du groupe Manouchian

Trois clichés authentiques, pris clandestinement par un sous-officier allemand.

Des images uniques prises au Mont Valérien, le 21 février 1944.

Ils sont là. Cloarec, Alfonso, Ramjan, Salvadori et les autres. Mains attachées aux poteaux, yeux bandés, au pied d'une falaise boisée, face à leurs bourreaux. Ils viennent d'être exécutés ou vont l'être d'un instant à l'autre.

Clemens Rüther, lui, est un sous-officier de la Wehrmacht. Ce jour-là, le 21 février 1944, il les a convoyés ici, au Mont Valérien, devant le peloton d'exécution. Puis s'est reculé en surplomb de la clairière. Pour veiller à la sécurité du site, ou pour se cacher. Seule l'histoire le sait. Une chose est sûre : clandestinement, il a décidé de fixer son objectif vers les condamnés. Des patriotes - la plupart étrangers - du célèbre réseau de Missak Manouchian, l'une des composantes des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'oeuvre immigrée (FTP-MOI), d'obédience communiste.

Ses photographies, Rüther les garde pour lui et pour lui seul jusqu'en 1985, avant de les transmettre au comité allemand Franz Stock, du nom de l'aumônier militaire présent au côté des condamnés. En 2003, les images sont transmises à l'Etablissement photographiques des archives de la défense (Ecpad), où personne ne semble réaliser immédiatement la valeur de ces documents. Mais il y a quelques mois, Serge Klarsfeld, fondateur de l'association des fils et filles des déportés juifs de France, apprend leur existence, dans le cadre de ses recherches sur l'identification des quelque 1.000 fusillés du Mont Valérien entre 1941 et 1944.

Des photographies rendues publiques  par Serge Klarsfeld, avant la célébration dimanche du 68e anniversaire de la première exécution massive au Mont-Valérien, le 15 décembre 1941, au cours de laquelle furent fusillés 70 résistants ou opposants à l'occupant allemand, dont 52 juifs.

source   Le Figaro.fr


  Fumer tue...... votre  garantie Apple !

Le tabagisme passif fait des ravages insoupçonnés.

Le site Internet The Consumerist fait état de deux plaintes provenant d'utilisateurs de Mac qui se sont vus refuser des réparations pour cause de "contamination" à la nicotine de leur ordinateur. Les machines étaient bien sous garantie, mais celle-ci s'est révélée inopérante lorsque les clients se sont tournés vers le service après-vente d'Apple.


"J'ai acheté un iMac pour mon fils avec la garantie étendue Applecare. Il y a un mois, il a arrêté de fonctionner. Mon fils l'a apporté au centre de services Apple. Le technicien l'a informé que ça prendrait entre 48 et 72 heures. Cinq jours plus tard, toujours sans nouvelles, j'ai appelé. Ils m'ont informé que cet ordinateur ne pouvait pas être réparé car il était contaminé. Quand j'ai demandé une explication, on m'a dit que mon fils était un fumeur et que l'ordinateur était contaminé à cause de la fumée de cigarette, ce qui constitue un 'danger biologique potentiel'", raconte dans une lettre envoyée à The Consumerist l'un de ces consommateurs.


Apple n'a pas donné beaucoup de détails sur les conséquence de l'exposition des ordinateurs à la fumée – et a refusé de répondre aux questions de The Consumerist. La firme s'est contentée d'apprendre aux utilisateurs concernés que la nicotine se trouvait sur la liste des substances dangereuses de l'Occupational Safety and Health Administration (OSHA) et qu'elle ne pouvait donc demander l'intervention d'un technicien sur un ordinateur exposé à cette substance.

 Renaud, absent du Net , serait-il finalement  victime de sa garantie  Apple ?  LE MONDEFR | 28.11.09 | 17h23 •


C'est plus un train de vie.... c'est le gouffre de nos privations !


Des «augmentations démesurées», «incompréhensibles dans la période de crise qui frappe durement les Français» «Pendant qu’il réduit les moyens humains et matériels de ses administrations, le gouvernement ne cesse d’augmenter son train de vie.»

Dans le détail :

- Le nombre de conseillers ministériels est passé de 534 à 626 en un an (+17,2%).
- Le personnel d'intendance (cuisines...) est celui qui a le plus augmenté, passant de 257 à 303 en une année (+17,8%).
- Les effectifs globaux des cabinets (conseillers, chauffeurs, cuisiniers, secrétaires, gardes du corps...) ont progressé de + 11,1% (3 277 personnes).
- La rémunération mensuelle moyenne des membres contractuels (non fonctionnaires) de ces cabinets a augmenté de + 12,8% sur la même période pour s'établir à 7 157 euros brut.
- Le montant global des indemnités de sujétion particulière (primes de cabinet) s'élève à 31,7 millions d'euros sur l'ensemble de l'année 2009, soit une progression de + 20,6%. Des primes qui ont bénéficié à 3 465 personnes, pour un montant moyen de 9 155 euros.
- L'ensemble des rémunérations et traitement des effectifs des ministères ont dès lors augmenté de + 38,1 % passant de 50, 9 millions d'euros en 2008 à 70,3 millions d'euros en 2009.

Palmarès des ministères : 

René Dosière (1) a également effectué un «palmarès» des ministres selon différents critères. Se classent ainsi premiers Jean-Louis Borloo (Ecologie) pour le nombre de conseillers (39), mais aussi de chauffeurs (48); Brice Hortefeux (Intérieur) pour le nombre de membres de son cabinet, hors conseillers (232) et Bernard Kouchner (Affaires étrangères) pour le personnel d'intendance (40) et les agents de sécurité (59).

(1)René Dosière. député apparenté socialiste,  un habitué des dépenses de l'Elysée, des documents budgétaires ardus qu'il faut décortiquer et analyser...


 

L'ARROSEUR ARROSÉ
Occuper une usine ? C'est légal pour ce tribunal !

Le directeur de l'usine porte plainte contre ses employés: c'est finalement lui qui est condamné !

"Attendu que si le droit de propriété est un droit qui mérite d'être sauvegardé et protégé, le droit du travail est un droit constitutionnel qui mérite plus d'attention encore".

Le président du tribunal de Grande Instance de Cusset(Allier)  vient de débouter le groupe Fruprep France de sa requête en référé du 21 octobre 2009 pour la libération de l'usine de Saint Yorre(03)  occupée par les salariés depuis le 7 octobre dernier.

Cette ordonnance "rend légale l'occupation de l'usine" explique le délégué du personnel Christophe Sivet.

Une déclaration conforté par l'ordonnance du tribunal: "L'occupation de l'usine par les requis, qui sont confrontés à un employeur qui refuse toute médiation ne saurait constituer un trouble manifestement illicite."

L'ordonnance de référé va plus loin puisqu'elle condamne la société à verser 500 euros à chaque salarié, comme le demandait l'avocat des salariés, Me Jean-Louis Borie... alors que des amendes lourdes étaient demandées à l'encontre des salariés

Source  La Semaine de l'Allier le 23/10/2009

    Les pauvres se ruinent pour fumer, les riches arrêtent...

    Nous ne sommes pas tous égaux devant la cigarette. Et comme souvent, mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade… L’Observatoire régional de la santé Paca vient de publier une enquête sur les liens entre tabac et conditions sociales qui montre à quel point ce sont les plus précaires qui fument le plus. Et qui, bien sûr, se ruinent...

    En fait, il y a de moins en moins de fumeurs chez les cadres et professions intellectuelles supérieures. On est passé de 36% en 2000 à 27% en 2005 pour remonter légèrement à 29% en 2008. Du côté des ouvriers, il y a eu aussi une petite baisse de 45% à 37% en 2005 mais le chiffre a rebondi à 43% en 2008. Autre inégalité : ce sont les plus aisés qui arrêtent le le plus rapidement de fumer.

Sans compter que la cigarette pèse de plus en plus lourd dans les petits budgets. En 2000, 5% des fumeurs dépensaient au moins 20% de leurs revenus pour acheter leurs paquets. Il s'agit d’hommes plutôt jeunes, essentiellement des ouvriers ou des chômeurs. En 2005, ce n’est plus 5% mais 15% des fumeurs qui dépensent un cinquième de leur argent dans la clope !

L’ORS Paca pose alors la question en termes polis : la hausse du prix des cigarettes " ne participerait-elle pas dans une certaine mesure à accroître les inégalités sociales ?" Et se demande à quel point augmenter le tabac accentue la précarisation des fumeurs pauvres. "Ce constat ne doit pas freiner la lutte antitabac", précise l'Observatoire
mais il montre la nécessité de concevoir d'autres actions d'incitation à l'arrêt ciblant les fumeurs des milieux défavorisés"
.


         La Sécu ? Une sacrée belle invention  !

Dans le domaine de la santé, la dépense catastrophique est celle qui grève plus de 30% du budget d’une famille et impacte donc son développement. Dans les pays où la Sécu n’existe pas, le pourcentage de ces dépenses catastrophiques augmente.(Photo LS)
Dans le domaine de la santé, la dépense catastrophique est celle qui grève plus de 30% du budget d’une famille et impacte donc son développement. Dans les pays où la Sécu n’existe pas, le pourcentage de ces dépenses catastrophiques augmente.(Photo LS)

Sans Sécu, c’est 3 500 euros l’accouchement

          La Sécu, belle invention du Conseil national de la résistance, est souvent attaquée mais fait presque partie des meubles. Qu’en serait-il de notre quotidien sans cette solidarité nationale ? Imaginez... une vie sans la Sécu.

          La salle d’attente d’un cabinet de gynécologie dans le 4e arrondissement de Marseille. Sur la table, des revues féminines ou destinées aux futurs parents. Dans cette ambiance feutrée, le jeune couple qui attend son tour ne pense qu’au ventre rond de la dame.
         A priori, pas de soucis financiers particuliers. « Combien coûterait une grossesse sans la Sécu ? Incroyablement cher ! » rigole la praticienne. Et de lister rapidement : « Six visites normales à 60 euros puis trois échographies à 60, 85 et 80 euros ». Première facture : 585 euros. Mais ce n’est pas la plus salée.

 

Trois jours de clinique en chambre
seule… 3 616 euros


         Direction la clinique pour l’accouchement. Dans un établissement du centre ville marseillais, quartier bourgeois mais pas huppé, les zéros s’accumulent. « Cela dépend du nombre de jours, des dépassements d’honoraire, de la chambre… Mais globalement, il faut compter 3 500 euros ». Ici, la secrétaire n’est pas surprise par la question sur les tarifs hors Sécu. « Je viens de faire un dossier comme cela : accouchement normal, trois jours en chambre seule… 3 616 euros ». Il arrive en effet que des patientes viennent du Canada ou des Etats-Unis pour accoucher, « même avec le transport, cela leur revient moins cher. C’est rare mais cela existe ». Pour clore ce chapitre gynécologique, il faudra penser à la contraception (57 euros de consultation et 127 euros de stérilet) et ne pas ignorer l’IVG qui concerne quelque 200000 personnes chaque année : 260 euros pour une interruption médicamenteuse et 300 euros par aspiration.
         La scène se passe ensuite dans un cabinet de pédiatre. Chez ce praticien installé dans une rue commerçante, la consultation est à 40 euros, « comme chez beaucoup de confrères », assure-t-il. 40 euros donc mais pour combien de séances ? « Les visites de suivi, mensuelles les six premiers mois puis tous les ans. Ensuite, cela dépend des enfants. » « La première année, quand mon fils est entré en crèche, j’ai eu l’impression de passer ma vie ici », estime une jeune femme en compulsant le carnet de santé de son petit Lucas : « Regardez, vingt visites en un an ! ». Autre poste chiffrant vite, celui des vaccinations : Pentavac, Prévenar, ROR… Entre le vaccin (de 25 à 63 euros) et la consultation, la facture affiche 955 euros pour les deux premières années.
        Mais un tarif de consultation aurait-il encore un sens en l’absence de Sécu ? « Il n’y a qu’à regarder les États-Unis où seules existent les assurances privées. Si les tarifs ont d’abord explosé, les assurances ont fini par définir un nombre de "fournisseurs" par lesquels le client doit passer s’il veut être remboursé et ainsi régulé les tarifs », explique Bruno Leventou, économiste spécialiste de ces questions à l’Inserm.


De 540 à 1 540 euros le traitement
orthodontique


        Retour à la case enfant avec un domaine devenu presque incontournable, l’orthodontie : un enfant sur deux est concerné. La fédération professionnelle assure qu’un traitement va de 540 à 1 540 euros. Cela semble optimiste, de nombreux parents ayant souvenir des devis annonçant 600 euros le semestre, avec une année et demi de traitement. La Sécu ne rembourse "que" 196 euros par semestre. « Il est faux de dire que la Sécu rembourse moins bien qu’avant. C’est vrai sur les "petites" maladies et l’augmentation du forfait hospitalier touche évidemment les petits budgets. Mais il faut aussi dire que le nombre d’affections longues durées, les ADL, remboursées à 100% sont de plus en plus nombreuses », relève Bruno Leventou. 12% des Français sont effectivement sous ADL, un poste qui « aspire » 60% des remboursements de la Sécu. Et là, le principe de solidarité nationale est effectivement nécessaire. Ainsi le diabétique – 2 millions de personnes concernées – doit débourser 6 000 euros en moyenne par an comme le souligne une étude de la Sécu.


Un cancer coûte 9000 euros par an
en moyenne


         A noter aussi, comme l’indique l’Organisation mondiale de la santé, qu’aux États-Unis, une famille avec un enfant diabétique consacre 10% de ses revenus à la prise en charge de la maladie. Autre exemple, le cancer qui, selon la même étude de la Sécu, coûte 9 000 euros par an en moyenne, une moyenne qui va du traitement peu coûteux d’une petite tumeur au cancer du poumon ou du sein extrêmement cher. Idem pour le VIH qui nécessite un traitement de 1 500 euros par mois. Ou encore, la mucoviscidose qui chaque année émeut les spectateurs lors d’un show télévisé. Si l’infection ne concerne "que" 5000 personnes, elle leur coûterait, sans la Sécu, 22 000 euros par an. Toujours en moyenne.
         On prend donc la mesure du concept de « dépense catastrophique » inventé par l’OMS, « quand la dépense consacrée à la santé dépasse 30% du budget d’un ménage » explique Bruno Leventou, « C’est "catastrophique" car cela grève autre chose et impacte la famille, remettant par exemple en cause l’éducation des enfants. » Or, comme le souligne l’économiste, « dans les pays où la sécurité sociale n’existe pas, le pourcentage de ménages subissant ces dépenses catastrophiques augmente ». CQFD.

Reportage fiction   Angélique Schaller La Marseillaise.fr di 01octobre 2009Photo : Laurent Saccoman


Pour le plaisir, pour MON plaisir !


Au  Pays des Droits de...Rien , un lycéen bloqueur se voit interdire l'accès à la classe terminale.

Le Monde.fr du Lundi 6 juillet 2009

Et demain, on interdira l'entrée de l'usine aux personnels grévistes ?
Car il me semble que ce jeune " lycéen Bloqueur" utilisait lui aussi le Droit de Grève et de Manifestation non ?

Tristan S.... vient de finir son année en première économique et sociale au lycée Maurice-Ravel, à Paris. Il est délégué de sa classe, ses notes sont bonnes et ses professeurs contents de lui. Pourtant, et alors que les grandes vacances commencent, son passage en classe de terminale est incertain car Tristan a été un 'bloqueur' lors des manifestations lycéennes de février.
D'après les parents de Tristan, le proviseur aurait expliqué qu'il souhaitait un engagement écrit de leurs fils ------ > Voir la lettre du Proviseure ne plus participer à des activités de blocage. Le père envoie alors un courrier à la direction de l'établissement pour dénoncer une 'décision discriminatoire et illégale', car Tristan n'a pas bloqué son lycée tout seul. L


Ca fait quand même froid dans le dos, qu'un Proviseur puisse se permettre de bafouer ainsi Les Libertés d'expression et de manifestation


Michaël J...     Martine A...

.... même combat?

 

        Jeudi dernier, Martine Aubry, première secrétaire du PS, est morte d'un arrêt cardiaque dans son ranch Neverelected, situé rue de Solferino.

        Il faut dire qu'elle était mal entourée: Ségolène Royal, le médecin personnel du malade, était sur place au moment des secours mais son intervention n'a pas pu être décisive. On ignore encore si c'est elle qui a appelé les secours, une heure après, laissant le corps de Martine Aubry se décomposer sous le chaud soleil solferinien.

        Après la branlée aux européennes, Martine Aubry laisse une oeuvre riche (Mitterrand, Mendès-France), mais les dernières bonnes idées du PS remontent aux années 80 avec des tubes tels que les nationalisations, le RMI, Changer la vie, la Force tranquille, l'ISF, la Fête de la Musique ou encore Génération Mitterrand. Depuis, c'est à une lente déchéance qu'on a pu assister. Ainsi, le pas de danse, le losewalk, qui consiste à perdre presque toutes les élections nationales où le PS se présente.

        Dernièrement, les électeurs voulaient croire à un revival de la star après une tournée 2007 prometteuse. Las: à force de se gaver de dopants, de ne pas radier les militants qui n'ont pas payé leur cotisation annuelle, de croire que faire 16% aux européennes, c'est un premier pas, Martine Aubry surfait sur des illusions. Le stress, la crainte de loser pour la 4ème fois à une élection présidentielle sont avancés par la police, qui exclut l'acte criminel. Même sa tentative de chirurgie politique, passer de l'idéologie et du look stalinien à de la social-démocratie bon teint, mâtinée de débat participatif, a affaibli son organisme.

        Martine Aubry laisse trois enfants, plus ou moins illégitimes: le MRC de Jean-Pierre Chevènement, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et le PRG de... de qui au fait? Il n'est pas sûr qu'ils puissent toucher une part d'héritage, sur laquelle lorgnent le Modem, les Verts et le NPA.

        Ah... Comment? C'est Michael Jackson qui est mort? Désolé, j'avais mal compris...

Lundi 29 juin 09 , Le Post Capitaine Haddock –  Le Post Source


Toute ma vie j'ai rêvé......

.... British Airways réinvente le travail gratuit !

La compagnie aérienne britannique British Airways (BA) a appelé ses employés à suivre l'exemple de leur patron Willie Walsh* et à travailler gratuitement une semaine à un mois, afin d'aider leur entreprise "à survivre", a rapporté mardi 16 mai 2009 la BBC.
Selon le site internet de la radio-télévision publique, le groupe a lancé cet appel dans un courrier électronique adressé à plus de 30.000 salariés au Royaume-Uni.
Cette proposition s'ajoute à une batterie de mesures d'économies déjà proposées par BA à ses employés. Depuis le mois dernier, le groupe leur propose, là aussi sur une base volontaire, de prendre des congés non payés ou de travailler à temps partiel, afin d'aider à réduire la masse salariale.

*Selon le Times Willie Walsh gagne près de 900 000 euros par an. ( ce qui doit être loin du salaire du steward de bord)

* Ne doutant  pas de l'ingéniosité des entreprises à faire "payer la crise" demain verra-t-on les hôtesses de l'ai payer leur voyage ou le Commandant de bord lancer un AirwaysThon avant de prendre les commandes de l'avion ? ( NdA SVPat )
 


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 « Je suis un journaliste en enfer »

Cet article a été rédigé le 23 mai 2009 pour l'association Reporters sans frontière par Mumia Abu-Jamal  journaliste, prisonnier, condamné à mort en Pennsylvanie en 1982, icône des partisans de l'abolition de la peine de mort depuis de nombreuses années

 

J'ai fait mes débuts dans le journalisme en tant que reporter, chargé du logement au sein d'une station de radio locale, affiliée à NPR (National Public Radio)

A Philadelphie, l'une des plus vieilles villes des États-unis, les problèmes de logement étaient alors très nombreux : on pouvait parler d'un délabrement généralisé, surtout dans les quartiers où vivaient les Noirs, les Portoricains et les Blancs les plus démunis.

Lorsque je me repenche sur ces années, (…) impossible d'oublier la manifestation contre les mauvaises conditions d'habitat organisée par les locataires d'une résidence de Southwest Philadelphia, une partie de la ville que j'avais jusque-là maintes fois longée en voiture sans oser m'y aventurer…

Les façades du bâtiment étaient plutôt belles, stylisées, et se démarquaient du reste de la rue grâce à leurs moulures ornementales, symboles d'une ère révolue où les bâtisseurs, véritables artisans, se souciaient de beauté.

Lorsque l'un des organisateurs de la manifestation m'a appelé pour m'alerter, je me suis immédiatement rendu à l'immeuble.

Ma première réaction a été un haut-le-cœur : les plafonds étaient dangereusement affaissés, suspendus au-dessus des enfants ; la tuyauterie était bouchée et le bâtiment était si peu entretenu qu'il menaçait la sécurité de ses occupants.

Les meneurs de la manifestation ne cachaient pas leur colère.

En repensant à cet événement aujourd'hui, je réalise que le sujet n'était pas, en soi, le logement. Le sujet, c'était la résistance. C'est cela qui donnait du sens à cette histoire symptomatique de ce que vivent les gens de la classe ouvrière, qui affrontent, au quotidien, des conditions de vie injustes et inacceptables.

De nombreuses années plus tard, au fond de ce que j'appelle l'American House of Pain (ma prison), ce serait mon lot.
Choses vues dans le couloir de la mort

Les milliers de personnes incarcérées autour de moi pourraient chacune faire l'objet d'un reportage : sur les raisons les ayant conduites en prison ou, bien plus souvent, sur les procédures utilisées pour leur condamnation.

Le système judiciaire américain s'apparente à un broyeur à viande : vus de près, ses rouages sont répugnants.

J'ai rédigé maint articles sur des détenus condamnés injustement ou illégalement, soumis à de terribles violences, victimes de sidérantes aberrations bureaucratiques ou de cruautés à vous glacer le sang.

En 1995, j'ai fait l'objet de sanctions pour m'être « adonné à des activités de journaliste ». Il m'aura fallu des années de lutte contre le système judiciaire, dont plusieurs semaines de présence dans une salle d'audience, assis avec des chaînes serrées à en faire enfler et saigner mes chevilles, pour faire enfin admettre que le 1er amendement de la Constitution américaine protège de telles activités (ce fut l'affaire Abu-Jamal contre Price). Je ne regrette nullement ce combat.

Pendant longtemps, pour rédiger mes articles, j'ai été contraint de les écrire sur un bloc-notes, avec un stylo ou parfois même avec un simple tube de 10 centimètres en plastique souple et transparent, c'était comme si j'écrivais avec une nouille.

Deux de mes livres ont été écrits avec de tels instruments, puis envoyés à des amis ou à des éditeurs pour les faire taper.
Pas d'ordinateur ni de cassette en prison

Les ordinateurs n'ont pas encore fait leur entrée dans le monde carcéral (ou, tout du moins, pas en Pennsylvanie). Je suis souvent amusé de recevoir des lettres de personnes bien intentionnées qui me donnent spontanément leur adresse de courriel ou de site Web.

J'en conclus qu'elles pensent que je dispose, là, dans ma cellule, d'un ordinateur personnel, ou que cette prison propose aux détenus des points d'accès à l'Internet. Pas du tout.

Ici, il n'y a ni ordinateurs, ni I-pod, ni CD, ni cassettes (l'ironie est que l'on peut acheter des lecteurs de cassette à l'intendance ! ).

Nous ne sommes guère que des dinosaures qui vivons dans un autre temps, figés dans une ère où nous faisons "sans".
Découverte d'un téléphone portable : "Ça sert à quoi ce truc ? "

Un détenu surnommé Amin (Harold Wilson), qui avait été acquitté lors d'un nouveau procès sur des accusations de meurtre non fondées, a été libéré après deux décennies passées dans le quartier des condamnés à mort. Il a quitté la prison centrale de Philadelphie avec tous ses biens réunis dans un sac poubelle, et un jeton d'autobus.

Un détenu portoricain qui avait été libéré de la même prison au même moment a été si touché par l'expression de désarroi sur son visage qu'il lui a offert son téléphone portable. Amin a regardé en plissant les yeux le petit appareil au creux de sa main et a demandé : « Ça sert à quoi, ce truc ? »

Il n'avait aucune idée de la façon de faire marcher cet étrange objet car il n'en avait jamais vu ou tenu un auparavant. Plus tard, il m'a dit : « Oh là là, on aurait dit un gadget directement sorti de Star Trek ! »

Il y a parfois des histoires qu'on aurait préférer ne pas connaître.

Il y a plusieurs mois, Bill Tilley, apprécié pour son sens de l'humour dans les couloirs de la mort, mais usé par trop d'années de coups de tête contre l'épaisse muraille judiciaire et redoutant que de récents problèmes de santé ne soient le prélude d'un cancer, s'est levé à l'aube et s'est servi de la grille d'une bouche d'aération de sa cellule pour effilocher les lacets de ses tennis et faire un nœud coulant.

Il s'est pendu.

Suite à son décès, des rumeurs ont circulé selon lesquelles il était effectivement atteint de cancer, mais que le personnel médical de la prison n'en avait pas parlé car, s'agissant d'un condamné à mort, l'Etat ne voulait pas gaspiller d'argent en soins pour un patient qui allait de toute manière mourir.

Plusieurs semaines avant sa mort, Tilley avait confié à quelques amis qu'il pensait qu'il s'agissait d'un cancer, compte tenu de la sévérité de ses symptômes, mais que, quoi qu'il en soit, il avait tellement souffert qu'il ne voulait « plus jamais, jamais, passer par cela ».

Ce que nous ignorions alors, c'est qu'il nous annonçait du mieux qu'il pouvait son projet de suicide. Peut-être essayait-il de nous dire en quelques mots qu'il avait plus peur de souffrir que de mourir.

Tilley a mis fin à ses jours à moins de 12 mètres de la porte de la cellule dans laquelle ont été écrit ces mots.

J'ai "sorti" cette affaire, mais sans aucun plaisir.

Des affaires à sortir, il y en a des dizaines de milliers dans cette « Maison de la Peine ». Elles m'ont inspiré des centaines d'articles.

Je "couvre" un univers caché que même les journalistes les plus intrépides ne peuvent pénétrer.

Cet univers, c'est mon domaine, et j'entends y faire mon travail avec la même rigueur et le même professionnalisme que ceux qui m'animaient dans le passé.

Car même s'il s'agit d'un monde caché, loin des millions de regards, il s'agit bien d'un monde public, bâti et entretenu grâce à l'argent du contibuable. Ce dernier n'est-il pas en droit de savoir où passent ses impôts ?


Je l'en informe du mieux que je peux, plusieurs fois par mois, par écrit au travers d'articles ou de recueils de commentaires.
Je me bats contre le fait que je suis ici, mais je suis ici ; et tant que cela durera, c'est ici que je poursuivrai cette vie.

mis en ligne le 10 juin 09


Le Président Besancenot est mort…

28/05/2009
     C’est en allant voir Promotion Canapé de Didier Kaminka qu’Olivier Besancenot avait eu la révélation de sa vocation ; l’ancien facteur de Neuilly, le Président Besancenot est décédé aujourd’hui, 25 mai 2037, au lendemain de sa réélection. La nation entière s’émeut de la perte du premier préposé de France.

     Originaire de Levallois-Perret, Olivier Besancenot avait gravi un à un les échelons de l’escalier social qui allait le conduire jusqu’à la plus haute marche, la Présidence de la République, en mai 2032.

     Militant dès son plus jeune âge, alors qu’autour de lui, la révolution tant souhaitée semblait en poste restante, il intégrait en 1988 les Jeunesses Communistes Révolutionnaires de Louviers, collectionnant alors les pin’s estampillés de la faucille et du marteau pendant que ses camarades plus
fortunés collectaient les badges de Baden-Powell avec les
ecclésiastiques locaux pour des nœuds bien faits.

     Au début des années 90, alors que l’épinglette ne passionne plus les masses, Olivier poursuit alors son combat au sein du supermarché Shopi de Levallois, en fondant une cellule CGT après la découverte de plus de 10 000 broches à l’effigie de l’enseigne que le directeur de l’établissement tenait cachées au lieu de les distribuer à la clientèle et aux salariés.
Devant cette nouvelle démonstration de l’injustice qui gouverne le monde capitaliste, le jeune Olivier s’engage définitivement dans la lutte contre le libéralisme le plus échevelé, il rejoint Sud-PTT en 1997 dès son entrée dans la maison des hommes qui relient les hommes.

     Devenu facteur à Neuilly-sur-Seine, Olivier Besancenot se laisse pousser les cheveux qu’il réunit en catogan, les Neuilléens parlant de lui comme le « facteur à queue de cheval ». Il met néanmoins un point d’honneur dans ses sacerdotales tournées à apporter lui-même le courrier au Maire d’alors, Nicolas Sarkozy.

     C’est l’élection présidentielle de 2002 qui voit éclore l’enfant des Hauts-de-Seine sur la scène politique : pour sa première candidature, il récolte 1 210 562 suffrages exprimés et récidive en 2007 avec 1 498 581 voix. Conforté dans son action par cette montée en puissance, il décide alors de passer chez Drucker, le temps d’un divan dominical, histoire de parler un peu de ses goûts en matière de broches émaillées en aplat direct et de politique intérieure. Après être allé chez le coiffeur pour plaire à la ménagère de moins de cinquante ans, Olivier Besancenot se livre sur un canapé rouge et assure sa promotion. L’émission fera 21,3 % de part d’audience, ce qui est énorme pour un dimanche d’avril en fin d’après-midi. Ségolène Royal n’avait pas fait mieux, mais c’était en janvier et il y avait du gigot aux flageolets au préalable et au menu.

     En novembre 2008, peu après la sixième édition du Salon International du Pin’s de Louviers et la treizième rediffusion de Promotion Canapé sur le câble, Olivier Besancenot décide de fonder leNPA (le Nouveau Parti Anticapitaliste) sur les cendres encore fraîches de la Ligue Communiste Révolutionnaire. Le parti historique s’auto-dissout lors d’un congrès extraordinaire en février 2009, au grand dam des partis de gauche (PS - pour une fois - en tête) qui voient désormais le fringuant postier comme un rival sérieux ; et à la grande joie des collectionneurs qui voient la côte du badge « LCR 100% à gauche » - en 3D finition nickel satin - grimper en flèche.

     C’est finalement l’élection présidentielle de 2032 qui couronne Olivier Besancenot qui recueille 53% des suffrages et accède à la magistrature suprême devant Ségolène Royal, une fois de plus battue au second tour. Interrogée, cette dernière s’est excusée auprès de son électorat, déclarant toutefois que c’est à cause de la météo et de France 2 s’il y avait eu un si fort abstentionnisme (40%). Il faut dire que le jour de l’élection, la chaîne publique avait décidé de célébrer le jubilé de l’émission Vivement Dimanche de Michel Drucker,l’animateur ayant fêté ses 90 ans dont 75 de télévision. Anne Roumanoff reprenant pour l’occasion son sketch de « Bécassine à la télé » qui avait tant défrayé la chronique en 2008.

     La Monnaie de Paris a d’ores et déjà annoncé la sortie d’une médaille commémorative à l’effigie du Président défunt. Paiement sécurisé en ligne ou envoi contre remboursement en joignant une enveloppe timbrée pour la réponse.

   En allant sur le site dont est issu cette  épitaphe-fiction , vous trouvez les avis de décès de Villepin, Bové, Bayrou , Royal, etc...

C'est ici, cliquez sur le lien !


Poursuivi pour avoir crié "Sarkozy je te vois" lors d'un contrôle de police

Un Marseillais de 47 ans doit comparaître le 19 mai devant le Tribunal de police de Marseille, accusé de "tapage injurieux diurne" pour avoir crié à deux reprises "Sarkozy, je te vois!" alors qu'il assistait à un contrôle d'identité un peu musclé à son goût.

Le 27 février 2008, peu avant 18H00, cet enseignant --qui a souhaité garder l'anonymat-- passe dans la gare centrale Saint-Charles de Marseille où deux policiers sont en train de contrôler l'identité de deux personnes. Trouvant ce contrôle un peu "viril", il crie alors à deux reprises "Sarkozy, je te vois", provoquant l'hilarité des passagers, témoins de la scène.

Les policiers, estimant que l'apostrophe a attiré l'attention du public et gêné leur contrôle, l'emmènent alors au poste de police de la gare pour procéder à un contrôle d'identité et dresser un procès-verbal.Les représentants de la force publique y affirment que "par la durée et la répartition de ses cris", l'enseignant a porté atteinte à la tranquillité publique, contrevenant ainsi à l'article 13-37 du code de la santé publique.

Croyant l'affaire close, le Marseillais a eu la surprise, plus d'un an plus tard, d'être convoqué au commissariat du 9e arrondissement début avril 2009, puis de recevoir le 20 avril une citation à comparaître devant le juge de proximité.

Selon son avocat, Me Philippe Vouland, contacté par l'AFP, le motif des poursuites a changé: il est désormais reproché à son client un "tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d'autrui", délit passible d'amende selon l'article R 632-1 du Code pénal. Pour Me Vouland qui va plaider la nullité de la citation, "parler plus fort que de raison dans une gare comme Saint-Charles, en pleine heure de pointe, ne peut en aucun cas constituer une contravention".

S'il le faut, l'avocat ne s'interdit pas de demander une reconstitution des faits et la nomination d'un expert pour mesurer, un mardi à 17H50, la différence de décibels qu'aurait pu provoquer l'exclamation de son client.

 

 

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Le professeur est convoqué devant la justice pour "tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d'autrui", délit passible d'amende selon l'article R 623-2 du Code pénal.

La phrase incriminée étant "Sarkozy je te vois" nous pouvons donc en déduire que SARKOZY est une injure !!!!


Samedi 25 avril 2009          La pipe à Tati et la cendre à Coco     

Au rayon « grands comiques et associés » Jacques Tati aurait adoré ce cadeau de la RATP.

Sur les bus et les couloirs du métro, on lui supprime sa pipe de l'affiche pour l'exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque. Et on la lui remplace par un petit moulin jaune. Il est au fond délicieux que cette atteinte à l'image d'un des plus grands et tendres moralistes d'une époque traduise également le désarroi d'une société. Tati n'aurait su apparaître sans une pipe à la bouche. Elle était une des composantes de son apparence, comme la canne de Chaplin, la bouffarde de Maigret, la cigarette de Bogart. Au prétexte du respect de la loi Évin, une frileuse directive la lui ôte de la bouche. Que l'on se rassure, M. Hulot n'est pas le seul visé. De la même façon que Sartre avait été privé de son mégot et Lucky Luke obligé de mâchonner un brin de paille, Audrey Tautou, interprète de Coco Chanel, se voit censurer la cigarette qu'elle tient à la main.

Examinons les images et allons au bout de toute logique.

 

 

Commençons par celle de « Coco avant Chanel ». Que risque Audrey Tautou avec sa cigarette allumée, adossée à un dossier capitonné ? De brûler un pyjama de soie. Manifestement un pyjama d'homme. Si on doit rester politiquement correct, l'image d'Audrey Tautou, apologie de la transgression, peut inciter à fumer au lit, risquant, non seulement de nuire à sa santé, mais de mettre le feu au pyjama et à la literie.

 

Voyons l'affiche incriminée de M. Hulot. L'affaire est encore plus grave. M. Hulot roule en Vélosolex. Il porte un feutre. Et non le casque aujourd'hui réglementaire. Il a revêtu un pardessus beige, certes court. Mais qui pourrait à tout moment le gêner dans ses manœuvres. À l'arrière, sur le porte-bagages, un enfant rit de bon cœur. Or, la jambe de l'enfant peut à tout moment être happée par les rayons. Le siège n'est nullement sécurisé. Restons dans cette logique des terribles exemples. Sur l'affiche de M. Hulot, il ne faut pas masquer seulement la pipe. Mais changer le pardessus par un blouson plus efficace sur lequel sera enfilé un gilet jaune fluo, le feutre par un casque intégral. Enfin, protéger l'enfant dans un siège ergonomique en forme d'œuf. Quant au Solex, il serait souhaitable de le remplacer par un engin un peu plus sûr et confortable.

Moralité : il ne restera rien. Ni de Coco Chanel. Ni de M. Hulot.

Mais notre société de précaution sera soulagée. Nous sommes heureux pour elle.

Auteur :  Y Harte- Sud Ouest.com


Vendredi 17 avril 2009

Il était Postier, il était Gréviste, il était des miens ...

Au centre, "Bébert", photographié lors du mouvement de grève des facteurs de Brive...

Brive où les postiers sont en grève depuis maintenant 28 jours à 100% , alors qu'une ultime négociation pour sortir de la crise se nouait au 1er étage de la Poste centrale Winston-Churchill, Albert Perpinan  est devenu l'icône malheureuse des facteurs brivistes en grève, terrassé par une crise cardiaque, au pied du square Auboiroux, face à l'institution qu'il servait depuis de nombreuses années.

Cela  serait dû notamment à la fatigue et aux nerfs bien trop sollicités ces derniers temps aux dires des officiels . Demain, une fois  l'émotion retombée  La Poste dira-t-elle  qu' Albert souffrait de malformation cardiaque ?

En tout cas un bien triste évènement qui révolte encore plus les postiers, et qui fait se poser des questions sur l'attitude de La Poste: 100% de grévistes pendant aussi longtemps, cela démontre bien qu'il y a un véritable problème non ? 

Et , face au mépris affichés des dirigeants de La Poste.  les Facteurs  de Brive tiennent à faire savoir que  Facteur d'Avenir   s'il est mis en place, se fera contre l'avis des premiers intéressés.

Article très intéressant et reportage photo d'un journaliste corrézien: 
http://www.olivier-s.net/article-30383848.html


Un  bambin  qui avait de la suite dans les idées: A 4 ans, il fugue pour aller au MacDo !

A quatre ans, il a échappé à la surveillance de sa mère…
La dernière image qu’elle a eu de son garçonnet, c’est sa montée dans un tramway.
Et durant deux heures, les policiers et les habitants d’un quartier de Nantes l’ont recherché.
Le jeune garçon, avec deux centimes d’euros en poche, s’était tranquillement rendu chez Mac Donald’s, selon Europe 1.
A la caisse, il a commandé un menu complet avec sa pièce de deux centimes.
L’employé du fast-food s’est soucié de savoir où étaient ses parents, précise Europe 1.
Alors l’enfant est allé sur la terrasse du MacDo et a demandé deux euros à des inconnus.
Les employés du restaurant ont donné l’alerte, toujours selon Europe 1.
En attendant l’arrivée de sa mère, on lui a servi un hamburger et une boisson.
Mais pour le garçonnet, le repas n’était pas complet.
Il a réclamé ses frites !

L’histoire ne dit pas si le jeune enfant a eu droit aussi à son petit cadeau…


Les Morts de Bush

4 880 morts en opération

Entre mars 2003 et la fin de ce mois de janvier 2009, l'armée américaine a perdu 4 236 soldats en Irak et 644 cercueils plombés sont revenus d'Afghanistan depuis 2001.

Si le nombre global de soldats américains tués sur ces deux fronts tendait à baisser l'an passé, ces statistiques pourraient se dégrader à nouveau en 2009, reconnaissent à demi-mot certains hauts gradés de l'US Army alors que Washington s'apprête à doubler sa présence en Afghanistan, envoyant jusqu'à 30 000 soldats supplémentaires dans les prochains mois.

En Afghanistan, 2 008 a déjà été l'année la plus sanglante pour les troupes US avec 155 morts.

Le Pentagone (Défense) espère que la nouvelle administration parviendra à convaincre les alliés des USA de faire plus sur ce front. Une hypothèse que la France, qui a déjà près de 3 000 hommes sur place, repousse « pour le moment », vient de confirmer Bernard Kouchner.

143 suicides de GI's en 2008

L'armée américaine annonce un chiffre record de militaires ayant mis volontairement fin à leurs jours
Des décès qui s'ajoutent aux 4800 morts tombés en opération.


Le taux de suicides dans l'armée de Terre américaine a atteint un nouveau record en 2008, vraisemblablement en raison du stress généré par la longueur et l'âpreté des conflits en Irak et en Afghanistan où près de 5 000 GI's sont par ailleurs tombés en opération (lire ci-dessus).

L'an passé, 143 soldats US ont mis volontairement fin à leurs jours, contre 115 en 2007.

Parmi ces décès, 128 sont « des suicides confirmés et 15 font encore l'objet d'une enquête pour déterminer s'il s'agit bien de suicides », a expliqué le lieutenant Michelle Martin-Hing, ajoutant que dans 90 % des cas, le suicide est ensuite avéré.

Le taux de suicides a atteint 20,2 pour 100 000 l'an passé, dépassant le taux record de 19,5 pour 100 000, enregistré en 2005.

Le nombre de suicides parmi les soldats en activité a augmenté chaque année depuis quatre ans, parallèlement à l'intensification des efforts militaires sur les fronts d'Irak et d'Afghanistan.

Le chef d'état-major adjoint de l'armée de Terre, le général Peter Chiarelli, lie cette hausse à la longueur et au rythme élevé des missions qui compliquent les relations entre les soldats et leurs familles. « Le stress est une explication, cela ne fait aucun doute dans mon esprit », admet-il. 30 % des suicides ont été commis par des soldats alors qu'ils étaient déployés en Irak ou en Afghanistan. 35 % ont mis fin à leurs jours après être rentrés de mission, généralement plus d'un an après avoir regagné leurs camps de base, minés par des traumatismes divers.

Si l'on ajoute que les chiffres des soldats revenus avec des blessures ou des traumatismes avérés oscillent entre 30 000 et 60 000, il y a de quoi s'inquiéter pour la suite.

Une étude récente a révélé que le taux de suicide chez les vétérans de l'armée US est deux fois supérieur à celui de la moyenne de la population.

Ce « coût humain caché des guerres » fait figure d'« épidémie » outre-Atlantique. Elle fait environ 17 morts par jour…

L'armée a mis en place des programmes de prévention et de repérage des soldats ou ex-soldats souffrant de problèmes psychologiques. Et des séances d'entraînement destinées à apprendre aux soldats à gérer un comportement suicidaire, chez eux ou leurs frères d'armes sont prévues.
 

Ca suffit Mr Obama !

 J'ai un programme simple et efficace  " de prévention et de repérage des soldats ou ex-soldats souffrant de problèmes psychologiques" : Dites Non à toutes vos guerres qui n'ont jamais résolues le moindre des problèmes, dites non  à l'usage de la force et Oui  la force des discussions!

Yes We Can  Say : No War !

Halte à la guerre !

source: la Depêche.fr


copé


 Parce que Marseille  c'est aussi çà : ils se cotisent pour payer les obsèques de leur voisin.

Grâce aux voisins, il évitera la fosse commune de St-Pierre.

Ce devait être un jour de fête. Le champagne, les invités, le bal... Cinquante ans de mariage. Un demi-siècle d'amour. Les époux Landre avaient coché cette date sur le calendrier. Ce n'est pas le genre d'anniversaire qu'on ignore. 15 jours avant le grand rendez-vous, tout est payé. Et tout s'écroule. L'épouse décède. Et Gilbert, 77 ans, se retrouve seul au monde, anéanti. "Et dire qu'il avait déjà réservé la salle…", soupire un voisin, aux Figarets, une petite copropriété des Caillols (11e ).

Gilbert ne sort guère. Sauf pour vendre sa voiture. Quel intérêt de la garder? Il est au bout du chemin. Son univers se réduit alors aux quatre murs de son petit appartement. La solitude le mine. Les problèmes financiers vont le ronger un peu plus. "
On le croisait parfois dans les escaliers, soupire un voisin. Il discutait, plaisantait même mais on sentait bien que le coeur n'y était plus." Au fil des mois, sa présence dans la vie de la copropriété se fait rare.

Gilbert ne sort plus. Et la rumeur enfle alors? Que devient-il? "
On ne s'interrogeait pas vraiment, raconte Alain Galeron, président du syndic, parce qu'il était souvent hospitalisé pour des problèmes de jambes." Mais les voisins remarquent qu'un courrier est coincé ans l'entrebâillement de la porte depuis plusieurs jours. Gilbert n'ouvre plus. Gilbert est mort. Mort naturelle.

C'était il y a huit jours. Les secours constatent que le décès remonte à trois bonnes semaines. Il faut alors penser à payer les obsèques. Et contacter la famille. Quelle famille? Gilbert n'en a pas. La police cherche. Dans les documents du défunt, on met la main sur un faire-part avec un nom. Son fils peut-être. Mais les recherches trouvent le vide. Qui est Gilbert? On le dit originaire de l'Isère. À 300 kilomètres. Un fossé que personne ne vient combler. Ce sont donc les fosses qui l'attendent. Les fosses communes. Pas de famille. Pas de proche. Le destin le frappe deux fois, qui le condamne à la terre sans nom.

Alors, Alain fait le tour de la résidence pour lui éviter cette double sentence. Il faut récolter 1000 euros, frapper aux portes des voisins. Un, deux, dix, quarante-cinq copropriétaires manifestent leur compassion. "
Un bouquet de fleurs coûte 20 euros, glisse tristement Alain. On s'est dit: autant participer aux obsèques. Dans les moments de fête, on est là. Dans le malheur, on doit être présents aussi." Demain, il sera inhumé à Saint-Pierre, entouré de sa dernière "famille", les résidants des Figarets. Fin de l'histoire de Gilbert, ancien militaire. Tristement rentré dans le rang.

Publié le mardi 24 février 2009 à 10H44 Par Jean-Jacques Fiorito Dans La Provence.com   .


 LOGICIEL du BONHEUR -

Bonjour Madame (Monsieur), comment puis-je vous aider?

- Je voudrais installer le programme "Amour".  Pourriez-vous m'indiquer la procédure, s'il vous plaît ?

- Bien sûr, prête pour l'installation ?

- Oui, mais je n'y connais pas grand chose en programmation.  Par quoi commence-t-on?

 - Ouvrir votre cœur est la première étape pour l'installation.  Avez-vous localisé votre cœur, Madame ?

- Oui, je l'ai trouvé. Mais il y a d'autres programmes qui fonctionnent en même temps. Puis-je continuer l'installation tout de même

- Voyons voir. Quels autres programmes fonctionnent présentement dans votre cœur ?

- Et bien, je vois "Blessures-du-passé.Exe", "Mauvaise-estime-de-soi.Exe", "Rancune.doc" et "Colère.com.".

- Pas de problème, Madame.  L'installation de votre programme "Amour" effacera graduellement les "Blessures du passé" de votre système. De plus, durant l'installation, le programme "Amour" remplacera votre "Mauvaise estime de soi" par son propre programme intégré, "Meilleure estime de soi". Par contre, vous devez absolument fermer vos fichiers "Rancune" et "Colère", car ceux-ci pourraient empêcher votre programme "Amour" de fonctionner correctement.

- D'accord, mais pourriez-vous m'indiquer comment les fermer correctement ?

- Allez dans votre menu principal et trouvez le programme "Pardonner". Démarrez-le et faites-lui faire le ménage de votre système au complet. Vérifiez qu'il enlève complètement la "Rancune" et la "Colère".  Cela est très important.

- D'accord, c'est fait. Hey ! L'installation du programme "Amour" a démarré !

- Oui, il est programmé pour s'installer aussitôt que la "Rancune" et la "Colère" ont été supprimées de votre système. Vous devriez recevoir un message vous demandant si vous voulez installer ..."Amour pour la vie" dans votre système. Est-ce que vous l'avez reçu ?

- Oui, je l'ai reçu.  Et j'ai répondu oui.

Est-il bien installé, maintenant ?

- Oui, mais souvenez-vous que votre programme "Amour" est une version partagée.

Vous devriez vous connecter à d'autres cœurs pour des mises à jour essentielles à son bon fonctionnement.

- Oups, je viens de recevoir un message d'erreur, déjà !

- Que dit ce message, Madame ?

- Le message dit "ERROR 142 - PROGRAM NOT RUNNING ON INTERNAL COMPONENTS". Qu'est-ce que ça veut dire ?

- C'est un problème commun qu'on voit souvent lors de la première installation.

- D'accord. Que dois-je faire, alors ?

- Regardez dans votre menu principal. Vous devriez voir les cases "S'accepter soi-même". Je vous conseille, si cela n'est pas déjà fait, de cocher aussi les cases "Se pardonner soi-même", "S'auto-féliciter" et "Connaître ses propres limites". D'ailleurs, vous devriez supprimer les options "S'autocritiquer" et "Se renfermer sur soi-même".

- C'est fait ! Tiens, il y a de nouveaux fichiers qui viennent d'apparaître dans mon cœur... Il y a le fichier "Sourire.JPG" qui vient de s'ouvrir, puis le fichier "Bonheur.mpg" qui se met à jouer et le programme "Paix-intérieure.exe" qui vient de démarrer.   Ho là là, est-ce normal ces nouvelles couleurs et ces nouveaux sons ?

- Oui, Madame, tout à fait normal, Et il y en a beaucoup plus.  Vous les découvrirez tout au long de vos futures mises à jour. - Une dernière chose avant de terminer...

- Oui?

- N'oubliez pas que ce programme est gratuit. Et en tant que logiciel partagé, il vous serait profitable de le partager avec les autres qui pourraient en avoir de besoin. N'oubliez pas que, plus vous partagerez avec d'autres cœurs, plus votre programme se développera.

- Je vous remercie de tout cœur, Monsieur.


Ma  Conseillère Municipale elle est chouette

Même qu'elle est Conseillère d'Arrondissement Communiste, dans une Mairie d'arrondissement dont le Maire est  un ami du N°2 de l'UMP....
Elle est d'autant plus concernée qu'elle est Directrice d'Ecole .



Alors que jusqu'ici les remplacements des enseignants étaient assuré par des agents titulaires (ZIL, TZR, brigade...), les inspections académiques et les directeurs d'établissement se servent désormais directement à l'ANPE. Ceci n'est pas une prédiction lugubre, c'est la réalité actuelle. Cela se passe aujourd'hui, en France.


> Exemples :

Dans le 93 (Le Raincy), l'ANPE recrute des " instituteurs " remplaçants (bac+3 exigé) en CDD 5 mois, 26h hebdomadaires à 8,71 € de l'heure.

Dans le 79 (Nord-deux-Sèvres), l'IA recrute pour un CDD d'un mois, un professeur des écoles rémunéré 1330 € mensuels pour un service de 35h hebdomadaires.

En Côte d'Armor, l'IA fait appel à l'ANPE pour trouver un professeur d'école remplaçant, CDD 1 mois, remplacements courte et longue durée pour 1 330,05 € mensuels.

Dans l'enseignement spécialisé pour jeunes handicapés, CDD de 3 mois, 27h hebomadaires pour 1326 € mensuels, bac+3 exigé. Autre exemple : " Pour un remplacement du 1er au 5 décembre : vous donnerez des cours pour des adolescents de 14 à 16 ans ayant des troubles du comportement. vous avez le soutien d'un éducateur spécialisé. Niveau primaire. 27h de cours et 5 h de préparation. possibilité prolongation du contrat. Rémunération : 8,71 € de l'heure.

Des proviseurs de Moselle s'adressent directement à l'ANPE pour remplacer des professeurs de philosophie, CDD 3 mois. Rémunérés combien?


L'ANPE recherche également des conseillers d'orientation psychologues pour intervenir dans les établissements publics : CDD 4 mois, 35h hebdomadaires, 1 595,14 € mensuels.

Vous pouvez poursuivre cette visite du site de l'ANPE pour trouver d'autres exemples.


Vous avez bien lu. L'Éducation Nationale se livre, sous nos yeux, à la surexploitation de personnes de tous âges, qui ont fait des études, et qu'elle pourra prendre, jeter, reprendre et rejeter sans fin pour faire le travail des enseignants. De remplacements courts en remplacements longs, pourquoi pas des CDD sur l'année scolaire, et plus ? Qu'est-ce qui pourrait empêcher que l'on aille ainsi de plus en plus loin pour remplacer définitivement la fonction publique enseignante par des intermittents de la pédagogie payés au lance-pierres par des négriers ?

Nous qui luttons pour le service public, de quelle riposte serons-nous capables pour empêcher celà.


 Le Conte de Noël

Reportage Petit Menteur


 Pour garder le "Comme une lettre à La Poste"

Ainsi une nouvelle fois, c’est par la presse que les Organisations syndicales, les Usagers ont été informées de la publication d’un document de travail daté du 6 janvier, relatif à un projet de loi prévoyant la transformation de la Poste en Société Anonyme dont l’Etat détiendrait plus de la moitié du capital. ( et malgrè le démenti de Luc Chatel, porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat en charge de l'Industrie et de la Consommation qui se montre rassurant , nous ne se aurions oublier ce qui c'est passé aux Télécoms au moment de la séparation Postes Télécoms ! NdL)

Cette méthode confirme confirme la fébrilité du gouvernement sur ce dossier.

Après le 29 janvier, la bataille contre la privatisation de La Poste repart donc de plus belle surtout aprés le le "sommet social" du 18 février.
Les organisations syndicales préparent le 19 mars, des initiatives et des débats s'organisent avec les comités de défense du service public postal, les élus et la population.

Cela renforce les initiatives de signature de la pétition.

Au 20 février on comptabilise 69 942 signatures chez le personnel et 283 446 chez les usagers, 20 361 sur la pétition en ligne soit 373 749 signatures au total sur la pétition CGT et 14 000 récoltés sur des pétitions unitaires.

Vous aussi signez la pétition en cliquant sur 
 TOUCHEZ PAS A MA POSTE ... 


Les syndicats de La Poste quittent la commission Ailleret

 CGT, SUD, FO, CFTC contestent un rapport rédigé sur mesure pour préparer la privatisation, ne tenant aucun compte de leurs propositions alternatives.
François Ailleret, ancien dirigeant d’EDF, placé par le président Sarkozy à la tête de la commission chargée de plancher sur les « voies de développement » de La Poste, n’a pas fait dans la dentelle. Censé incarner le « débat public » sur La Poste, le rapport qu’il doit remettre le 15 décembre au gouvernement, et qu’il a transmis avant-hier aux membres de la commission, aurait pu être écrit par le président de La Poste lui-même, Jean-Paul Bailly, tellement il adhère à ses choix de gestion et à ses projets de privatisation. Les 36 pages du document viennent conforter un fonctionnement de La Poste de plus en plus calqué sur le privé, avec un appel constant à des « gains de productivité » et à la « flexibilité » et « mobilité » des personnels. Et elles débouchent tout naturellement sur un plaidoyer pour une ouverture du capital.

Première étape

D’après Ailleret, qui a soigneusement écouté les dirigeants de chaque « métier » de La Poste qui ont défilé devant la commission, l’entreprise aurait un besoin impératif de 2,7 milliards d’euros minimum sur la période 2009-2012, faute de quoi elle serait menacée de « déclin ou démantèlement ». Pour dégager cette somme, la piste d’un financement direct par l’État doit selon lui être écartée car elle exposerait la France à une condamnation de Bruxelles au regard des règles communautaires. Il ne resterait donc que la possibilité d’un « apport d’autres actionnaires publics ou privés ». « Dans le contexte de la crise financière, l’hypothèse d’un appel à des investisseurs privés n’est ni souhaitable ni crédible », estime le rapport, qui plaide donc pour l’intervention d’investisseurs publics uniquement, comme la Caisse des dépôts et le Fonds d’investissement stratégique, ce qui implique dans tous les cas une transformation de La Poste en société anonyme. Aucune date de changement de statut n’est toute fois préconisée.

Le titre du paragraphe, « Une participation publique est à envisager dans un premier temps », laisse clairement percevoir qu’il ne s’agirait que d’une première étape, rien n’empêchant l’ouverture ensuite à des investisseurs privés.

Non-événement

Pourtant, les objections des syndicats sur les risques de privatisation ultérieure sont exposées dans deux paragraphes, puis balayées sèchement au motif que « la majorité des membres de la commission considère qu’un changement de statut ne présente pas en soi de danger particulier », dès lors qu’une loi garantirait les missions de service public, une participation de l’État à 50 % minimum, et le statut du personnel fonctionnaire… Encore une fois, les arguments qui avaient servi à faire passer le changement de statut à France Télécom.

Hier*, les syndicats CGT, FO, CFTC de La Poste ont réagi en annonçant qu’ils quittaient la commission (SUD avait déjà claqué la porte fin octobre). CGT d’un côté, SUD, FO et CFTC de l’autre avaient présenté des contre-propositions pour une amélioration et un financement du service public postal, mais elles n’apparaîtront qu’en annexe du rapport, qui ne le cite à aucun moment. « On a perdu trois mois », a déclaré FO, tandis que la CGT a qualifié la parution du rapport de « non-événement, comme prévu », et a appelé à poursuivre la mobilisation. De son côté, le député communiste Daniel Paul, qui faisait partie des six parlementaires siégeant à la commission, a lui aussi décidé de quitter l’instance, estimant que « la messe est dite ».

Fanny Doumayrou

*11 décembre 2008 CGT

 

TOUCHEZ PAS A MA POSTE ....... SIGNEZ !    


La 2CV Bling Bling

 

Ce fut LA voiture du peuple, celle qui symbolisa - et même incarna - la démocratisation de l'automobile dans les années 1960. Aujourd'hui mythe parmi les mythes de l'histoire de l'automobile, la 2CV se la joue Bling Bling !

C'est ainsi qu'au Mondial de Paris, vous pourrez admirer, sur le stand Citroën, aux côtés des modèles actuels et autres concepts du futur, une 2CV à la livrée très, très spéciale : signée Hermès. Rien que ça.

Seule la Bugatti Veyron avait jusqu'ici eu droit à cet honneur. La 2CV utilisée pour ce partenariat improbable est une 6 Special de 1969 qui adopte une peinture marron évidemment exclusive, et du cuir typique du célèbre sellier sur les garnitures de portes, la boule du levier de vitesse, le rétroviseur intérieur et même le pare soleil conducteur. Les sièges et la capote sont eux en toile Hermès.

La vieille dame - elle vient de fêter ses 60 ans - s'est embourgeoisée et ça lui va très bien !

F. Grimpret - Oct 2008
http://minilien.fr/a0j5bl


La première « Gueux Pride » a eu lieu à Marseille ce vendredi31/10. Une manifestation citoyenne, politique, pour dénoncer toutes les formes d'exclusion et de précarité. Parmi les participants, Nadia Desjardins, une ex-SDF qui aide désormais les « gens de la rue » à s'en sortir.

Mais qui sont ces gueux dont on nous parle? Des sans-abris, intérimaires, étudiants, stagiaires, squatteurs, chômeurs, des travailleurs, des fous, drogués, enseignants, artistes et même des médecins! Toutes celles et ceux qui « se reconnaissent en tant que gueux de ce système ». Ceux-là même que Coluche voulait représenter il y a vingt-cinq ans déjà.

Le collectif à l'origine de la Gueux Pride explique vouloir rendre "visibles les invisibles" et pointer un système générateur de précarité et d'exclusion...

« La précarité, ce n'est pas seulement ceux qui vivent dans la rue. C'est aussi l'étudiant obligé de se prostituer pour se payer ses cours à la fac. La précarité aujourd'hui est sociale, professionnelle, familiale, médicale. »
 

 Lire l'articles dans son intégralité sur Rue 89
 


 

A gerber !

 

Des CLIQUES et des CLAQUES....

CLIC     Gitans et déchets nucléaires

 

CLAC  Des salariés chrétiens

 


La Dîme royale

 Des péages urbains pour les grandes villes françaises

                 Dans le cadre du projet de loi Grenelle de l'environnement, le gouvernement "devrait autoriser les villes françaises" à mettre en place un péage urbain, sur la base du volontariat*, croit savoir "Les Echos" de vendredi 5 sept 2008

                Citant les exemples de Londres ou Milan, le quotidien économique précise que "les expérimentations se feraient sur la base du volontariat", mais "le projet français ne semble pas aussi avancé". "Les problèmes juridiques ne sont pas encore tous réglés", notamment parce qu'"il reste encore à déterminer quelle police sera appliquée pour les portions de voirie soumises à péage".

"La répartition des produits du péage, mais aussi des contraventions en cas d'infraction, est elle aussi encore en discussion", note "Les Echos"

* Il parlent des Mairies ,pas des automobilistes, vous aviez deviné j'espère ( NdA)


Une mère de famille menacée d'expulsion se défenestre

Une mère de deux enfants s’est défenestrée mardi matin( 02 sept) du logement qu’elle occupait au troisième étage d’un immeuble à Istres (Bouches-du-Rhône), dont elle devait être expulsée.
"Ce matin (ndlr, mardi matin), à l’heure fixée pour une expulsion locative, qui devait s’effectuer sur décision judiciaire, une mère de deux enfants, âgés de 4 ans et 18 mois, s’est défenestrée du troisième étage du logement qu’elle occupait dans le quartier Rassuen à Istres", a précisé la préfecture.

"Agée de 33 ans, elle est malheureusement décédée des suites de ses blessures", poursuit le communiqué des services de l’Etat, en ajoutant que "les enfants ont été confiés aux parents de la victime".

Selon la préfecture, la jeune femme n’avait pu bénéficier des démarches d’accompagnement social et d’aide aux locataires en difficulté car elle n’avait pas répondu aux demandes de rendez-vous que l’Office public d’aménagement et de construction (Opac) et la Caisse centrale d’activités sociales (CCAS) lui avaient proposés.

 

La détresse d'une jeune mère de famille peut avoir plusieurs causes cumulatives qui ont abouti à son acte désespéré. Mais il est évident que la décision d'expulsion de son logement a été pour beaucoup dans son passage à l'acte. Ne pas le voir ou le comprendre c'est oublier que le droit au logement est un des droits fondamentaux de l'Homme au même titre que le droit à un travail, à la santé etc.. ; et en priver une personne peut la conduire au désespoir.

Enfin, la misère sociale, économique et psychologique ne favorise pas spontanément la prise de conscience et la lutte pour s'en sortir mais plutôt le repli sur soi, l' asociabilité et la solitude désespéré .


 Airbag portable, le cadeau tendance pour Papy's et Mamies

Par  Zigonet.com - 26/09/08 -  L'entreprise japonaise Prop a présenté mercredi dernier son airbag portable, un équipement de sécurité pour personnes âgées qui se gonfle en cas de chute.

Pesant à peine plus d'un kilogramme, le dispositif vendu 1400 dollars (environ 960 euros), ressemble à un K-way plié, porté autour de la taille. Les détecteurs qu'il contient sont capables de détecter la chute de la personne portant l'équipement et déclenchent, le cas échéant, le gonflement de deux coussins au niveau de la tête et du bas du dos, chaque "poche" contenant une quinzaine de litres de gaz.

Le dispositif, prévu pour se gonfler en un dixième de seconde, a été conçu pour les personnes âgées et celles éprouvant des difficultés à se déplacer.

Dommage que son prix de 1400$ soit si élevé, mais  le montant de ma pension couvrirait à peine cet achat . A moins que le Père Noël ...
 


Ta gueule Mémé , j'entends pas les cigales: plainte contre cinq grands-mères trop bavardes

Un tourneur-fraiseur de 25 ans a déposé plainte pour "nuisances sonores" il y a quelques jours contre cinq grands-mères qu'il accuse de perturber ses soirées en bavardant sans interruption le soir devant son domicile de Lambesc (Bouches-du-Rhône), a-t-on appris samedi (26 juillet 208) de source judiciaire.

Cette histoire en forme de Clochemerle fait grand bruit dans le département. Les gendarmes ont relevé les identités et convoqué une à une les présumées délinquantes en herbe.

"On ne demande quand même pas aux cigales d'arrêter de chanter", riposte l'une d'elles, citée samedi par le quotidien "La Provence". Les dames récidivistes n'ont jamais varié dans le choix du lieu du délit: le banc du village, à l'ombre des platanes. Elles ont toutefois reçu de nombreux témoignages de soutien des villageois.

Le maire de Lambesc, Jacques Bucki, a promis d'organiser une médiation "dès son retour de vacances", car il "ne souhaite pas voir ses administrés s'affronter devant les tribunaux".


Demain les usines sur La Lune ???*

Adidas retire progressivement sa production de Chine, maintenant trop chère..:

 

       - Le numéro deux mondial des équipements sportifs, l'allemand Adidas juge le niveau des salaires en Chine dorénavant trop élevé et va transférer une partie de sa production vers des pays encore plus compétitifs, déclare son patron dans un entretien publié lundi 28 juillet

"Les salaires, qui sont fixés par le gouvernement, sont progressivement devenus trop élevés" en Chine, a dit Herbert Hainer à l'hebdomadaire Wirtschaftswoche. La part de la production de chaussures Adidas en Chine, qui représente pour l'instant la moitié de la production totale de chaussures du groupe bavarois, "va reculer", prédit le patron.

"Nous avons déjà ouvert une première usine en Inde. Des pays comme le Laos, le Cambodge  et le Vietnam s'y ajoutent. La production va également revenir dans les pays de l'ex-URSS et en Europe de l'Est", mais pas en Allemagne, selon lui. ( ou selon les actionnaires ?)

 

 

*Qui est-il ce patron pour juger du niveau de salaires des ouvriers chinois ?

 

*Combien de mois de salaire représente les  profits d'Adidas ? (qui  ont fait un bond de 32% au 1er trimestre 2008)

 

*Prolétaires de tous les pays, unissez-vous  et réclamer pour tous les même droits et les mêmes salaires !

Lorsque les Vautours en auront marre de faire le tour de ..la Terre pour satisfaire les revendications des….Actionnaires, ils iront loger ailleurs !

 

*Oui ! Il est temps de  remettre  tous ensemble une couche et de refaire (mieux !) comme il y a 40 ans,  une Révolution qui faillit renverser l'Histoire !

 (SVPat- 28/07/2008)

* Oui, les Actionnaires Initiés ont appris que les Petits Hommes Vert ne consommaient que ...du vide sidéral  !

 


 Facteur Sarko:  La Poste deviendra une société anonyme à capitaux publics

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi 18/12/2008 lors d'un déplacement dans les Vosges que La Poste, actuellement établissement public, "changerait de statut" en devenant une société anonyme  mais ne s'ouvrira qu'à "des capitaux publics" ( Qu'avait-il promis aux agents de l'EDF, aux Français même pendant sa campagne électorale?), comme la CDC (Caisse des dépôts et consignations)", a affirmé M. Sarkozy lors d'une table ronde "sur l'avenir des territoires ruraux".

Affirmant que La Poste était "la quintessence du service public", il a cependant souligné qu'elle était aussi "l'une des postes les plus endettées au monde". ( Tiens, préparerait-on l'appel à des fonds privés ? )

Pour faire face à l'ouverture de la concurrence en 2011, "elle doit trouver trois milliards d'euros d'ici 2012", a avancé M. Sarkozy. "On va les trouver, mais par des financements publics", a ajouté le chef de l'Etat. (Dans deux, trois ans, la crise financière terminée, la Caisse des dépôts et des consignations , l'opérateur public, sortira du capital de La Poste et on aura le même processus qui s'est passé à France Télécom et à GDF).

"Avec le plan de relance, on va mettre 600 millions d'euros de plus ( Mais d'où sort-il tous ces millions? Il nous avait "promis, juré, craché" qu'il n'y avait plus un cent' dans les caisses. Ah c'était QUE pour nos augmentations de salaires et de pensions ! ) , on va rénover 700 bureaux de poste de plus" ( ...et on va en fermer combien? 7.000? 8.000???), a-t-il également affirmé.

 

...NE LAISSEZ PAS FAIRE LE FACTEUR  SARKO !

 

 

Parce que  que j'ai vu des cons  ( qui n'étaient  même pas en uniforme) venir me dire, leur petite serviette sous le bras: " Le Service Public c'était caca, qu'il fallait s'adapter  et pour celà  il  fallait restructurer .... "

Même si l’Etat restera pour l’instant majoritaire, il s’agirait d’une véritable privatisation de la Poste. La pression des actionnaires ne pourrait que pousser la Poste à réduire encore plus qu’actuellement les missions du service public. Ensemble, il faut dire STOP à la privatisation du service public de la Poste.

Encore plus de bureaux de poste fermés...et d’horaires réduits

Plus de 5000 bureaux de poste ont été transformés en agence postales communales à la charge des communes ou en Points poste chez les commerçants. Des milliers de bureaux ont vu leurs horaires d’ouverture réduits, y compris en zone urbaine. La Cour des Comptes juge que le réseau des bureaux de Poste coûte encore trop cher ! Pour nos dirigeants, 3500 à 4000 bureaux de Poste devraient suffire (au lieu de 12 000 actuellement)

L’ouverture du capital, c’est l’accent mis encore plus sur la propagande commerciale et les produits les plus chers au détriment des besoins réels des usagers, au niveau des services financiers comme au niveau des services du Courrier.

L’ouverture du capital, c’est encore plus d’attention portée aux grandes entreprises au détriment des particuliers et des petits professionnels sous prétexte que ce sont les grandes entreprises qui font le chiffre d’affaires de la Poste

                    Agir ensemble !

Les organisations syndicales de la Poste SUD, CGT,CFDT, FO, CFTC se sont prononcées contre un processus qui conduit inexorablement à la privatisation du service public postal. La privatisation ne peut être stoppée que par la mobilisation de l’ensemble de l’opinion publique.

 Vous pouvez déjà lire     ...et puis  signer !


La réforme des retraites de 2003 ? Bof !



 

Les Français ont surtout profité de cette réforme pour partir plus tôt, alors que le gouvernement espérait qu'ils resteraient au travail plus longtemps.

« Allonger la durée d'activité et la durée d'assurance. » Autrement dit, retarder le départ à la retraite. En 2003, le gouvernement Raffarin avait formulé cet objectif comme l'une des quatre orientations principales de la réforme des retraites. Un objectif qui laisse songeur quand on sait que c'est l'inverse qui s'est finalement produit. Entre 2003 et 2006, l'âge moyen de départ à la retraite a diminué, passant de 61,4 à 60,7 ans.

Une étude de la Caisse nationale d'assurance vieillesse, publiée dans le dernier numéro de la revue Retraite et Société, révèle ces chiffres. L'occasion pour la Cnav de dresser un « constat en demi-teinte » sur l'emploi des seniors. À l'heure du « rendez-vous 2008 », qui doit mettre à jour cette réforme, c'est un mauvais point pour François Fillon, initiateur de la réforme en 2003.

L'« échec relatif » du principe de la surcote. Elle devait inciter les seniors à travailler plus longtemps. L'idée ? Verser un supplément de pension à ceux qui continuent à travailler après avoir déjà cotisé le nombre de trimestres nécessaire pour une retraite à taux plein. En 2007, 7,6 % des assurés en ont bénéficié. En moyenne, ils reçoivent 32 € supplémentaires par mois.

Mais ce dispositif n'a pas la cote : en 2003, les personnes qui continuaient à travailler plus longtemps que les 160 trimestres requis représentaient déjà 7 % des assurés du régime général, sans aucun bénéfice supplémentaire. Autant dire que le bonus financier n'a pas séduit les foules. La Cnav fournit trois explications : « la faiblesse du taux d'emploi des seniors », « le manque de volonté des entreprises de conserver leurs travailleurs plus âgés » et « une information insuffisante sur le dispositif de la surcote ». Le « rendez-vous 2008 » veut booster la surcote : aujourd'hui de 3 % pour la première année cotisée, elle sera de 5 %.

Le taux d'emploi des seniors progresse, mais pas assez vite. En 2007, 38,3 % des personnes âgées entre 55 et 64 ans travaillaient. En 2000, elles étaient autour de 32 %. Un chiffre toujours loin du taux d'emploi des seniors de 50 %, en 2010, objectif fixé par la Commission européenne. Un objectif difficile à réaliser : les baby-boomers devenant en masse des papy boomers, le taux d'activité des seniors devrait plutôt chuter dans les années à venir.

Outre le principe de la surcote, la réforme Fillon assouplissait les possibilités de prendre une retraite progressive. Mais, au vu des chiffres, c'est un flop : 758 Français en ont bénéficié en juin 2007. Ils étaient 673 fin 2003 et... le double en 1993.

La réforme du « minimum contributif ». Ce minima devait permettre aux assurés qui ont travaillé longtemps, mais avec de faibles salaires, de percevoir une retraite minimale dans leur régime de base. Pour la Cnav, cette réforme n'a eu que des effets « limités », augmentant les pensions de 2 à 3 %.

L'explosion inattendue des départs en retraite anticipés. Les Français se sont précipités sur tous les dispositifs leur permettant de partir en retraite plus tôt, contrairement aux attentes du gouvernement. La retraite anticipée concerne essentiellement les personnes ayant commencé à travailler jeunes et les handicapés. Plus de 100 000 personnes en profitent chaque année. Visiblement, entre le travail et les loisirs, le coeur des Français balance assez peu.

Source Ouest France.fr- 22/07/2008


La Démocratie , sauce Tsar Kozi

posté le 16/07/2008à 09:21:46 par SVPat  ( Source Le Bistrot de la Tournée)

Ca ne se passe pas dans une République bananière d'Afrique ou d'Amérique Latine, dans un de ces affreux pays de l'Est ,totalitaires er communistes bien sûr, au siécle de Spartacus ou temps de la Jacquerie, sous le règne de Louis XIV ou celui de Napoléon, non, c'est en Europe , sous la présidence du Tsar Kozi !
 

Citation:
Nicolas Sarkozy estime que "les Irlandais devraient revoter" sur le traité de Lisbonne, selon des députés de l’UMP qui l’ont rencontré dans la journée.
"Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement (de l’Union européenne) tant qu’il n’y aura pas de nouvelles institutions", a déclaré le président de la République au cours d’une réception à l’Elysée avec les députés UMP. (France Info - 19:57)
 

 

 


Non, mais c'est vrai çà !
Nous sommes en démocratie et en démocratie on vote.....comme le Tsar le veux!
Ah non? C'est pas la démocratie ça ???
Ben ... un petit coup de voie parlementaire alors ????

Et puis vous me copierez 100 fois:
Je dois BIEN VOTER sinon il y aura encore un autre tour de scrutin !

 


En 2007, le virus du sida a infecté 2,5 millions de personnes dans le monde et 2,1 millions de patients sont morts de la maladie, environ 33,2 millions de personnes vivent actuellement avec le virus selon le rapport annuel du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (Onusida).

Les résultats de Roche enflamme la Bourse: Le suisse Roche améliore son bénéfice de plus de 30 % et signe un nouveau record en Bourse. Le chiffre d'affaires a progressé de 16 % à périmètre constant, à 19,8 milliards de francs suisses (12,6 milliards d'euros), trois fois plus vite que le marché mondial de la pharmacie. A ce rythme, les revenus de Roche augmentent de plus de 4 milliards d'euros par an, sans l'aide d'aucune acquisition.  Les Echos.fr

Roche suspend sa recherche contre le Sida ( Europe 1)

... soit disant "par par manque de résultats probants sur les études en cours.".

Ne serait-ce pas parce que cela ne rapporte pas assez dans l'immédiat aux actionnaires? Que  les pays émergents, les pays en voie de développement et autres pays du tiers, voire du quart Monde, ne sont pas des acheteurs potentiellement solvables , même si leur population sont les plus touchées par le virus!
 


 
Ca se passe en Belgique aujourd'hui

En octobre 2005, l’Etat belge a vendu la moitié du capital moins une action de la Poste à un consortium composé de la poste danoise et de la société « CVC Capital Partners », un consortium pesant 20.9 milliards d’euros (comprenant 44 entreprises — allant des appâts pour la pêche, aux réfrigérateurs en passant par la cordonnerie) dont la spécialité est de racheter des entreprises en vue de les revendre à court ou moyen terme en faisant de grosses plus-values.

Constatant la fermeture de plusieurs centaines de bureaux de poste (277 en 2007 et encore 200 annoncés pour 2008 alors qu’une étude d’Eurostat pointe déjà un manque de bureaux en Belgique) qui constituaient autant de services de proximité essentiels pour la population et ce en particulier en milieu rural ainsi que le retrait de plusieurs milliers de boites postales et l’augmentation du prix des timbres

Craignant à court terme la fin du principe solidaire qui prévoit un tarif équivalent pour tous les usagers du service) et des facilités de diffusion des périodiques (outil démocratique important)

Notant par ailleurs le net recul de l’emploi à la Poste (perte de plus de 10 000 postes au cours de la présente décennie et recours massif aux statuts précaires) ainsi que la dégradation sérieuse des conditions de travail du personnel (notamment dans le cadre des plans Géoroute 1 et Géoroute 2)

Notant que l’Etat fédéral continue de verser une dotation d’un montant de 290 millions d’euros par an à une entreprise qui réalise des bénéfices (bénéfice opérationnel normalisé 2007 de 234 millions d’euros, en hausse de 10% par rapport à 2006).

Nous estimons

— que la privatisation de la Poste qui a débuté en 2005 est un échec pour nous, ses utilisateurs — comme d’ailleurs pour son personnel et pour l’économie belge en général.

— qu’il y a incompatibilité totale entre un service public de qualité et des intérêts purement financiers comme ceux des patrons actuels de la Poste.

— que l’organisation collective des services publics est plus juste et produit davantage de bien-être collectif tout en assurant une redistribution organique de la richesse et la constitution de biens communs.

Ca se passera en France demain !

..................L'article, la suite  !

 

Aux guichets de la Poste, les démunis dans l’attente

Correspondance à Lille STÉPHANIE MAURICE
LIBERATION.FR : vendredi 11 juillet 2008
 

«Pourquoi je suis à la Poste ? Mais parce que ceux qui touchent des prestations sociales n’ont le droit que d’aller là. On se fait jeter de partout quand on touche le RMI.» Devant les guichets automatiques de la poste d’Hellemmes, un quartier populaire de Lille, la question amuse Angelina.Les 5 et 6 du mois, les jours où le RMI tombe sur les comptes, c’est devenu une habitude, c’est la queue aux guichets. La Poste ne ménage pas ses efforts pour essayer d’éradiquer cette attente.

Litiges. A Hellemmes, pour un meilleur flux, un agent accueille et oriente les clients. Et désormais, les guichetiers n’ont plus le droit de remplir les formulaires à la place des gens qui ne savent ni lire ni écrire. Par crainte des litiges, d’après la direction ; pour gagner du temps à chaque opération, selon la CGT. «Nous les envoyons à la mairie, explique un agent, normalement, il y a une personne disponible au service social pour les aider.» Cette nouveauté a créé un incident à Tourcoing : «Une guichetière s’est fait agresser, explique David Dubelloy, responsable syndical CGT, elle s’est retrouvée devant un jeune homme qui lui a demandé de l’aide, et elle a dit qu’elle ne pouvait plus. Celui-ci s’est mis en colère, et il l’a giflée. C’était un jour d’allocations, ce garçon s’est senti rabaissé que tout le monde voit qu’il était illettré. Avant, on ne s’en rendait pas compte.»

Pour lui, l’érosion de la notion de service public a déjà commencé, avant même l’annonce, en début de semaine par Jean-Paul Bailly, le président de la Poste, de la cession de 10 à 20 % du capital de l’entreprise. «La Poste incite les gens à ouvrir un compte courant, qui a des frais de tenue de compte, plutôt que de garder leur Livret A, qui ne coûte rien. Pour moi, le service public, c’est garantir une banque pour tous.»

David Dubelloy est fier de servir les plus démunis : «Ce n’est pas une population difficile, malgré quelques incivilités. Ils parlent plus facilement, on prend connaissance de leur vie, des liens se créent. Mais c’est sûr que ce public-là n’est pas rentable, ce n’est pas avec lui qu’on va faire des placements : à chaque début de mois, les gens retirent tout ce qu’ils ont sur le compte, ils ne laissent pas un euro !»

Aux guichets automatiques d’Hellemmes, c’est vrai, les gens demandent systématiquement leur relevé de compte, un coup d’œil au montant restant, avant de retirer ou pas. Un jeune homme s’énerve tout seul - «j’comprends pas ce qui se passe» -, et il part, rageur, sans argent. Bachir apprécie la précision de la Poste : «A chaque opération, ils m’envoient un relevé, alors que dans mon ancienne banque il y avait toujours quinze jours de décalage pour savoir les mouvements sur le compte. Et puis il n’y a pas beaucoup de frais à la Poste. Cela compte pour moi : après trente-huit ans de travail, j’ai dû entrer en maladie longue durée, le budget est serré.»Mehdi : «Moi, je suis interdit bancaire, je ne peux pas ouvrir un compte ailleurs. Et puis, c’est pratique, je peux envoyer facilement des virements au Maroc.»

Privatisation. Alors, on l’aime, la Banque postale ? Elle fait râler tout de même, toujours sur les mêmes thèmes : «Il y a la queue, et quand je dépose un chèque, il faut attendre quinze jours pour qu’il soit encaissé», résume Alice. Mais Bachir l’aime comme elle est : «Si elle est privatisée, elle deviendra une banque ordinaire.» Dimitri ne voit pas de mal à la privatisation : «Faut bien qu’elle marche, comme toutes les banques.»

 

Le statut privé s’invite à la Poste

Dans le cadre de la libéralisation du marché européen du courrier prévue pour 2011, la Poste envisage de changer son statut d’exploitant autonome de droit public pour celui de société anonyme.
La direction n’a pas confirmé la nouvelle mais les syndicats s’inquiètent déjà. SUD-PTT voit dans ce changement « la fin du service public postal ». La CGT, par la voix de Colette Duynslaeger, a dénoncé une transformation qui « serait ni plus ni moins qu’une privatisation de l’entreprise » qui déboucherait « sur des milliers de suppressions d’emplois ». A la Poste, on semblait effectivement pris de court par la nouvelle, avant de confirmer un peu plus tard « réfléchir à des évolutions possibles » du statut. A vrai dire, cette réforme n’est une surprise pour aucun des syndicats : « On n’est pas des naïfs. On va vers la libéralisation totale du courrier en 2011 », dit la CGT, et la mue du groupe s’inscrit assez naturellement dans ce décor. Il n’y a pourtant aucune nécessité de le changer, poursuit la CGT, puisqu’il est eurocompatible avec l’ouverture du marché

 

 

La Poste: les syndicats maintiennent leur appel à la mobilisation pour la rentrée

AP | 10.07.2008 | 17:56
Les syndicats de La Poste ne sont pas parvenus à en savoir plus sur le projet de changement de statut en société anonyme lors du conseil d'administration de jeudi. Ils maintiennent leur appel à la mobilisation pour la rentrée "contre la privatisation". Dans un communiqué diffusé dans l'après-midi, la direction parle simplement de son côté d'une "réflexion engagée, prématurément rendue publique", réaffirmant qu'"aucun dossier n'a été présenté à l'Etat".

Selon "Le Monde", l'entreprise publique présidée par Jean-Paul Bailly étudie la transformation de son statut, qui passerait d'exploitant autonome de droit public à celui de société anonyme (SA), afin d'affronter la libéralisation totale du marché du courrier prévue en 2011 et de financer sa croissance.

Une proposition étudiée avec le soutien de l'Elysée. Selon un proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, M. Bailly propose de transformer La Poste en SA dotée d'un capital pour pouvoir lever les fonds nécessaires à son développement, que l'Etat n'a plus les moyens de financer. La forme que prendra cette ouverture du capital -appel au marché ou à des partenaires- n'est pas arrêtée mais M. Sarkozy sera amené à se prononcer très vite. Les missions de service public de La Poste seront garanties et rien ne changera pour ses quelque 280.000 collaborateurs, assure-t-on de même source.

Entamée à 10h30, la réunion a pris fin vers 14h. Un prochain conseil d'administration est prévu le 28 août avec pour ordre du jour l'arrêté des comptes semestriels et "sans doute un point sur l'évolution de l'actualité", a-t-on indiqué de source syndicale.

La direction précise pour sa part que la "réflexion" va se poursuivre "dans les prochaines semaines" et "qu'en fonction de l'aboutissement des travaux actuellement engagés, ce dossier fera l'objet d'une présentation détaillée lors d'un prochain conseil d'administration".

"Nous n'avons pas pu avoir de précisions mais nous avons eu droit à un grand numéro pour nous rassurer", a déclaré à l'Associated Press Pascal Barois, administrateur CGT qui participait au conseil d'administration du groupe. "La direction nous a assuré qu'il s'agissait d'une piste de réflexion, que rien n'était engagé et que de toute façon rien ne changerait concernant les missions de service public et les statuts des personnels", a-t-il ajouté.

"On nous prend pour des billes", a estimé le syndicaliste, précisant que la direction avait évoqué la "nécessité de fonds propres". "Et pour ça", selon M. Barois, "soit vous vendez des choses, soit vous ouvrez le capital, ce qui s'appelle une privatisation".

"C'est un sujet qui va suivre son cours et qui reviendra devant le CA après des concertations", a-t-il précisé. "Pour ce qui concerne les syndicats, la journée de mobilisation à la rentrée est maintenue", a-t-il dit.

Les organisations syndicales CGT, SUD, CFDT, FO, et CFTC de La Poste ont en effet appelé mercredi à une "action unitaire nationale dès la rentrée" contre "un processus qui conduirait inexorablement à la privatisation du service public postal". Les organisations syndicales ont prévu de se revoir début septembre pour préciser les modalités de cette mobilisation.

Le Parti socialiste a pour sa part demandé au gouvernement de "s'opposer clairement à ce projet néfaste pour le service public et pour les personnels", estimant qu'une "privatisation de La Poste entraînerait une suppression de milliers d'emplois, un recul du servi

 


"Gagnants-perdants"   Noir Désir

Tous ces beaux jeux inventés Pour passer devant les premiers Pour que chacun soit écrasé S’il refuse encore de plier Les dégâts, les excès Ils vont vous les faire payer Les cendres qui resteront C’est pas eux qui les ramasseront Mais les esclaves et les cons Qui n’auront pas su dire non

Nous on n’veut pas être des gagnants Mais on acceptera jamais d’être des perdants

Pimprenelle et Nicolas Vous nous endormez comme ça Le marchand de sable est passé Nous on garde un oeil éveillé Ô la peur, ô le vide Ô la victoire des avides Faut pas bouger une oreille Toutes sortes de chiens nous surveillent Pas un geste, une esquisse Sinon on tourne la vis

Nous on n’a rien à gagner Mais on ne peut plus perdre puisque c’est déjà fait

Toi qui viens de loin d’ici Avec Ta peau et Tes os On t’a parlé du paradis On t’a menti, tout est faux Ô mon ami, ô mon frère, tout ce nerf Perdu pour la guerre Tu vas voir tout l’amour Qui traîne au fond du discours Dis, t’en veux des papiers ? Dis, tu l’as vu mon palais ? T’auras rien, c’est ainsi

C’est pas fait pour les perdants, le paradis

Il y a la chair à canon Il y a la chair à spéculation Il y a la chair à publicité Y a tout ce que vous aimez Vous et moi on le sait Le spectacle est terminé Pourtant c’était presque idéal C’était loin du féodal Oh maint’nant c’est foutu Ça fait joli dans ton… Fort intérieur c’est gênant De rejoindre comme ça la cohorte des perdants

Il faut pas se faire d’illusions Mais c’est mieux debout pour l’action Et pour nos âmes, c’est égal Dieu n’est pas dans la bataille Ô messieurs les décideurs De toutes parts, de tous côtés Sachez que profond dans nos coeurs On n’arrête pas le progrès Sous l’Iris, sous la peau Sous les ongles et dans l’étau On pourra toujours refuser De devenir les premiers ou les derniers

Pas de leaders triomphants On s’ra jamais des gagnants ni des perdants

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Un jugement qui fait déjà jurisprudence de Marseille à Paris
 

École Baptistin Bernard à La Ciotat :
La justice rend raison aux parents et annule la carte scolaire qui fermait l'école

 



 

En 2005, l'école maternelle Baptistin Bernard fermait.

Pendant les 6 mois qui ont précédé, les parents d'élèves ont conduit une lutte exemplaire, mobilisant les familles ciotadennes. Le collectif FCPE de La Ciotat s'est engagé totalement à leurs côtés. Une pétition avec plus de 8 000 signatures fut adressée au Maire et à l'Inspecteur d'Académie. Les parents d'élèves furent présents pendant de nombreux dimanches sur le marché. Ils s'invitèrent à 2 reprises au conseil municipal. Ils se mobilisèrent à l'occasion de l'ouverture du salon nautique.
Ce combat fit la une de la presse locale pendant plusieurs mois. Des journaux nationaux traitèrent cette affaire. La télévision régionale et nationale couvrirent ce conflit.

Joignant l'action revendicative au droit, plusieurs parents de l'école Baptistin Bernard, les responsables FCPE de La Ciotat et l'association École et Territoire décidèrent le 25 avril 2005 de porter l'affaire devant la justice.

C'est le jeudi 19 juin 2008, que s'est tenue l'audience au tribunal administratif de Marseille.

La justice vient de rendre son verdict :

L'arrêté de carte scolaire fermant les 3 classes de l'école Baptistin Bernard est annulé.

 

Afin de vous communiquer l'intégralité de la décision du Tribunal Administratif de Marseille, de dire les conséquences de ce jugement, à La Ciotat et dans l'ensemble du département, nous vous invitons à une conférence de presse,

Mercredi 9 juillet 2008, à 11 h
sur le parvis de l'Hôtel de Ville de la Ciotat.
 

Nous boirons ensemble le verre de la justice !
 

*Et Les luttes  continuent de payer !

Ecole Saint-Just: décision du Tribunal Administratif  favorable aux parents d'élèves

Mardi 8 Juillet 2008 :Voici la décision du Tribunal Administratif. Il faut savoir que l'Inspection Académique a changé d'attitude fin juin et a annulé ses fermetures de classes dans les 5 écoles menacées de fermetures.
 
Comme Cabot-Cèdres, HBM Saint Just a déposé une requête au tribunal administratif de de Marseille. Ce dernier, après l'audience du 04/07/2008, a donné raison aux parents de l'école HBM.

Voici ci-dessous la décision du T.A. :

Non lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 25/04/08, suspension de la DA du 19/05/08 de la commune.


Pour résumer, le T.A. a donné un non lieu à l'inspection académique car elle a annulé elle même sa décision de fermer une classe à l'école maternelle HBM. Quant à la mairie, sa décision administrative a été suspendue !
 

Le décret reclassés n° 2009-1555 du  14 déc 2009

 

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